Le Grand Monarque, c’est aussi une histoire de famille. La famille Jallerat avec le père, Georges, qui achète l’établissement en 1968. Parallèlement à l’activité de l’hôtel-restaurant, il développe une importante activité de traiteur. Le fils Bertrand reprend l’affaire en 1998. Après l’école hôtelière de Lausanne, il fait ses classes dans les brasseries de Paul Bocuse, puis au petit Riche à Paris, où il rencontrera son épouse, Nathalie.
Changement de génération, changement de style. Un restaurant gastronomique, c’est bien, mais insuffisant en terme de rentabilité. Première innovation, proposer une formule brasserie, avec l’objectif d’atteindre 30 couverts/jour. Rapidement, c’est plus d’une centaine de personnes qui sont servies. Nathalie s’attachera à la rénovation de la salle du restaurant gastronomique, rebaptisé Restaurant Georges, en hommage au père. Une décoration plus moderne et plus espacée dans la salle, un magnifique pan de mur complet composé de modèles réduit de fourneaux de cuisine. Héritage du grand-père, à l’époque où il n’existait pas de catalogue, ces échantillons permettaient de présenter le produit. Bertrand revend l’activité de traiteur, afin de pouvoir se consacrer pleinement au développement du Grand Monarque et lui a offert une cure de jouvence.
L’activité augmentant, il faut aussi adapter et changer les espaces. Premier impératif, rénover la cuisine, qui passera du sous-sol au rez-de-chaussée. La brasserie est déplacée dans le jardin d’intérieur, sous la verrière en accès direct avec la cuisine, permettant d’accueillir 90 clients. Le Madrigal retrouve alors sa vocation première de piano-bar. Le Grand Monarque dispose désormais de tous les atouts pour reconquérir l’étoile.
Le chef, Laurent Clément, recruté en 1997 par le père, se sent prêt. Mais cela ne sera pas suffisant. Il se remet donc au travail, en cherchant avant tout à définir une vraie ligne de conduite et à restructurer la carte. En amuse-bouche, il propose un légume du marché en quatre saveurs. Cette semaine-là, la betterave était à l’honneur en chips, glace, mousse et Chutney sur Saint-Jacques. Sur la carte, il met en avant le produit qu’il propose, en deux versions complémentaires ou contrastées : le foie gras en version poêlé et en sushi. Mais ces innovations ne lui font pas oublier les incontournables avec la côte de veau Grand Monarque et le soufflé chaud au grand Marnier.
| En chiffres, bio express, la recette |
CA 2008 : 1 196 000 € Ticket moyen : 90 € Nbre de couverts/jour : 50 Places assises : 55 Effectif : 11 en cuisine et 8 en salle Fermeture annuelle : congé accordé par roulement Repos hebdomadaire : dimanche soir et lundi
Bio express 1987 : effectue son service militaire en tant que cuisinier à hôtel du ministre des finances et de l’économie. Cette expérience lui donne son sésame pour poursuivre sa carrière dans des relais châteaux 1990 : chef de partie à La Côte Saint-Jacques à Joigny (89) 1992 : chef de cuisine au Château de la Treyne à Lacave (46) 1997 : chef de cuisine au Grand Monarque
La recette Côte de veau Grand Monarque, selon la recette de Curnonsky
Ingrédients pour 2 personnes Mettre en place des côtes de veau épaisses pour deux personnes Avec os : 500/520 g Sans os : 460/480 g
Duxelles Laver les champignons de Paris, couper régulièrement, cuire dans une émulsion citronnée par petite quantité, égoutter. Suer les échalotes émincées. Réunir les ingrédients dans le robot, hacher gros, puis ajouter la crème réduite, le gruyère râpé. Assaisonner et réserver.
Cuisson Démarrer la côte de veau à l’huile, bien saisir des 2 côtés, puis ajouter des morceaux de beurre, cuire doucement au sautoir sur la plaque en retournant fréquemment la côte. En fin de cuisson, ajouter la farce, et passer sous la salamandre.
Sauce Réduire le porto avec échalotes ciselées, un zeste d’orange, ajouter le jus de veau, filtrer, réserver. Au moment, utiliser tel quel.
Légumes Cuire les zitas dans la crème puis les monter en cercle. Garnir petits pois, quenelle de veau, morilles. Purée de pommes de terre.
Dressage Suivant le service : soit découper la côte en cuisine, soit l’envoyer à découper devant les clients. |