“Best I Ever Had” ou “Ce que j’ai eu de mieux”, tel est le concept du BIEH, troisième établissement lyonnais, ouvert depuis deux ans - après la reprise de Chez Abel et l’ouverture du Zinc-Zinc Lyon - par Philippe Florentin et Bruno Metzle qui n’ont pas froid aux yeux et qui pratiquent la politique du “rouleau compresseur”. Une prise de risque revendiquée par les deux associés : “Il faut investir en période de crise. Les banquiers sont plus à l’écoute des gens entreprenants.” Et c’est le moment d’acheter. La Financière MF du duo d’entrepreneurs compte également les Zinc-Zinc et Brind’Zinc parisiens.
Spécialités américaines anti-malbouffe
“Il s’agit d’une vraie fausse diversification, reconnaît Philippe Florentin, car nous restons sur le concept du bistrot décliné en versions française et américaine.” Et bientôt italienne, confie Bruno Meztle en avant-première, avec l’ouverture, fin décembre, d’un bistrot italien juste à côté du Zinc-Zinc, à la place de l’Alchimie, bien connu des Lyonnais.
Le BIEH, situé rue Tupin, dispose d’une capacité d’accueil de 90 personnes et 36 places en terrasse et devrait bientôt faire des petits à Lyon et en France. La cible : les 18-35 ans “fans et nostalgiques des vraies spécialités américaines”. Le responsable du lieu, Aurélien Gayet venu de Chez Abel, devrait mettre en place prochainement des ventes à emporter et une formule étudiant à 6,50 €. Mais si les produits sont frais et de qualité, dans le positionnement anti-malbouffe, le produit reste cher : entre 8 et 10,00 € pour les burgers, jusqu’à 9,50 € pour les salades et 6 ou 7 € pour les desserts (banana cakes, cheese-cake…).