ACTUALITÉS L’Hôtellerie Restauration • Mai 2026 63 L’association Euro-Toques France reçue à l’Assemblée nationale À l’invitation de la députée du Finistère Annaïg Le Meur, Euro-Toques France a tenu son assemblée générale – sur le thème “Agir pour ne pas subir” – le 27 avril dernier à l’Assemblée nationale. L’occasion pour l’association de rappeler sa mission, qui consiste à défendre le produit et ses producteurs, et pour trois de ses responsables, de se voir distinguer. Virginie Basselot, coprésidente de l’association, a reçu des mains d’Annaïg Le Meur la médaille de l’Assemblée nationale. “En accueillant une association de chefs cuisiniers dans ces lieux et en m’honorant aujourd’hui, vous témoignez de l’importance que vous accordez à nos métiers et aux valeurs qui nous rassemblent”, a déclaré la MOF et cheffe du Negresco à Nice. - Michel Roth, coprésident de l’association, a été décoré de la médaille d’officier de l’ordre national du Mérite par Guy Legay, chef doublement étoilé chez Ledoyen puis au Ritz. MOF et chef au Président Wilson à Genève, Michel Roth a rendu hommage à son celui dont il a été premier commis de cuisine : “J’ai suivi le chemin de Guy Legay dans l’attitude et l’état d’esprit : être simple, humble, à l’écoute des autres, et prendre le temps de transmettre.” - Guillaume Gomez, ancien chef de l’Élysée et aujourd’hui consultant, a remis à Nicolas Brenelière, secrétaire général de l’association et chef chez Matfer Bourgeat, la médaille du Mérite agricole. En écho à l’action de Guillaume Gomez pour promouvoir la gastronomie française, il s’exprimait ainsi : “Depuis le début, ce qui nous anime [chez EuroToques], c’est la conviction que notre agriculture, notre gastronomie et nos savoir-faire méritent d’être défendus, valorisés et transmis.” Olivier Milinaire Autour de Fabrice Sommier (centre), les membres du nouveau bureau avec, de gauche à droite : Sébastien Julien (trésorier), Caroline Furstoss (secrétaire général), Laetitia Buron (secrétaire adjointe) et Frédéric Devautour (trésorier adjoint). © DR © Magali Butny À Saint-Tropez, les chefs ont fêté les producteurs et savoir-faire Fabrice Sommier veut sensibiliser les sommeliers “à l’évolution de la législation” Du 2 au 4 mai, plus de 300 producteurs étaient réunis sur la place des Lices et dans la salle Jean Despas pour l’événement Les Chefs à Saint-Tropez. Du maraîcher au céramiste, les producteurs et artisans étaient venus présenter leurs produits ou leurs savoirfaire. De nombreux chefs étaient également venus assurer des démonstrations culinaires, avec notamment un concours de la meilleure Tropézienne. Plusieurs grandes maisons – comme groupe Bernard Loiseau, Georges Blanc, L’Oustau de Baumanière… – étaient présentes pour raconter leur histoire et témoigner de l’importance du produit et des relations qu’elles entretiennent avec leurs fournisseurs et producteurs. Un événement réussi qui prend de l’ampleur au fil des ans. Hôtes de l’Association des sommeliers d’Auvergne – réunis à Montmarault (Allier) –, les membres de l’Union de la sommellerie française (UDSF) étaient appelés à renouveler leur bureau, et donc désigner leur président pour les trois prochaines années. L’occasion pour Fabrice Sommier, président réélu, d’évoquer les temps forts à venir, en particulier l’organisation de la prochaine assemblée de l’association internationale prévue à Mâcon et en Bourgogne au printemps 2027, mais aussi la finale, cette année, du Meilleur sommelier de France à Lyon et surtout le concours mondial organisé au Portugal. “J’ai profité de notre AG pour mettre l’accent sur l’évolution de la législation concernant l’organisation, la présentation et l’écriture des cartes des vins. Avec le développement des Vins de France, les garants du respect de la réglementation se montrent beaucoup plus vigilants et répressifs. Si, lors d’un contrôle des agents de la DGCCRF, la présentation physique et les mentions légales ne sont pas respectées, l’amende peut s’élever à 2500€. Certaines grandes maisons peuvent en témoigner”, a expliqué Fabrice Sommier. Une piqûre de rappel nécessaire afin d’éviter de mauvaises surprises. Former et informer devient une nécessité. “Cette problématique doit donc être également abordée auprès des élèves spécialisés, grâce au soutien des sommeliers formateurs, ainsi que dans les structures de formation continue”, conclut le président. Jean Bernard © DR © DR © DR
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