L'Hôtellerie Restauration No 3854

24 L’Hôtellerie Restauration • Mars 2026 ACTUALITÉS Élections municipales à Paris : les ambitions de Rachida Dati et d’Emmanuel Grégoire pour le tourisme Ce sont deux visions du tourisme qui s’affrontent entre les deux candidats en tête des sondages (à l’heure où nous imprimons ces pages) à la mairie de Paris, Rachida Dati, candidate Les Républicains et maire du VIIe arrondissement depuis 2008, et Emmanuel Grégoire, candidat socialiste et député de Paris, et premier adjoint de la maire sortante, Anne Hildago, de 2018 à 2024. Promotion de la destination Paris • Rachida Dati veut “faire du tourisme un levier de richesse pour Paris et les Parisiens.” La candidate mise sur un tourisme “plus ordonné, réparti dans toute la ville, géré par des professionnels qualifiés” et ciblant “les touristes à forte valeur ajoutée qui dépensent davantage dans nos restaurants, nos magasins”. • Emmanuel Grégoire, de son côté, souhaite “faire mieux en matière de promotion pilotée à l’échelle métropolitaine, avec une marque unique, un site d’accueil et une application pour améliorer à la fois l’expérience des visiteurs et la qualité de vie des Parisiennes et des Parisiens”. Surtourisme Les deux candidats reconnaissent les défis posés par les pics de fréquentation dans certains sites emblématiques de la capitale. • Emmanuel Grégoire souhaite “révéler un Paris autrement, plus local et mieux partagé, dans l’ensemble des arrondissements.” • Rachida Dati propose de mettre en avant “de nouveaux quartiers et sites d’intérêts et valoriser l’esprit “village” de nos arrondissements”. Meublés touristiques • Emmanuel Grégoire promet d’appliquer “pleinement les dispositions de la loi adoptée en 2024 : contrôles renforcés, sanctions effectives contre les fraudes et limitation stricte des changements d’usage”. • Rachida Dati souhaite “empêcher les investisseurs et les spéculateurs immobiliers de transformer des logements en meublés touristiques”. Simplification administrative Les deux candidats s’accordent sur la nécessité de mettre en place un guichet unique pour mieux anticiper les travaux et raccourcir les délais d’instruction en matière d’occupation temporaire du domaine public. Rachida Dati (Les Républicains) et Emmanuel Grégoire (Union de la Gauche), deux ambitions pour le tourisme à Paris. © DR Retrouver l’ensemble des propositions des deux candidats Publication de la loi de finances pour 2026 Retardée par un recours devant le Conseil constitutionnel – qui l’a validée pour l’essentiel – la loi a été publiée au Journal officiel du 19 février 2026. La loi de finances pour 2026 a été publiée au Journal officiel du 19 février 2026. Parmi les mesures qu’elle contient, on trouve : • La prolongation du régime social et fiscal de faveur en matière de frais de transport domicilelieu de travail. La loi impose une prise en charge à hauteur de 50% des titres de transport collectif, mais l’employeur a la possibilité de prendre en charge jusqu’à 75% de l’abonnement. Ce régime s’applique uniquement aux abonnements en transports en commun (annuels, mensuels ou hebdomadaires), et aux services publics de location de vélos. • La prolongation pendant 3 ans (soit jusqu’en 2028) de l’exonération de charges fiscales et sociales sur les pourboires versés au 1er janvier 2026. Elle concerne les pourboires non imposés aux clients et versés aux salariés en contact avec la clientèle dont la rémunération mensuelle est inférieure à 1,6 Smic (soit 2916,92€ brut en 2026). • La suppression de l’exonération d’impôt sur le revenu attaché aux gratifications allouées à l’occasion de la délivrance de la médaille d’honneur du travail. • L’assujettissement des associations et organismes à but non lucratif à la taxe d’apprentissage. • La suppression de l’aide au permis de conduire des apprentis (celle-ci était de 500€). • la mise en place de plafonds d’utilisation pour certaines formations au sein du CPF. • La création d’une contribution de 50€ par instance introduite en matière civile et prud’homale devant un tribunal judiciaire ou un conseil de prud’hommes. La loi de finances pour 2026 contient également les nouvelles grilles de taux neutres en matière de prélèvement à la source. Du fait que la loi n’a été promulguée qu’en février, ces nouvelles grilles seront applicables aux revenus perçus ou réalisés à compter du 1er mai 2026. Du 1er janvier au 30 avril 2026, ce sont les grilles de 2025 qu’il faut continuer d’appliquer.

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