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du 6 mai 2005
VIE PROFESSIONNELLE
Pour lutter contre la fuite des clients

Une charte pour la souplesse horaire

Dunkerque (59) Comme à Lille, l'Umih de Dunkerque a signé une charte permettant au préfet d'autoriser une fermeture tardive des établissements, contre un engagement de bonne conduite sous tous rapports.

bernard Prin, président de l'Umih de Dunkerque-Hazebrouck, a signé récemment avec Michel Delebarre, maire de Dunkerque, et Alain Perret, sous-préfet, une 'Charte de la vie nocturne de Dunkerque'. En échange de l'adhésion à cette charte - et sous réserve de la conformité physique de l'établissement et de ses conditions d'exploitation à ce document -, les professionnels intéressés peuvent demander au préfet du Nord l'autorisation de fermer plus tardivement leur établissement.
Les discothèques peuvent fermer dès à présent à 5 heures au lieu de 4 heures, le syndicat demandant une extension jusqu'à 7 heures. Les cafés et bars à ambiance musicale concernés, particulièrement concentrés sur la Digue de mer, peuvent demander la fermeture à 4 heures au lieu de 2 heures.

Un engagement moral
L'idée est de limiter une évasion de la clientèle en Belgique voisine, où la vie nocturne est beaucoup plus intense et permissive, tout en permettant à un certain nombre d'établissements, souvent parmi les plus dynamiques, de mieux traiter leur clientèle : pas plus de 7 à 8 discothèques et une trentaine de bars d'ambiance musicale peuvent être concernés.
Le contenu de la charte n'est rien d'autre qu'un 'concentré' de la loi, c'est-à-dire un engagement moral pour les exploitants de se mettre aux ordres à tous égards, équipements et comportement : réalisation d'une étude acoustique et investissement de mise aux normes si nécessaire, bonne gestion sociale du personnel, respect de la loi concernant l'alcool (pas de service dans la dernière heure ni aux personnes en état d'ébriété manifeste…), éradication des substances illicites, respect des normes incendie, etc. Il est en outre demandé de baisser le son en seconde moitié de nuit - et surtout en dernière heure -, et de recommander à l'aimable clientèle de sortir silencieusement.
Reste qu'une stricte mise aux normes, ne serait-ce que la seule étude acoustique, peut paraître chère, voire rédhibitoire à beaucoup. La portée de la charte sera donc numériquement limitée. Mais, comme l'observe le président Prin, étaler dans le temps les sorties de bars et de boîtes de nuit diminue le bruit instantané aux oreilles des riverains, et même les exploitants les plus respectueux n'aiment pas pousser dehors une joyeuse bande qui fête un anniversaire au prétexte que l'horaire est légèrement dépassé.
Alain Simoneau zzz28

Umih de Dunkerque
Bernard Prin réélu
Le bureau élu par l'AG de l'Umih de Dunkerque-Hazebrouck a réélu Bernard Prin président. Il est entouré de Bernard Desnave, vice-président pour le secteur d'Hazebrouck, de Christian Vandeneeckoutte, vice-président formation, et de Didier Geeraert, trésorier. Bernard Prin, bientôt 53 ans, Dunkerquois d'origine, est sorti de l'EH de Paris en 1972. Maître d'hôtel à l'Élysée sous les drapeaux, il travaille comme responsable du personnel d'une société de restauration ferroviaire, puis rejoint le Pavois, l'affaire de ses parents sur la Digue de mer de Dunkerque Malo-les-Bains, qu'il reprend en 1981. Suivent 20 années de dur labeur saisonnier, 7 jours sur 7, 9 mois de l'année, qu'il ne regrette nullement, même s'il est heureux, après avoir vendu son restaurant, de goûter le plaisir de travailler en temps raisonnable et limité comme directeur adjoint de l'Europ Hôtel aux côtés de son ami Didier Geeraert. "J'ai essayé une année sabbatique, mais je me suis vite ennuyé", glisse-t-il. Syndicaliste à la FNIH depuis 1978, cet amoureux de la restauration traditionnelle à la française a d'abord été président des restaurateurs, avant de succéder au charismatique président Philippe Rougeaux.
Il est membre élu de la CCI de Dunkerque, et juge au tribunal de commerce. Les combats du moment, juge-t-il, sont avant tout ceux de l'Umih, et localement la défense de la Charte de la vie nocturne et une certaine vigilance sur les projets d'urbanisme. Le paracommercialisme, longtemps un problème, a été selon lui "bien écrasé" dans ce secteur.    
A. S.


Bernard Prin, président de l'Umih de Dunkerque.

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