Blotti entre deux volcans dans la forêt costaricaine, le Celeste Mountain Lodge est un paradis écolo défendu par Joël Marchal. Après près de vingt ans passés à Vancouver, l’ancien tour opérateur s’installe dans le pays plébiscité par ses clients : le Costa Rica. Révolté par le “consumérisme excessif de nos sociétés”, il fait de la règle des 3 R (Réduire, Réutiliser, Recycler) la devise de son ecolodge ouvert fin 2007 : une décoration minimaliste, des panneaux solaires pour l’eau chaude, des bio-dépurateurs pour les eaux noires, des ‘amenities’ biodégradables, des feuilles de bananier en guise de vaisselle, des pneus pour les murs de soutènement, des lampes en chutes de bois et de tubes métalliques provenant du chantier, des poufs remplis de fibres de noix de coco…
Mission : sensibiliser
Dans ce pays qui figure parmi les leaders du tourisme écolo, Joël Marchal sensibilise la population locale qui “confond encore les rivières avec des poubelles”, tout comme ses clients. Ces derniers reçoivent une fiche de bienvenue dans laquelle sont détaillés la philosophie et le fonctionnement du lodge. On y comprend pourquoi cet établissement moyen de gamme (160 $ la nuit et la pension complète pour deux personnes) n’offre ni sèche-cheveux, ni télévision, ni sodas dans leur emballage plastique, ni douches spacieuses (“elles doivent rester fonctionnelles, ce ne sont pas des spas !”). La fiche s’achève ainsi, aussi franche et directe que son auteur : “Nous vous encourageons à adopter des pratiques similaires chez vous et dans votre style de vie dans votre pays, car il en tient à chacun d’entre nous, citoyens du monde, de le faire.”