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EN ATTENDANT DE RENCONTRER
LUC CHATEL DÉBUT 2008
Les restaurants de plage réclament
l'extension de leur activité
Fréjus (83) Réunie en assemblée générale
le 8 novembre, la Fédération nationale des plages et restaurants (FNPR)
a plaidé pour la modification du décret signé en 2006 qui limite
la période d'ouverture et la surface d'exploitation des établissements.

Au centre,
micro à la main, Jean-Claude Moreu, président de la FNPR, avec,
à sa droite, Geneviève Rebufat, avocate au barreau de Marseille,
et à sa gauche, Gil Bernardi, maire du Lavandou (83). |
Il
est nécessaire de modifier le décret fixant les conditions d'exploitation
des établissements sur le domaine maritime. (…) Le décret date du
26 mai 2006 et, depuis, rien n'a changé. Certes, il y a eu l'élection
présidentielle et les législatives. Mais, maintenant, la FNPR s'emploie
à ce que les choses bougent", a déclaré son président
Jean-Claude Moreu. Si ce décret a augmenté la durée des contrats
des exploitants qui peuvent aller désormais jusqu'à douze ans, il limite
à six mois par an l'activité des restaurants de plage et réduit
la surface des plages publiques concédées, qui passe de 30 à 20
%. Ce sont ces deux dernières décisions que la FNPR entend remettre en
cause. "On avait obtenu 30 % de surface dans les années 1960 alors que le
tourisme n'avait pas l'ampleur qu'il a aujourd'hui. Cette réduction à
20 % est un frein économique", a souligné Jean-Claude Moreu. La FNPR préconise de prendre en
considération "non pas 20 % par plage mais 20 % des plages d'une même
commune en tenant compte des spécificités géographiques et touristiques
et en laissant aux maires le soin de gérer les surfaces à leur disposition".
"Discriminatoires"
Les critères pour avoir
le droit d'ouvrir à l'année sont jugés "discriminatoires"
par la FNPR qui en a contesté la validité devant le Conseil d'État.
Pour qu'un établissement puisse en bénéficier, il faut que la plage
soit située sur une commune qui dispose d'un office de tourisme 4 étoiles
de plus de deux ans et de 200 chambres d'hôtels classées, ouvertes entre
le 1er décembre et le 31 mars. Jean-Claude Moreu a cité l'exemple
de Cannes qui répond à ces critères alors qu'une ville comme Saint-Tropez
ne les atteint pas. La FNPR réclame
par ailleurs "une différenciation des façades maritimes" qui
n'existe pas dans le décret. "D'un littoral à l'autre, il n'y a pas
la même culture, la même population, le même tourisme, d'où
la nécessité de bien définir ces différences", a précisé
le président de la Fédération.
La FNPR sera reçue début 2008 par
Luc Chatel, secrétaire d'État à la Consommation et au Tourisme.
Elle avait, début septembre, reçu une "lettre encourageante"
de la présidence de la République. "Nous avions déjà écrit
à Nicolas Sarkozy et il avait été le seul des candidats à
nous répondre", a rappelé Jean-Claude Moreu.
Bernard
Degioanni zzz74v
Fédération nationale des plages et restaurants 12
rue Berny 83990 Saint-Tropez Tél. : 04 94 96 47 66
plages-de-france.com
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L'Hôtellerie Restauration n° 3056 Hebdo 22 novembre 2007 Copyright © - REPRODUCTION
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