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Actualités

QUE MANGERONS-NOUS DEMAIN ?
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L'enjeu

Goût, qualité et sécurité alimentaire

Les Français, s'inquiètant de plus en plus de la qualité de ce qu'ils mangent, attendent des restaurateurs une totale fiabilité.

D'après une étude Sofres/Comité Chandeleur réalisée en septembre 1999*, 60 % des Français sensibilisés par les derniers scandales alimentaires (vache folle, dioxine, listériose...) et par la disparition des produits naturels ont le sentiment que l'on mangera moins bien, voire beaucoup moins bien, dans les dix prochaines années. Néanmoins, le reste de la population considère que le XXIe siècle ne verra pas la gastronomie et les traditions culinaires disparaître. En effet, inquiétés par la mondialisation, les Français se tournent de plus en plus vers le passé, leurs racines et veulent redécouvrir ou découvrir le plaisir de déguster des produits vrais, des produits qui ont du goût. L'enjeu est donc de taille pour les pouvoirs publics, les agriculteurs, les industriels de l'agroalimentaire mais aussi pour les restaurateurs. Cet enjeu est non seulement français mais aussi européen et mondial. Déjà en 1990, dans le cadre du Marché unique européen, la Commission européenne a adopté toute une série de règlements afin d'éviter la dégradation de la qualité et une concurrence déloyale. Ainsi, divers règlements CEE conduisent les entreprises agroalimentaires et les restaurateurs à respecter les normes ISO 9000 et l'HACCP. En parallèle, la France a dû se battre contre les pays de l'Europe du Nord plus soucieux de l'hygiène que du goût. Elle a réussi à défendre ses produits du terroir et ses fromages au lait cru en faisant adopter les signes d'identification de la qualité et de l'origine. Ces signes d'identification de la qualité et de l'origine dont les attributions ont été bien redéfinies par la loi d'orientation agricole de 1999 seront valorisés dans les prochaines années afin de permettre aux consommateurs et restaurateurs d'acheter en toute connaissance de cause. Fin 1999, les membres de l'Union européenne se sont mis d'accord sur une Politique agricole commune, la PAC, qui devrait conduire les agriculteurs à proposer des produits à la fois bons et sains tout en respectant l'environnement. C'est cette approche révolutionnaire que les quinze entendent bien défendre dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce. En France, des agriculteurs ont déjà décidé de produire autrement et pratiquent "l'agriculture raisonnée" voire l'agriculture biologique. Pour assurer la sécurité alimentaire, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche fait imposer la traçabilité et s'appuie sur le principe de précaution. Quant au goût, ce sera de plus en plus l'affaire de tous : des petits, des grands, des agriculteurs, des artisans, des industriels, de l'éducation nationale... et bien sûr des restaurateurs. De ce fait, au cours de ce IIIe millénaire, les consommateurs de mieux en mieux informés sur la qualité, la sécurité et l'art de déguster seront de plus en plus exigeants sur les prestations des restaurants. Alors à vous de jouer.

m Bernadette Gutel

Que mangera-t-on demain ?

Les craintes principales des Français *

m La disparition progressive des produits naturels au profit des produits artificiels, de synthèse... 67 %
m La multiplication des problèmes de santé dus aux conditions de production des aliments (mauvaise alimentation des animaux, pollution...) 51 %
m La perte de goût des aliments en général 39 %
m La part croissante des plats précuisinés dans notre alimentation 20 %
m La disparition des spécialités régionales et l'uniformisation de la nourriture 20 %
m Extrait du sondage Sofres/Comité Chandeleur réalisé en septembre 1999 auprès d'un échantillon national de 1 000 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus.


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L'HÔTELLERIE n° 2648 Magazine 13 Janvier 2000


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