Contrat semi-rempli. Philippe Bohrer, déjà étoilé dans son restaurant éponyme de Rouffach (68), a d’ores et déjà récupéré une des deux étoiles que détenait le Crocodile version Émile Jung, racheté au printemps dernier. La deuxième reste cependant un objectif, pour 2012 au plus tard, et l’homme a choisi d’investir dans cette optique, toujours soutenu par son associé Damien Delalleau. Décors, produits, ressources humaines : tout est tendu vers ce but. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les prix à la carte ne vont pas baisser, malgré le changement de statut.
Terrasse avec vue sur la cathédrale
Mais ce n’est pas tout. Après la réfection des salles, le changement de linge et de vaisselle, Philippe Bohrer veut une terrasse pour son restaurant. Mais le Crocodile est situé en plein cœur historique de Strasbourg et n’a pas la place au sol. Qu’à cela ne tienne : on la fera au-dessus, grâce à un jardin suspendu. Ainsi les clients auront une vue imprenable sur la cathédrale voisine.
Quelques soucis de voisinage restent cependant à régler, notamment sonores avec les machines du pâtissier voisin. Ensuite, Philippe Bohrer veut se servir de la marque Au Crocodile pour lancer une épicerie fine avec des produits à l’image du fameux reptile. Des produits d’exception et des plats à emporter, “mais ce ne sera pas une boutique traiteur”, martèle le chef. Pour le moment, le local, qui se doit d’être proche, n’a pas encore été trouvé mais avec l’appétit vorace et l’envie qui caractérisent Philippe Bohrer, cette ouverture devrait intervenir rapidement.