L'Hôtellerie Restauration No 3856

Hector Hay-Feuildet, lauréat du concours Cuisinons pour demain WITTENHEIM La 5e édition de ce concours réservé aux apprentis ou étudiants en école hôtelière, CFA ou lycée professionnel, s’est déroulée le 31 mars, au siège alsacien de Rational. Hector HayFeuildet, en terminale bac pro cuisine au lycée Jeanne Delanoue, à Cholet, a remporté cette épreuve axée sur l’art du végétal. Pourriez-vous nous rappeler les règles de ce concours? Les cinq binômes en finale avaient une heure pour réaliser une assiette gastronomique pour cinq personnes. On connaissait le thème imposé à l’avance, autour de l’art du végétal. On devait utiliser obligatoirement le boulgour de petit épeautre, et l’accompagner de trois ingrédients libres : un fruit ou un légume, une herbe aromatique et une légumineuse. Au moins l’un d’entre eux devait refléter notre terroir régional. Autre spécificité : le jour de la finale, l’élève et le mentor inversent les rôles. L’élève devient chef, et le mentor joue le rôle de commis. Quelle assiette avezvous proposée? Avec mon mentor et professeur, Amaury Poirier, on a revisité le chou farci d’Anjou avec du boulgour de petit épeautre et du rillaud d’Anjou, un houmous de mogette vendéenne et un jus d’échalotte rôtie. On a utilisé et valorisé uniquement des produits typiques de notre région, les Pays de la Loire. On a même collaboré avec une céramiste angevine, Virginie Couffin, qui a créé une assiette spéciale en terre de Fuilet, qui représente une feuille de chou. Qu’avez-vous apprécié dans ce concours? J’aime bien les valeurs de ce concours, le fait de se projeter un peu dans le futur en trouvant des variantes à la viande. Je n’avais pas l’habitude de travailler des céréales et des légumineuses, j’ai trouvé ça très intéressant. Et puis j’ai adoré inverser les rôles. Ça a permis à mon mentor de se remettre dans la peau d’un commis, et de mon côté, je me suis rendu compte que, pour un chef, ce n’est pas si simple de gérer un commis. L’Hôtellerie Restauration • Mai 2026 62 Le chef Régis Marcon félicite le lauréat Hector Hay-Feuildet (à droite), accompagné par son mentor Amaury Poirier (à gauche). © DR ACTUALITÉS Palmarès 1ers : Hector Hay-Feuildet et Amaury Poirier (lycée Jeanne Delanoue de Cholet) 2es : Lauriane Guerard et Nicolas Lequien (CY Cergy Paris Université) 3es ex-aequo : Paul Golunski et Jérôme Dubois (lycée hôtelier du Touquet), Corentin Huet et Tania Dutertre (CFAAucaleuc Dinan) et Thibault Bossaert et Yann Finaud (lycée Valéry Giscard d’Estaing de Chamalières) © DR Restructuration d’ampleur au Mandarin Oriental Paris Quelques semaines après la perte de sa distinction palace, le Mandarin Oriental Paris engage une transformation d’ampleur visant à repositionner l’établissement parmi les adresses majeures de la capitale. Ce programme s’accompagne de la nomination de Vincent Poulingue au poste de directeur général à compter du 18 mai, en remplacement d’Edouard Lapasset. L’hôtel prévoit une refonte complète de ses espaces et de son offre, aussi bien côté hébergement que restauration. Trois nouveaux concepts culinaires verront le jour – un bar, une brasserie parisienne et un restaurant gastronomique – conçus autour du jardin intérieur. Les espaces seront repensés par le studio Humbert & Poyet, tandis que les chambres et parties communes seront redessinées par l’architecte Tara Bernerd. Les travaux doivent débuter fin octobre, sans fermeture de l’établissement. Avec plus de vingt ans d’expérience dans l’hôtellerie de luxe, et récemment à la tête de l’Hôtel du Palais à Biarritz, “Vincent [Poulingue] apporte une expérience reconnue dans la direction et le repositionnement d’hôtels d’exception, et sa vision s’aligne parfaitement avec notre ambition de créer des fans de l’exceptionnel, chaque jour, partout dans le monde”, déclare Laurent Kleitman, Group Chief Executive de Mandarin Oriental. © DR

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