L'Hôtellerie Restauration No 3856

113 couchages en plein centre de Dijon. Des prestations qui se rapprochent d’un hôtel. Chez The People, machine à café, shampoing et gel douche sont inclus dans les chambres. Une façon d’attirer les familles et une clientèle plus âgée qui recherche un certain confort. “C’est devenu pour nous un segment de clientèle essentiel qui fonctionne aussi bien à Paris qu’en province”, remarque Pauline Staub. Une accessibilité tarifaire Et si les familles optent plus souvent pour un hostel qu’un hôtel classique, c’est d’abord en raison du prix. “Cela leur permet de passer une semaine de vacances chez nous avec des budgets resserrés tout en ayant de la qualité”, affirme Alain Cazaux. Au Pays basque, une chambre de 4 personnes revient à 140€ la nuitée. À Dijon, la chambre double coûte 69€, la familiale 149 €. Chez The People, une chambre pour 4personnes est à 110€ en province et 180€ à Paris. Des tarifs qui restent compétitifs. Pour les dortoirs, les prix minimums sont de 30€ à Hendaye, 24€ à Dijon 20€ chez the People en province, et 28€ à Paris. Des lieux de vie conviviaux Les hostels ont gardé le côté convivial des auberges de jeunesse. Pas question de faire l’impasse sur les cuisines communes et la grande salle de réception pour les voyageurs itinérants qui permettent aussi de recevoir des groupes et parfois, de privatiser les lieux. Situés en centre-ville, ils disposent souvent d’espaces extérieurs agréables, comme les deux grandes terrasses situées face à La Rhune à Hendaye avec barbecue dans la cour. Dans toutes les auberges dernière génération, le point d’attraction tient au bar qui regroupe clients hébergés et locaux, parfois en télétravail la journée. Un point devenu central. “Les Hendayais ont déjà pris l’habitude de venir boire un verre ou un café”, observe Alain Cazaux. À Dijon, Clémence du Fou a misé sur “un beau comptoir avec du sucré et du salé. Nous avons une cheffe de cuisine qui l’alimente en permanence”. Les happy hours sont désormais des rendez-vous fréquentés par les voisins des hostels, tout comme le brunch du dimanche. Une offre de restauration adaptée Chez The People, la restauration est devenue un argument à part entière. “Nous avons une offre complète, adaptée et différente selon les villes, avec toujours les classiques burgers et puréesaucisse. À Paris Nation, nous avons un pizzaiolo sur le rooftop. À Strasbourg et Lyon, nous proposons des plats emblématiques, à Marseille, des tapas…” Avec toujours, l’accessibilité des prix en ligne de mire. Chez The People Tours, le chef Jean-Baptiste Richard a construit sa réputation sur une cuisine métissée et street food : 60 à 80 couverts le midi, jusqu’à 150 personnes les soirs d’événements, 200 pour les brunchs du week-end – qui affichent complet plusieurs semaines à l’avance. L’Étape 84, le bar-restaurant intégré à l’hostel qui compte 7 salariés, propose un menu à 10€ – à prix coûtant – réservé à 12 personnes, réunies sur une même table tous les soirs, dans le but de favoriser les échanges. Des animations incontournables Spectacle de danse tahitienne, stand-up, bingo et quiz apéro à the People Tours ; vide dressing de créateurs, apéros-jeux, animations tissées autour de partenariats locaux à Dijon ; parties de baby-foot, flipper, juke-box et animations musicales à Hendaye ; Drag show, karaoké, DJ set chez The People… La qualité et la diversité des animations festives attire voyageurs comme locaux. “Nous avons une clientèle qui se tient au courant de la programmation et des clients d’affaires qui recherchent de l’ambiance le soir”, assure Pauline Staub, qui est allée jusqu’à établir un partenariat avec le festival We Love Green pour toucher jeunes et familles. Des hostels qui communiquent Pour le faire savoir, elle s’appuie largement sur les réseaux sociaux et la newsletter de The People, qui cumule plus de 70000abonnés. À Dijon, Clémence Du Fou capitalise sur “un site internet attrayant et des réseaux sociaux dynamiques”. Les hostels attirent également les télétravailleurs désireux d’espaces conviviaux, modernes et connectés. L’accent mis sur l’écologie Enfin, les rénovations d’anciens hôtels comme à Lyon, Dijon et Hendaye s’accompagnent parfois de locaux plus écologiques. Une tendance de fond pour Alain Cazaux. “Nous avons investi dans une double isolation extérieure, une pompe à chaleur pour alimenter l’eau chaude des douches, un récupérateur d’eau pour les toilettes : notre clientèle se montre plutôt sensible à l’écologie et on n’a quasiment pas chauffé de l’hiver.” Un énième point qui démontre que les nouvelles auberges de jeunesse sont en phase avec la société. Repères Au niveau national, l’offre s’est accélérée passant de 2000 lits en 2016 à plus de 16000 aujourd’hui, portés par une trentaine d’opérateurs, selon les chiffres de Rydge Conseil dans une étude sur l’industrie hôtelière française publiée en octobre dernier. Et le succès est au rendez-vous : les taux d’occupation atteignent désormais plus de 83% à Paris et 73% en région. HÔTELLERIE L’Hôtellerie Restauration • Mai 2026 61 © Demain c’est loin Chez Demain c’est loin à Hendaye, le baby-foot rencontre du succès. © The People Lyon Chez The People Lyon, des chambres cosy dans le quartier de la Croix-Rousse. © The People Tours Chez The People Tours, un brunch et des repas street food et métissés qui attirent aussi une clientèle locale. © Mustard Hostel

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