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du 13 janvier 2005
COURRIER DES LECTEURS

Où trouver des panonceaux de classement d'hôtels ?

Je recherche des adresses de fabricants de panonceaux de classement d'hôtels. (T. M. par courriel)

Je recherche la société qui produit les millésimes pour accrocher à l'extérieur sur les plaques de la préfecture pour hôtels de tourisme. J'avais le contact de la société Escuerco, à Pau, mais le numéro de téléphone n'est plus valable. (J. H. de Hyères)

Vous pouvez vous procurer les panonceaux de classement d'hôtels auprès des sociétés suivantes :

Girod Signalétique
BP 4 · Belle Fontaine
39401 Morez Cedex
Tél. : 03 84 34 61 00 · Fax : 03 84 34 61 10
www.signaux-girod.fr

Covedi
10 rue Paul Bert
Parc d'activité
64000 Pau
Tél. : 05 59 80 25 18 · Fax : 05 59 02 25 33
www.covedi.fr

Pour l'instant, cette société ne propose que le panonceau des hôtels ainsi que la plaque Licence IV, mais elle devrait étendre prochainement sa production à tous les affichages obligatoires nécessaires dans les CHR.
Il est vrai que, jusqu'à une date relativement récente, nous citions parmi les fournisseurs
de panonceaux la société Escuerco, mais celle-ci n'existe plus depuis le 31 août 2004.
zzz66h

Où se procurer le Guide de classification des produits de la mer ?

Dans un ancien numéro de votre magazine, dans un article consacré à la pêche, vous aviez parlé d'un Guide de classification des produits de la mer. Où puis-je me le procurer ?   (P. B. de Quiberon)

Effectivement, c'est dans un article consacré à la filière produits de la pêche et de l'aquaculture, paru dans notre supplément magazine n° 2755 du 7 février 2002, que nous avons mentionné le Guide de classification des produits de la mer, élaboré, il y a déjà quelques années, par l'Ofimer (Office national interprofessionnel des produits de la mer et de l'aquaculture). Ce guide présente, sous forme de fiches en couleurs illustrées d'une photo de l'animal, les principales espèces de poissons, crustacés et céphalopodes. L'ouvrage indique notamment, pour chaque espèce de poisson pêché par les professionnels français, l'appellation officielle en latin et en français, mais également les appellations régionales. Vous pouvez commander ce guide directement auprès de l'Ofimer.

Ofimer
11 bd de Sébastopol
75001 Paris
Tél. : 01 53 00 96 96 · Fax : 01 53 00 96 99

ofimer@ofimer.fr · www.ofimer.fr zzz66h

Conditions de travail des femmes enceintes

Je viens de consulter la convention collective des CHR, mais je n'ai rien trouvé à propos des conditions de travail des femmes enceintes. J'aurais voulu savoir s'il existait des aménagements possibles, car j'ai du mal en ce moment à assurer le service, en raison des étages et des plateaux très lourds. Est-ce que nous bénéficions de jours d'absence supplémentaires ou dois-je prendre des jours de congé pour aller passer mes examens ? Je dois trouver les textes de référence car mon employeur n'est pas très conciliant. (A. D. de Mantes)

Si vous n'avez rien trouvé dans la convention collective, c'est qu'il n'existe pas de dispositions spécifiques pour les femmes enceintes dans la convention collective des CHR du 30 avril 1997. En effet, l'article 28 sur la maternité précise uniquement que "le congé de maternité est régi par la législation en vigueur".
Ainsi, pour connaître la réglementation applicable, vous devez vous référer au Code du travail et à la jurisprudence. En ce qui concerne les conditions de travail fatigantes, c'est le médecin du travail qui détermine si le poste de la salariée reste compatible avec son état de grossesse. Il peut alors proposer des mutations ou des transformations de poste justifiées
par l'état de santé de la salariée ou la pénibilité de l'emploi. L'employeur doit tenir compte de ces propositions, sauf à faire connaître les motifs de son refus.
Le Code du travail prévoit aussi certaines dispositions destinées à protéger les femmes enceintes. L'article R. 234-6 interdit de leur faire porter des charges sur diables et cabrouets ou par tricycles porteurs à pédales.
Elles doivent aussi avoir la possibilité de se reposer en position allongée sur leur lieu de travail, selon l'article R. 232-10-3.
Par ailleurs, la femme enceinte qui travaille de nuit peut demander à être affectée à un poste de jour pendant toute la durée de sa grossesse et ce, sans subir de baisse de salaire (selon
l'article L. 122-25-1-1). Vous ne bénéficiez pas de jours de congé supplémentaires, mais sachez que l'article L. 122-25-3 du Code du travail autorise toute salariée en état de grossesse à s'absenter afin de se rendre aux examens médicaux obligatoires. Cela concerne le premier examen, effectué dans les 3 premiers mois de la grossesse, puis tous les examens mensuels jusqu'à l'accouchement, et enfin l'examen post-natal. Ces absences sont assimilées à du temps de travail effectif et sont donc rémunérées.
Cela signifie que vous pouvez vous rendre à ces examens pendant votre temps de travail et que vous percevrez votre salaire habituel. Vous n'avez donc pas besoin de prendre de journées de congé pour vous y rendre.
zzz60m

La convention collective ne prévoit pas de prime d'ancienneté

Pourriez-vous me donner les règles de calcul pour déterminer le montant de la prime d'ancienneté ? À partir de combien de temps y a-t-on droit en hôtellerie-restauration ?  (R. C. de Lyon)

Il n'existe pas de règles générales qui fixent les conditions d'attribution et les modalités de calcul d'une prime d'ancienneté, car la loi ne prévoit pas l'obligation de mettre en place une telle prime. Une prime d'ancienneté résulte soit du contrat de travail soit de la convention collective ou d'un usage dans l'entreprise, mais pas de la loi. Précisons que la convention collective des CHR du 30 avril 1997 ne prévoit pas l'octroi d'une telle prime. Autrement dit, si rien n'est prévu dans le contrat de travail et qu'il n'existe pas un tel usage dans votre entreprise, il n'y a aucun droit à une prime d'ancienneté. Un salarié peut même effectuer la totalité de sa carrière dans une entreprise sans bénéficier d'aucune prime d'ancienneté.
La prime d'ancienneté est bien souvent un avantage conventionnel qui a pour but de fidéliser les salariés dans une entreprise, mais cette possibilité est peu
utilisée par les professionnels des CHR. En raison du turn-over important des salariés dans la profession, il serait d'ailleurs peut-être opportun pour les employeurs de mettre en place une telle prime pour motiver et conserver leurs salariés.
Si les salariés des CHR ne bénéficient pas en principe d'une telle prime, il faut savoir qu'il est tenu compte malgré tout de leur ancienneté pour déterminer certains de leurs droits.
Par exemple, l'ancienneté d'un salarié sera prise en compte lors de son licenciement pour déterminer la durée de son préavis et le montant de son indemnité de licenciement. En effet, un employé ayant plus de 2 ans d'ancienneté a droit à un préavis d'une durée de 2 mois. Quant à son indemnité de licenciement, elle est égale à 1/10e de mois de salaire mensuel brut par année d'ancienneté.
zzz60r

Un salarié licencié pour faute grave peut bénéficier du chômage

Est-il vrai que, même licencié pour faute grave, on peut toucher ensuite des indemnités de chômage ? (F. C. par courriel)

Oui ! À partir du moment où un salarié est licencié, il peut bénéficier des allocations de chômage et ce, quelle que soit la gravité de la faute - simple, grave ou lourde.
Donc, quelle que soit la cause du licenciement, un salarié a toujours droit à ses allocations de chômage, à condition bien sûr de justifier de périodes de cotisation suffisantes, à savoir :
• 182 jours ou 910 heures de travail au cours des 22 mois qui précèdent la fin du contrat de travail ;
• 426 jours ou 2 123 heures de travail au cours des 24 mois qui précèdent la fin du contrat de travail ;
• 821 jours ou 4 095 heures de travail au cours des 36 mois qui précèdent la fin du contrat de travail.
Par contre, le degré de gravité de la faute va
avoir une incidence sur les sommes que l'employeur devra verser au salarié à la fin de son contrat de travail. En effet, en cas de licenciement, le salarié doit percevoir :
Pour une faute simple : une indemnité compensatrice de congés payés plus une indemnité de licenciement (mais à la condition d'avoir 2 ans d'ancienneté minimum) et une indemnité de préavis (si vous demandez à votre salarié de ne pas l'exécuter).
Pour une faute grave : une indemnité compensatrice de congés payés. Le salarié perd donc son droit à l'indemnité de licenciement et de préavis.

Pour une faute lourde : aucune indemnité. Il perd non seulement son indemnité de congés payés mais aussi celle de licenciement et de préavis. zzz60u

Rubrique animée par Pascale Carbillet et Tiphaine Beausseron.

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