"J'avais envie de faire de la restauration rapide depuis longtemps." A 37 ans, le chef étoilé Pascal Favre d'Anne, à la tête du restaurant qui porte son nom à Angers, a sauté le pas. Depuis l'été dernier, cet ancien disciple de Marc Veyrat a ouvert le fast-food VF -pour 'version française'- au rez-de-chaussée d'un hôtel particulier situé au coeur de la ville.
La révolution n'est pas dans la façon de déguster les hamburgers. "On les mange toujours avec les doigts", explique le chef. En revanche, les produits utilisés sortent de l'ordinaire pour un fast food, puisqu'ils proviennent en majorité de fournisseurs locaux. Pascal Favre d'Anne cite le Moulin de Sarré à Gennes pour la farine, La Rosée des champs à Doué-la-Fontaine pour les légumes, Les Vergers de la cochetière à Champigné pour les pommes.
En outre, la viande utilisée est du rôti de boeuf, le fromage du comté, la sauce béarnaise faite « maison », même chose pour les vinaigrettes et, bien sûr, pour les frites. Quant au pain d'alise, "base de tous nos burgers", c'est une recette ancestrale angevine mise au goût du jour.
Plus insolite encore : "tous nos sodas sont fabriqués à Cholet."
Ouvert 7 jours sur 7
Une première version du fast-food façon Pascal Favre d'Anne a vu le jour dès 2010, dans le cadre de Terra Botanica, premier parc européen consacré au végétal, à Angers. Cette fois, en centre ville, il s'adresse à tous en ouvrant « VF » 7 jours sur 7, de 11 heures à 23 heures, "comme aux États-Unis". En marge des hamburgers, il propose aussi woks, salades et desserts. Le tout à emporter ou à consommer sur place dans un espace de 280 m2, doté de 170 places et d'une terrasse intérieure.
Côté tarifs, il faut compter 8,90€ pour un menu burger-frites-boisson. Ou encore 5,90€ pour le Burger Tradi au pain cuit minute, avec viande de boeuf émincée et béarnaise. Enfin, le vert étant une source d'inspiration pour pascal Favre d'Anne –sa veste de chef est de cette couleur et la déco de la salle de « VF » aussi-, il a tenu à privilégier le développement durable au sein de son fast-food. Ainsi les emballages, en carton et fabriqués dans le Maine-et-Loire, sont-ils recyclables. Et les salariés, comme les clients, sollicités pour participer au tri sélectif au sein du restaurant. Un exemple à suivre.