New York : les hôtels tournent à plein régime
mardi 20 avril 2010 12:40
New York (ETATS-UNIS) Face au flot de touristes bloqués par les cendres du volcan Eyjafjöll, les hôtels sont pleins à craquer. Alors que certains établissements sont accusés d’augmenter leurs prix, plusieurs initiatives se mettent en place comme des réductions et des services en plus.
 | | Le Ace Hotel, à l'angle de Broadway et de la 29e rue, à New York. |
Volcano’. C’est le nom de code pour bénéficier du rabais de 15 % négocié par la mairie de New York et l’agence de tourisme de la ville NYC & Company avec une trentaine d’hôtels de la Grosse Pomme. Au coin de Broadway et de la 29e rue, le Ace Hotel applique cette ristourne : le tarif de la nuit à 249 $ (environ 184 €) baisse donc de 15 % sur présentation du billet d’avion. Lundi dernier, au matin, impossible de parler avec Jan, le directeur de l’hôtel : il est bloqué à Amsterdam. Brandon, le ‘front desk manager’, explique qu’il reste quelques chambres disponibles et que l’hôtel offre le café. Maigre consolation pour les clients bloqués comme Philippe Goldman, un Français qui devait regagner Paris la veille au soir. Cela ne sera probablement pas avant mercredi, dans le meilleur des cas.
Parmi les autres hôtels pratiquant le rabais, le Morgans, le Plaza, le St. Regis (Starwood). “Ils restent très chers et sont bien souvent complets”, râle un touriste bloqué à New York, qui attend devant le consulat dans l’espoir de recueillir des informations. “On vient de repayer une nuit d’hôtel à 277 dollars. On est sur la paille”, explique-t-il. Nombreux sont les touristes bloqués qui accusent les hôtels de pratiquer des tarifs élevés. Pour les hôtels, ‘ash’ (cendres) rime avec ‘cash’, titrait ainsi la chaîne ABC. Mais la hausse des prix est liée au fonctionnement même des hôtels, dont les tarifs varient en fonction de la demande, explique une source de l’industrie. “Quand le taux d’occupation est élevé, les prix augmentent”, ajoute-elle.
Rendre la situation supportable
Mais pour l’instant, la situation demeure comparable à un vase communicant, selon Kathleen Duffy, responsable de la communication pour le groupe Marriott qui compte 12 hôtels à New York : “Ces derniers jours, nous avons vécu une situation similaire à celle d’une tempête de neige, bien sûr à une échelle beaucoup plus large. Les gens ne peuvent pas partir, mais d’autres ne peuvent pas rentrer sur le territoire. Nous n’avons donc pas de changement drastique. Mais si cela continue, nous allons probablement sentir un impact plus fort.” Le groupe Marriott ne pratique pas quant à lui le rabais de 15 % en raison de sa politique du ‘meilleur prix garanti’ : “Nous ne pouvons pas offrir un rabais à un certain groupe d’individus seulement. Il faudrait l’étendre à tous nos clients”, explique encore Kathleen Duffy. En attendant le retour à la normale, les hôtels mettent peu à peu des services en place. À l’hôtel Andaz de Wall Street (groupe Hyatt), tous les clients reçoivent un snack, un café et un verre de vin gratuit dans le lounge, et des boissons non alcoolisées gratuites dans le mini-bar, tout comme leur sont offerts le wifi et des appels locaux. Rachel Harrison, porte parole d’Andaz explique : “Nous faisons de notre possible pour rendre la situation plus supportable pour nos clients.”
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