L’enseigne a bâti son succès sur le fait maison intégral et une identité forte. Avec un développement en franchise maîtrisé, elle compte aujourd’hui 30 points de vente. L’Hôtellerie Restauration • Mars 2026 SNACKING 20 Émilie Zmaher a été marquée par un échange universitaire à Santa Cruz, en Californie, où les coffee shops sont de véritables lieux de vie. De retour à Nice, elle s’associe à Céline Molière et ouvre Emilie and the Cool Kids en 2007, dans un local de 25 m². Les cookies maison rencontrent un succès immédiat. Deux ans plus tard, un second point de vente voit le jour dans le centre-ville de Nice. Identité forte et fait maison Dès ses débuts, Emilie and the Cool Kids soigne son identité : logo simple sur fond rose, graphisme recherché, arches, fleurs, néons… Un univers visuel facilement reconnaissable. “Nous assumons un univers joyeux, décomplexé, loin des tendances minimalistes actuelles”, explique Elisabeth Cervetti, directrice générale de la marque. Cette identité devient rapidement un repère, aussi bien pour les clients que pour les futurs franchisés. L’enseigne se distingue également par un choix radical : le fait maison intégral. “Nous sommes des ovnis dans le monde la franchise”, sourit la directrice générale. Aucun laboratoire central, aucun produit livré clé en main. Les franchisés sont formés à produire eux-mêmes pâtisseries, cuisine et boissons, mais aussi à gérer la communication et l’exploitation. “L’objectif est de les rendre autonomes”, insiste-t-elle. Fidéliser avec une offre large et accessible Autre recette du succès : une carte large, pensée pour durer : bagels, brunchs, salades, pâtisseries et cookies signatures répondent à tous les moments de consommation. La carte compte près de 150 recettes dont certaines, spécifiques, sont proposées localement, après validation collective. Les menus oscillent entre 12,50€ et 13,50€, boisson comprise. “Nous voulons que les clients puissent se faire plaisir sans dépasser 15 €. Dans le contexte actuel, c’est essentiel”, souligne la dirigeante. Un positionnement qui fidélise la clientèle et soutient la fréquentation tout au long de la semaine. Un développement maîtrisé Face à l’engouement du concept, le développement s’impose naturellement. Emilie and the Cool Kids compte 30 points de vente en France, dont quatre succursales, le reste étant exploité en franchise. “Notre volonté est d’accompagner des entrepreneurs indépendants. Nous aimons cette relation horizontale, basée sur l’échange”, explique Elisabeth Cervetti. Les contrats sont établis sur sept ans et s’appuient sur cinq semaines de formation, des acheteurs référencés et des outils de pilotage conçus pour faciliter le quotidien des franchisés. Si une ouverture a vu le jour à Santa Cruz, aux États-Unis, le développement international reste aujourd’hui mesuré. “Être à l’étranger demande une présence permanente. Pour l’instant, notre priorité reste la solidité du réseau”, confie la directrice générale. Huit signatures sont prévues cette année, mais pas de course effrénée au nombre de points de vente. “Nous ne raisonnons pas en performance pure. Nous voulons être meilleurs, plus solides, plus innovants”, conclut-elle. La marque réfléchit à des formats plus petits, plus accessibles aux jeunes entrepreneurs, pour élargir son modèle. Finalement, le succès d’Emilie and the Cool Kids tient en quelques principes simples mais exigeants : fait maison, identité forte, accessibilité et accompagnement. Des ingrédients qui permettent à l’enseigne de séduire sans perdre son âme. © Emilie and the Cool Kids © Emilie and the Cool Kids Logo simple sur fond rose, illustrations, arches, fleurs, néons… Un univers visuel immédiatement reconnaissable. Céline Molière (à droite), cofondatrice d’Emilie and the Cool Kids, avec Mylena, franchisée à Chambéry. 100% fait maison Emilie and the Cool Kids,
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