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Pierre-Paul Alfonsi monte le ton
Réélu à la présidence de l'Umih Provence-Alpes-Côte
d'Azur, Pierre-Paul Alfonsi ne veut plus qu'une région représentant 9,46
% des votes, soit, selon lui, marginalisée et réduite à payer des
cotisations. Au contraire, "il faut que les régions soient consultées
avant toute décision et que toutes les professions soient représentées".
Une liste d'alliance entre la Paca et une autre région française se
dessine.

Pierre-Paul
Alfonsi : "Le bureau régional décidera du nom de celui qui conduira
la liste. L'important est ailleurs". |
Partira
ou ne partira pas à la conquête de la présidence de l'Umih lors
du prochain congrès ? Pour Pierre-Paul Alfonsi, le président de
la FIH 13 et de l'Umih Paca, c'est le "le bureau régional qui décidera
du nom de celui qui conduira la liste." Quant aux dossiers soulevés et
à venir pour la profession, ils sont nombreux."Lors de la réforme,
je suis monté au créneau et André Daguin a repris ma proposition
de 39 heures dont 4 supplémentaires au lieu des 35 heures + 4 supplémentaires.
Et heureusement, sinon on courait à la catastrophe. Cela veut dire que si
on n'est pas très vigilant sur les réformes, si on ne les examine pas
et si on ne fait pas de contre-propositions, c'est dangereux pour la profession."
Ethylotests et fiscalité
à revoir
Un autre exemple ? Le projet
Borloo d'installer des éthylotests dans les établissements. "C'est
inacceptable. Il y a longtemps qu'en Paca, nous travaillons sur le sujet avec les
associations. Nous organisons une formation pour les portiers de discothèque.
Il faut s'asseoir autour d'une table avec le ministre et discuter. On dirait
que le national a des complexes vis-à-vis
d'une profession qui crée des emplois et maintient la vie dans les quartiers.
Et d'ajouter : "La Paca présentera une liste avec une autre région.
Nous ne pouvons plus accepter d'être laissés de côté sur des
sujets importants qui concernent les adhérents." Sur le programme, Pierre
Alfonsi avance plusieurs idées, en particulier la remise à plat de la
fiscalité. "Giscard d'Estaing a tué le petit commerce dans les
quartiers et les villages en supprimant le forfait dans les années 1970. Il
permettait aux commerçants indépendants qui faisaient moins 600 000
E de chiffre d'affaires de négocier avec les services fiscaux un impôt
comprenant TVA et impôt sur les sociétés. Il faudrait le rétablir.
Cela permettrait à nos petits bars et nos restaurants qui ferment de se maintenir,
d'assurer une vie décente à leurs patrons et d'être transmis.
Autrefois, un petit commerçant était un notable, on en a fait un misérable.
Il faut arrêter de constater la catastrophe mais faire des propositions qui
changent la donne." Il veut aussi redonner des couleurs au travail manuel :
"Arrêtons de dire que nos métiers sont pénibles." Et prévient
: "Si après le congrès, nous nous apercevons que rien ne change, la
Paca pourrait quitter l'Umih."
Dominique
Fonsèque-Nathan
zzz74v
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L'Hôtellerie Restauration n° 3084 Hebdo 5 juin 2008 Copyright © - REPRODUCTION
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