L’Élysée hôtel, palais du développement durable
vendredi 26 février 2010 17:09
Châteauroux (36) Pour redonner vie au bâtiment vieillot qu’occupe ce trois étoiles au centre de Châteauroux, son propriétaire Régis Tellier, qui a repris l’affaire en 2005, a décidé de jouer à fond la carte verte.
 | | À l'Élysée hôtel, c'est le développement durable qui préside : on y sert un petit-déjeuner continental et pas de buffet. |
Installé en plein centre-ville de Châteauroux, l’Élysée Hôtel, établissement 3 étoiles, occupe un beau bâtiment de 1913. Mais son propriétaire a décidé de donner un coup de jeune à son décor, devenu un peu vieillot. Mais pas n’importe comment : car Régis Tellier, qui a repris l’affaire en 2005, a de l’ambition. Ou plutôt une ambition : celle d’arriver à concilier le confort de ses clients et le développement durable. Le tout dans un budget raisonné pour cet ancien cadre de France Télécom.
Pas de révolution mais une évolution
La rénovation “mesurée et évolutive” a débuté donc en 2008. Depuis, le système de chauffage a été intégralement changé et 5 chambres sur 18 se sont déjà refait une beauté : “Avant, tout était électrique avec des convecteurs qui ont une consommation démentielle. Alors j’ai fait installer des climatisations réversibles utilisables hiver comme été.” Autre changement structurel, Régis Tellier a installé des éclairages automatiques dans les nouvelles salles de bain “ et je compte faire la même chose dans l’escalier et les couloirs en distinguant chaque étage”. En outre, Régis Tellier ne fonctionne plus qu’au niveau local pour l’ameublement et les tissus : “J’étais allé au salon de l’hôtellerie à Paris pour y rencontrer des professionnels et finalement, j’ai réalisé que j’avais tout intérêt à faire appel à des commerçants et des artisans locaux, pour limiter les déplacements et mon bilan carbone.”
Changer les (mauvaises) habitudes
Régis Tellier veut aussi agir sur les comportements. Par exemple, à l’Élysée, on sert un petit-déjeuner continental et pas de buffet : “j’ai vu trop de gaspis dans les grandes chaînes d’hôtels.” Régis Tellier préfère notamment servir des yaourts achetés sur le marché à des producteurs locaux. “Non seulement, je valorise notre terroir mais en plus, à l’inverse des yaourts industriels, le contenant en verre est revalorisé.” Idem pour les confitures artisanales, servies dans de jolis pots à l’ancienne, à côté de cakes faits maison. Régis Tellier, très concerné aussi par la réduction des déchets, n’utilise plus de serviettes en papier mais en tissu, et réfléchit à mettre des poubelles différenciées dans les chambres, “une pour les déchets secs et l’autre pour ceux humides, ce qui ensuite faciliterait le tri mais ça demande de mettre le client à contribution et là, ce n’est pas gagné”. Régis Tellier se veut optimiste. “J’ai de plus en plus souvent des remarques positives de la part de clients. Ce qui est encourageant.” Pour l’heure, la démarche de Régis Tellier est avant tout affaire de conviction personnelle. En attendant, l’Elysée file vers sa 4e étoile, celle de l’intention verte.
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