L'Hôtellerie Restauration No 3855

L’Hôtellerie Restauration • Avril 2026 HÔTELLERIE 16 Selon une étude pilotée par l’Ameublement français, avec l’appui du Codifab, et réalisée par MKG Consulting, le contract (aménagement des établissements privés recevant du public) représente 5 à 6% du marché français de l’ameublement – soit 675 M€ de CA annuel. Un segment qui attire des investissements de plus en plus importants. “Le mobilier n’est plus pensé comme un simple coût, mais comme un actif au service de l’exploitation, de l’image de marque et de la durabilité des établissements. Le marché contract ouvre des perspectives de création de valeur majeures pour la filière française”, souligne Max Flageollet, président du Groupement Contract & Agencement de l’Ameublement français. Le mobilier devient ainsi un levier central de différenciation et de performance économique. Les budgets engagés en témoignent : ils s’établissent autour de 2700€ par chambre en mobilier et agencement pour la rénovation d’un hôtel économique standardisé, mais peuvent dépasser 40000€ de mobilier par chambre pour des projets haut de gamme. Cette montée en valeur s’accompagne d’exigences accrues en matière de durabilité, de réparabilité, de modularité, de qualité d’exécution et de services. “Le mobilier, un actif au service de l’exploitation des établissements” Certes, le télétravailleur est habitué au port d’écouteurs ou d’un casque, surtout s’il participe à une visioconférence. Mais Nathalie Ménardais reconnaît que l’acoustique entre désormais dans l’univers du bureau. Pour répondre à cette isolation phonique, Mark Watkins suggère d’ériger des cloisons modulables ou encore de créer de petites cabines afin de passer ses appels sans déranger les autres. Pas d’espace de coworking sans un accès à un bar – avec café, thé, chocolat chaud, eau… à volonté –, une offre de snacking, voire un restaurant. Parce que le télétravailleur peut venir à toute heure. Ce qui incite, par exemple, les espaces Club des hôtels Okko à faire évoluer leur buffet au fil de la journée et de la soirée. Florian Bitker va plus loin : “L’ultra luxe aujourd’hui, c’est d’installer son bureau nomade dans un bar de palace, pour travailler. À Paris, certains de ces bars sont désormais occupés toute la journée. Ce qui crée un lien fort avec le lieu, ainsi qu’un sentiment d’appartenance à une communauté qui partage les valeurs de ce lieu.” Côté tarif, mieux vaut jouer la flexibilité avec des contrats modulables à l’heure, à la demi-journée ou encore par abonnement. Mark Watkins parle de faire payer un temps de “stationnement” : “Il faut parvenir à trouver le bon équilibre entre la gratuité pour les clients hébergés et la monétisation pour les clients extérieurs”, dit-il encore. Derniers conseils : “Pour faire connaître son espace de coworking, l’hôtelier a intérêt à s’inscrire sur une plateforme qui vend ce type de prestation (SoRoom, B’Coworker, Workinspace...). Enfin, l’hôtelier doit penser à faire tester chacune de ces innovations – dont la création d’un espace de coworking – à ses clients fidèles, afin de recueillir leurs impressions et d’ajuster son offre si nécessaire.” Une salle de réunion de l’hôtel Citizen M Paris Gare de Lyon. © DR 3. Gérer le bruit environnant 4. Proposer une offre F&B attractive 5. Définir un prix juste

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