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du 29 mai 2003 |
COURRIER DES LECTEURS |
ÇA VA MIEUX EN LE DISANT Une
patronne en colère
Notre société va mal. Comment travailler dans de bonnes conditions quand les hommes
politiques nous diminuent le temps de travail, alors que les charges ne baissent pas,
alors que la TVA ne change pas, alors que le taux du Smic augmente, alors que la jeunesse
ne veut plus travailler ou que dans certaines conditions ? C'est un calvaire permanent en
tant qu'employeur.
En tant que petite entreprise, nous ne pouvons pas mettre en place un système de double
équipe, nous sommes donc obligés de fermer pour les congés hebdomadaires ou annuels, et
nous perdons de l'argent puisque les frais généraux courent toujours.
Et en plus de ça, nous ne trouvons pas de personnel alors que le chômage ne cesse
d'augmenter... Où se trouve la main-d'uvre ?
Les jeunes ne veulent plus travailler (pour une partie d'entre eux). Ils sont exigeants
dans leurs demandes : ils veulent un salaire intéressant, des jours de congés à leur
convenance, pas trop d'heures de travail au risque d'êtres fatigués et surtout des
vacances !
Trouver des apprentis semblait être une bonne solution, mais s'il est mineur, les heures
de travail ou de présence dans l'entreprise sont sous contrôle. Quant aux stagiaires, la
moindre plainte à leurs professeurs ou à leurs parents (qui pour la plupart ne
connaissent pas vraiment ce métier et donc ses exigences professionnelles) et les
hôteliers-restaurateurs sont rayés des listes des lycées pour "calmer les
parents".
Nous ne pouvons pas apprendre le métier correctement à ces jeunes, s'ils n'ont pas un
minimum de volonté, d'envies et surtout de passion. Nous ne pouvons pas apprendre le
métier si l'élève n'est présent dans l'entreprise qu'au moment de la mise en place et
non pendant le service, car au vue des horaires à appliquer cela devient ridicule, et
nous pouvons nous demander si l'élève saura véritablement son métier en sortant de
l'école. D'autant plus quand l'élève (arrivant pourtant d'une école hôtelière, en 2e
année) se vante de ne savoir faire ni vinaigrette, ni mayonnaise et ce n'est qu'un
exemple !
A qui la faute ? Qui doit se remettre en question : l'élève, le lycée ou les maîtres
d'apprentissage.
En tant que jeunes patrons, nous nous sommes remis en question face à des clients peu
scrupuleux, face à des élèves peu motivés, mais après 3 ans d'activité, nous ne
pouvons plus passer notre temps à câliner les plus faibles ou à pousser les plus forts.
Tout le monde doit être mené de la même manière.
Un patron exigeant n'est pas un tortionnaire, mais une personne soucieuse de la qualité
et de la bonne tenue de son établissement.
Nous espérons qu'une grande partie d'entre eux, élèves et parents, réagira pour que
notre métier ne disparaisse pas et que nos grands chefs qui se sont battus toute leur vie
pour que la restauration soit reconnue comme un grand et beau métier, ne meurent pas pour
rien et finissent dans l'oubli à tout jamais.
Merci.
C. R du Berry) zzz22v |
Où joindre
Best Western France ?
Votre article en page 5 du journal L'Hôtellerie n°
2820 concernant la chaîne Best Western a retenu toute notre attention. Nous aimerions
rentrer en contact avec la direction France représentée par monsieur Joël Didillon.
Pourriez-vous nous communiquer les coordonnées téléphoniques de cette chaîne ? (M.J.
de Porto-Vecchio)
Vous pouvez contacter le siège social de cette chaîne aux coordonnées suivantes :
Best Western France
Immeuble le Doublon
11, avenue Dubonnet
92407 Courbevoie CEDEX
Tél. : 01 49 02 00 00
Fax : 01 49 02 00 01
Web : www.bestwestern.fr
Président : Joël Didillon
Nous vous rappelons que vous pouvez retrouver les coordonnées des sièges sociaux des
chaînes hôtelières intégrées ou volontaires sur la page d'accueil de notre site
Internet : www.lhotellerie-restauration.fr en allant dans la rubrique 'Autour de l'hôtellerie' et en
cliquant dans la rubrique
'Les chaînes d'hôtels'. zzz36i |
Il faut utiliser une période probatoire en cas de promotion
Nous avons une réceptionniste en CDI depuis le mois de janvier
2003, que nous voulons faire passer au poste de chef de réception. Nous allons faire un
avenant à son contrat de travail en raison de ses nouvelles fonctions, mais je voulais
savoir si on pouvait lui remettre une période d'essai ? (F.F. de Paris)
Non, vous ne pouvez pas prévoir une période d'essai. Vous pouvez seulement utiliser
une période probatoire. Si la jurisprudence admet qu'il est possible de convenir d'une
période d'essai dans le cas d'une modification du contrat de travail, il faut savoir
qu'elle pose des conditions assez restrictives. Elle admet la possibilité de recourir à
une nouvelle période d'essai quand par exemple le nouveau contrat est conclu pour un
emploi différent (Cass.soc. 30 octobre 2000). Par contre en cas de promotion du salarié,
la jurisprudence admet seulement la possibilité d'utiliser une période probatoire et non
pas une période d'essai. Ce qui veut dire que si le salarié est promu à un poste ou une
fonction plus élevés, il a une période pendant laquelle l'employeur teste ses nouvelles
fonctions et si le salarié ne fait pas l'affaire, l'employeur doit le remettre à son
poste précédent (Cass. Soc. 25 avril 2001). Car permettre une période d'essai en cas de
promotion autoriserait alors l'employeur, en cas d'échec du salarié de rompre le contrat
sans avoir à respecter les règles du licenciement. C'est la raison pour laquelle la
jurisprudence refuse
une période d'essai dans ce cas. zzz60c
Il y a deux délais de carence pour l'indemnisation de la maladie
Je me permets de vous contacter à propos d'un courrier des
lecteurs que je viens de lire dans votre journal et dont le titre était : 'L'accident
de trajet n'est pas un accident du travail'. Vous parlez d'un délai de carence de 11
jours pour les accidents de trajet et pour la maladie. J'aimerais avoir une confirmation,
car tous les papiers de la Sécurité sociale indiquent un délai de carence de 3 jours.
(M.G. de Villefranche-sur-Mer)
En réponse à votre question, je vous précise que le paragraphe auquel vous faites
référence concernait :"Par contre, l'indemnisation complémentaire versée par
l'employeur s'effectue dès le premier jour pour l'accident du travail, alors que pour
l'accident du trajet, vous vous verrez appliquer un délai de carence (11 jours) comme
pour la maladie."
Il s'agit donc ici du délai de carence relatif à l'indemnisation complémentaire que
doit verser l'employeur en plus des indemnités de la Sécurité sociale pour tous les
salariés qui ont plus de 3 ans d'ancienneté dans l'entreprise.
Vous devez faire attention, il y a 2 délais de carence qui s'appliquent en matière
d'indemnisation de la maladie : celui de 3 jours pour recevoir les indemnités de
Sécurité sociale et celui de 11 jours quand l'employeur doit verser le complément à
ces indemnités afin que le salarié touche au moins 90 % de sa rémunération brute.
C'est donc tout à fait normal que les papiers de la Sécurité sociale mentionnent ce
délai de 3 jours. zzz60m
Jour férié le jeudi de l'Ascension
Au regard du Code du travail, le jeudi 29 mai, jour de l'Ascension, est un jour
férié ordinaire. Ce qui veut dire que le Code du travail ne prévoit rien pour ce jour,
qui peut être non seulement travaillé et ce, sans aucune majoration de salaire. Les
repos ou majorations de salaire pour les jours fériés ordinaires sont prévus par les
conventions collectives, usages, contrats de travail...
La convention collective des CHR du 30 avril 1997 a instauré le principe de 3 jours
fériés en plus du 1er mai. Mais tous les salariés des CHR ne bénéficient pas
automatiquement de ces jours fériés supplémentaires.
En effet, dans les établissements permanents, ne peuvent prétendre à ces 3 jours
supplémentaires que les salariés qui ont un an d'ancienneté dans l'entreprise.
Quant aux travailleurs saisonniers, ils doivent eux aussi remplir des conditions
d'ancienneté qui s'apprécient différemment, et le nombre de jours fériés ordinaires
auxquels ils ont droit va dépendre de la durée d'ouverture de l'établissement.
Pour pouvoir bénéficier de jours fériés supplémentaires, les salariés saisonniers
doivent avoir effectué 2 saisons consécutives chez un même employeur.
Si l'établissement saisonnier est ouvert moins de 4 mois, le salarié n'a droit qu'à
1 jour férié ordinaire (en plus du 1er mai) ; si la période d'ouverture est comprise
entre 4 et 9 mois, ils ont droit à 2 jours fériés en plus du 1er mai.
Nous rappelons à nos lecteurs que les principes institués par la convention
collective des CHR constituent des minima. Il est évident que si les salariés
bénéficiaient déjà des 10 jours fériés ordinaires avant la mise en place de la
convention collective, cela constitue des avantages acquis, qu'ils doivent conserver.
C'est l'employeur qui choisit les 3 jours fériés qu'il va accorder parmi les 10
prévus par le Code du travail (1er janvier, lundi de Pâques, 8 mai, Ascension, lundi de
Pentecôte, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 11 novembre, Noël). La convention
accordant une grande liberté à l'employeur quant à la mise en place des jours fériés,
cette liberté ne doit pas conduire à la suppression de ces jours.
La convention prévoit en outre, que c'est seulement dans l'hypothèse où l'activité
de l'établissement nécessiterait la présence des salariés pendant les jours fériés
retenus, que le salarié devra bénéficier d'une journée de récupération en
compensation.
N.D.L.R. : Nous rappelons à nos lecteurs que nous avons publié dans notre édition
n° 2817 du
17 avril, un article complet sur le travail et le paiement des jours fériés. zzz60o |
Rubrique animée par Pascale Carbillet et Tiphaine Beausseron. Exclusivement
réservée aux établissements abonnés.
E-mail : pcarbillet@lhotellerie-restauration.fr
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L'Hôtellerie n° 2823 Hebdo 29 Mai 2003 Copyright © - REPRODUCTION
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