L'Hôtellerie Restauration No 3853

Déménager pour travailler, pourquoi pas ? Déménager pour décrocher un contrat stable RECRUTER & FIDÉLISER L’Hôtellerie Restauration • Février 2026 19 Il n’y a pas d’ambiguïté possible : les salariés de l’hôtellerie-restauration sont des personnes mobiles, prêtes à se déplacer pour trouver le job de leurs rêves. Ils sont en tout cas 58% à se déclarer prêts à candidater à un poste loin de chez eux. Une proportion qui est sans surprise plus importante chez les plus jeunes, qui ont naturellement moins d’attaches familiales. Les moins de 25 ans se disent ainsi prêts à changer de région à plus de 68%. Néanmoins, il serait faux de considérer ces chiffres comme une folle envie d’évasion. Le déménagement n’est pas un objectif en soi. Il fait simplement partie des options possibles, sans être particulièrement privilégié. Ainsi, 33% des sondés déclarent rechercher de préférence un emploi à proximité de leur domicile. Quant aux autres, le déménagement ne se fait pas vers n’importe quelle destination. S’ils sont 29% à ne pas marquer de préférence quant à leur point de chute, le bord de mer reste une destination de choix pour 10% d’entre eux. Le littoral est préféré à la montagne, recherchée par 5% des sondés, ou la campagne (3%). On peut également noter une préférence pour le travail en zone urbaine (9% des sondés) plutôt qu’en zone rurale (2%). Les préférences géographiques sont toutefois à tempérer. À salaire égal, seuls 6% des répondants font de la localisation de l’emploi leur critère de choix le plus important, bien loin après les questions d’ambiance et de conditions de travail (voir nos précédents articles). Alors comment attirer de futurs salariés? La question du contrat proposé peut être un argument. Ainsi 9% des personnes interrogées font de la nature du contrat de travail le principal critère de choix après le salaire. En la matière, la stabilité du CDI reste une valeur sûre. Ils sont ainsi 63% à rechercher de préférence ce type de contrat. Une tendance qui se vérifie même chez les moins de 25 ans. À l’inverse, 12% des sondés recherchent plutôt un CDD. Et la même proportion préfère les contrats saisonniers. “Cela permet de couper court en cas de désaccord”, tranche ce cuisinier expérimenté. À noter que pour 6% des sondés, la présence d’un logement pour les saisons est le second critère de choix après le salaire. Pour 4%, cette question est même plus importante que le salaire lui-même. “Pour les saisonniers, la proposition du poste logé est quasi indispensable. Pourquoi venir travailler dans une zone très touristique avec des loyers inabordables?”, insiste Nicolas, cuisinier. “Un bon salaire, un logement sain, et je ne compte plus mes heures !”, assure cette salariée de l’hôtellerie.

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