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vendredi 11 mars 2011 15:28 Le décès dramatique d’un client quelques heures après avoir consommé un repas dans une enseigne de restauration rapide a remis sous le feu de l’actualité les conséquences gravissimes que peuvent avoir des manquements aux règles élémentaires d’hygiène. Des gestes simples mais incontournables permettent néanmoins d’éviter de prendre des risques. Piqûre de rappel.
Il n’est d’ailleurs pas inutile de rappeler ce que souligne l’arrêté ministériel du 9 mai 1995 réglementant l’hygiène des aliments remis directement au consommateur : “Les professionnels sont civilement et pénalement responsables des problèmes subis par leurs clients après avoir consommé des aliments achetés dans leur établissement. Tous les aliments vendus doivent être sains et non contaminés.” Qu’est-ce que le staphylocoque doré et comment se transmet-il ? Le staphylocoque doré est une bactérie pathogène, qui produit une toxine responsable de troubles importants de la digestion. Quelques heures (entre 1 et 6 heures) après son ingestion, la victime souffre de violents vomissements, accompagnés de nausées, de diarrhées et de maux de tête. Néanmoins, même chez des personnes en parfaite santé, on trouve des staphylocoques dorés au niveau des fosses nasales, de la bouche et de la gorge. En milieu professionnel, la transmission se fait : • par des mains non lavées ; • par des mains infectées et non protégées par des gants ou/et des doigtiers ; • en éternuant, en crachant, en toussant ou en postillonnant. Le staphylocoque doré crée des lésions qui favorisent sa diffusion. Ce sont des infections visibles sur la peau avec production de pus : • furoncles ; • panaris ; • impetigo. Un professionnel avec de telles infections aux mains ne doit plus manipuler d’aliments. Les autres bactéries pathogènes Mais attention, il existe aussi d’autres bactéries pathogènes. Il convient d’abord de rappeler que le pouvoir pathogène d’une bactérie dépend de trois éléments: • la rapidité à laquelle elle se multiplie ; • sa capacité à produire des toxines ; • le pouvoir de résistance de la personne contaminée. Voici un récapitulatif des principales de ces bactéries :
La maladie du ver du hareng Il existe un autre danger : celui que cause le poisson cru avec l’anisakidose ou maladie du ver du hareng. Cette maladie est provoquée par un ver qui vit dans l’estomac des mammifères marins (dauphins, baleines). Les œufs des vers sont éliminés par les matières fécales des animaux et éclosent dans l’eau ; les larves sont ensuite ingurgitées par des petits crustacés, qui sont eux-mêmes ingérés à leur tour par des poissons. La plupart des poissons de consommation courante peuvent être touchés (hareng, maquereau, morue, merlan, lieu…). Les conséquences pour l’organisme sont très virulents : la maladie se manifeste quelques heures après l’ingestion du poisson parasité. Les larves provoquent des douleurs gastriques, éventuellement nausées, vomissements ou diarrhées. La prévention est simple : le poisson doit être congelés pendant 24 heures à - 20°C avant une consommation crue.
A lire aussi : Hygiène & HACCP : le minimum pour être prêt pour un contrôle
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