D’après une étude du site Hotels.com basée sur un échantillon de 78 000 établissements répartis sur plus de 13 000 destinations, la première partie de l’année 2009 a été éprouvante pour tous les hôtels du monde. Globalement, les prix ont baissé de 17 % au premier semestre 2009 par rapport au premier semestre 2008 (- 16 % en Europe, - 17 % en Amérique du Nord et Asie, - 18 % en Amérique latine).
Par ailleurs, la crise a modifié les cartes de l’hôtellerie internationale. Les villes d’Abou Dabi, de Monte-Carlo et de Genève arrivent en tête, dépassant des villes comme New York et Moscou. Ces dernières, avec des baisses significatives - respectivement de 23 et 39 % -, n’arrivent qu’en quatrième et cinquième position du top 10 des destinations privilégiées. En Europe, hormis Moscou, ce sont les villes de Barcelone et Dublin qui ont enregistré les plus fortes baisses de prix, avec des chambres vendues à un prix inférieur de 27 % à celui de l’an dernier.
Timides signes de reprise en France
D’un point de vue national, la Suisse, le Danemark et la Norvège sont devenues les destinations les plus chères d’Europe avec des prix moyens de l’ordre de 139 €, 119 € et 112 € par nuitée alors que les moins chères reviennent à la République tchèque, la Hongrie avec 71 € et la Pologne avec 73 €.
En France, la période estivale a donné lieu à quelques frémissements de reprise mais ils sont principalement dus à l’augmentation des nuitées des Français, ce qui a en partie compensé la baisse de fréquentation étrangère. Néanmoins, la plupart des villes françaises ont connu une baisse de l’ordre de - 10 % à - 12 %. Parmi les destinations les plus chères, la ville de Deauville arrive en tête, à 175 € la nuit en moyenne (en baisse de 2 % par rapport au premier semestre 2008), suivie par Cannes, à 126 € (- 8 %). Pour sa part, Paris, habituellement citée comme l’une des villes les plus chères au monde, ne se situe qu’en troisième position avec 111 € de prix moyen, suite à une baisse de ses prix de 10 %.