Buffalo Grill chouchoute ses salariés
jeudi 1 octobre 2009 14:37
A l’aube de son 30ème anniversaire, Buffalo Grill tient bon la barre en cette période difficile et maintient le cap en faisant des gestes envers ses salariés.
 Jean-François Sautereau, président du directoire de Buffalo Grill. |  | | Buffalo Grill, c'est 325 restaurants et près de 600 millions de chiffre d'affaires. | | |
Deuxième engagement du contrat d’avenir, la création d’emplois est
aussi une nécessité pour Buffalo Grill qui maintient ses objectifs de
développement : une dizaine de nouveaux restaurants en 2010, après les 12
en 2009. Les prochaines ouvertures : Annemasse (Haute-Savoie), octobre
2009, La Richardais
Pleurtuit/Dinard (Ille-et-Vilaine), février 2010, Thiers (Puy de Dôme), mars 2010, Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique), Brives-Charensac (Haute-Loire),
Caudry (Nord), au printemps 2010. Une ouverture, cela représente l’embauche de
20 personnes au service et 6 en cuisine. La chaîne dirigée par Jean-François
Sautereau emploie directement 5000 personnes, majoritairement en CDI, et un
total de 7500 salariés en comptant les restaurants franchisés. Chaque année,
elle procède à 1000 embauches en moyenne en raison du turn-over.
« Pour le recrutement, nous sommes assez bien
organisés. Nous avons mis en place des partenariats avec le Pôle Emploi et des
formations en alternance avec l’AFPA ou encore les Greta », explique
Jean-François Sautereau qui ajoute : « Nous
privilégions les qualités relationnelles avec la clientèle, l’aptitude à
accueillir, servir… Il faut aimer le contact avec le client ». Signataire
de la charte de la diversité, la chaîne regarde tous les CV sans s’arrêter sur
des critères d’âge, de sexe ou autres. Concernant les jeunes issus d’une
formation en écoles hôtelières, Jean-François Sautereau, ancien élève de
Thonon-les-Bains, reconnaît qu’ils intègrent plus rapidement des postes de
managers. Car la promotion interne fonctionne chez Buffalo Grill. « Sur les 217 succursales, 217
managers, 40 directeurs régionaux et 6 superviseurs, c’est de la promotion
interne ! », assure-t-il.
Si Buffalo
Grill remplit sans souci l’engagement de créations d’emploi, elle n’oublie pas
la formation : plus de 4 millions d’euros ont été investis en 2008 pour
former plus de 2500 salariés, en plus des 290 contrats d’apprentissage et de
professionnalisation. C’est 4,30% de la masse salariale.
Augmentation des
salaires
Quant aux
salaires, Buffalo Grill a engagé dès le 1er juillet près de 3
millions d’euros afin que les salariés payés au service sur le chiffre d’affaires
TTC ne soient pas pénalisés par la baisse de la TVA. « Nous avons augmenté la part sur le service de 4,66%. De plus, au
1er juillet, la rémunération de l’ensemble des salariés a été
augmentée de 3%. Aucun collaborateur n’a un salaire brut mensuel inférieur à
1600 euros », dit le président du directoire de Buffalo Grill.
Lors des
dernières négociations avec les partenaires sociaux, la chaîne a annoncé la création
d’une grille de salaires propre à Buffalo Grill qui garantira aux salariés un
salaire minimum par niveaux et échelons. Une prime de transport de 200 euros
par an a été instituée le 21 septembre dernier. Dernière nouveauté : la
mise en place d’une mutuelle est en bonne voie.
| La baisse de la TVA |
Buffalo
Grill a choisi de baisser les prix de 15 produits au lieu des 7 stipulés par le
Contrat d’Avenir et surtout de cibler ceux qui sont populaires auprès de la
clientèle : le menu d’appel Pony Express passe à 7,60 euros, « soit
le prix d’un repas de restauration rapide mais servi à table », l’entrecôte
(13,10 euros) ou la côte de bœuf (20,80 euros). « Les clients sont très contents. C’est une vraie réponse aux
consommateurs en cette période de crise et on peut même dire que l’effet prix
dépasse l’effet TVA, dit Jean-François Sautereau. Mais il ne suffit pas de baisser les prix, il faut faire un travail de
fond pour récupérer la clientèle. Nous continuons à communiquer pour bien
montrer qu’on respecte nos engagements. Des promotions produits (Races de viande
en octobre/novembre ; desserts à moins de 4 euros en novembre, produits
festifs en décembre) vont accompagner cette communication qui s’étendra à la
radio et internet. ».
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