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Par Claire Cosson

Bernard Granier

Un mari idéal

La passion, l'impatience parfois, de Bernard Granier, 48 ans, ne restent guère longtemps cachées derrière son physique de gentil et sa naturelle discrétion. Lorsqu'il parle de Méridien, la chaîne pour laquelle il travaille depuis 25 ans, sa langue se délie et son accent toulousain réapparaît comme par magie. Formé dans les écoles hôtelières de Toulouse et Lausanne, ce père de deux filles a en effet sillonné la planète toute entière pour servir cette «grande dame de l'hôtellerie». Mais, quand on aime, on ne compte pas! Et notre homme n'a d'ailleurs jamais tenté de compter le nombre de déplacements qu'il a effectués pour sa «dulcinée».

Après des débuts au service du «Cost Control» au Méridien Etoile en 1972, Bernard Granier a ainsi été nommé dans les hôtels Méridien d'Afrique, d'Egypte, des Caraïbes, en Arabie Saoudite et au Soudan. Sans oublier l'Irak, puis l'Asie bien sûr où il occupe le poste de directeur général à Bangkok. Dur à la tâche, il contribue en fait avec force à donner à l'ex-enseigne d'Air France sa taille et sa réputation. Cela se voit ! Et il est rappelé à Paris pour prendre la direction des opérations hôtelières de la division Méridien en Europe. Reste que comme dans tous les couples, arrive le mo-ment de la rupture (suite au rachat de la compagnie par Rocco Forte).

Bernard s'abandonne en 1996 au groupe Concorde. Un départ qui finalement ne sera qu'un simple feu de paille, puisqu'il finit par réintégrer le «domicile conjugal» le 15 septembre 1997 en qualité de directeur du district France, Belgique, Maroc et Tunisie. Depuis, notre hôtelier poursuit sa mission quant au rayonnement de l'enseigne dans la région dont il a la responsabilité. Du pain sur la planche pour notre homme d'autant que la chaîne vient d'adjoindre un nouvel établissement à son district, Le Garden Beach à Juan-les-Pins. Qu'à cela ne tienne, rien ne l'arrête. Il est prêt à tout et notamment à superviser les cures d'embellissement que subissent les deux gros porteurs parisiens et l'unité niçoise (pour un montant de 100 millions de francs en 1998). C'est d'ailleurs en compagnie de Patrick Derdérian qu'il planche sur la mise en place de nouveaux concepts de restauration à l'Etoile et à Montparnasse. C'est en revanche seul qu'il veut faire de la Trémoille (dont la vente n'est apparemment plus d'actualité) le «Boutique Hôtel» de Méridien à Paris. Aucun souci quant aux résultats, sa femme Méridien sera resplendissante pour aborder l'an 2000.


Christophe Deschildre

Bien dans son corps, bien dans sa tête

Il n'est pas du signe du poisson, puisque né un vendredi 13 octobre à 13 heures. C'est pourtant à si méprendre. Voilà en effet bientôt presque dix ans que Christophe Deschildre «barbote» avec une joie intense chez Thalassa International, filiale du groupe Accor. Et, en dépit des bains bouillonnants, des piscines à vagues et autres jeux d'eau liés à ce secteur d'activité, jamais cet homme de 36 ans n'a encore bu «la tasse.» Il faut dire qu'il a été à bonne école ! Elevé dans un milieu médical, Christophe n'appréhende en aucun cas la blouse blanche.

Ajoutons à cela qu'après avoir usé ses fonds de culottes sur les bancs de l'Ecole hôtelière de Tournai (Belgique), notre homme s'est forgé une solide expérience hôtelière faisant ses armes au sein de différentes unités de la chaîne Novotel (Lille-aéroport en 1980, Neuville-en-Ferrain en 1984, Novotel Lille-Centre en 1987)... Il ira même jusqu'à intégrer le service consumérisme du géant français durant huit mois. Mais, chassez le naturel, il revient au galop ! Lorsqu'en 1989 ses supérieurs lui proposent d'assurer l'ouverture du Mercure Les Sables d'Olonne (doté d'un institut de thalassothérapie) en tant que directeur d'hôtel, Christophe sent poindre les ambres marins à l'horizon. Ne résistant pas à l'appel du grand large, il«plonge». Après plus de deux ans passés en Vendée, il rallie la mer Méditerranée, où à Hyères, il lance l'hôtel Ibis et son centre de thalassothérapie. Succès oblige, il reprend les rênes du Thalassa Les Sables d'Olonne en septembre 1996. Désormais fervent adepte du concept «bien dans son corps, bien dans sa tête», Christophe Deschildre et son équipe conçoivent rapidement une cure esthétique marine. Histoire en outre de joindre l'utile à l'agréable, le nouveau patron crée une boutique d'esthétique axée sur les sports et la détente.

Toujours à la recherche du bien-être de ses clients, il augmente les animations aquatiques à l'Espace Forme. Le chiffre d'affaires de ce centre de profit grimpe ainsi de 34% en 1997. Mieux encore ! Il cherche à convaincre tous les publics retraités, comités d'entreprise, tour-opérateurs, corps médical et même intervenants de la filière hôtellerie-restauration (ces derniers bénéficient d'ailleurs d'une remise de 10% en cure avec ou sans hébergement) des bienfaits procurés par un séjour en thalassothérapie. Et ça marche ! Malgré l'arrêt des remboursements de frais de cures sur les Sables d'Olonne, l'établissment affichait un taux d'occupation de 60% l'an passé.

Catherine Giana-Genevrier

L'hôtellerie : une philosophie de la vie

Rien n'irrite plus Catherine que d'être complimentée. Alors n'allez pas lui dire, qu'ici non loin de la promenade des Anglais, à la tête du Palais Maeterlinck, elle contribue à redorer l'image de marque de l'accueil offert sur la Côte d'Azur. Cette Niçoise estime simplement être «utile» en se mettant en quatre pour satisfaire les attentes de ses hôtes. Son truc à elle a d'ailleurs toujours été de servir les autres. Rien ne la prédestinait en effet à faire carrière dans l'hôtellerie. C'est par hasard, si cette jeune femme blonde, la trentaine, a finalement pris les commandes de cette jolie maison , située au cap de Nice.

Cette amoureuse de la Provence, diplômée en sciences économiques et sociales, spécialiste des questions sur la Loi 1901, a dû en fait, alors qu'elle était étudiante, arrondir ses fins de mois. C'est ainsi que Catherine Giana-Genevrier entre au Palais Maeterlinck. Racheté en 1987 par Henri-Ferdinand Lavanchy, homme d'affaires suisse mais aussi propriétaire des clubs de Bonmont (clubs de golf), le domaine, qui s'étend sur près de 3,5 hectares, était à cette période exploité sous la forme d'une association. «Outre cette particularité, ils cherchaient une assistante en communication. J'ai sauté sur l'occasion», avoue Catherine. Au début 1990, l'établissement change de destination et se transforme en une véritable entreprise commerciale : l'hôtel Palais Maeterlinck naît. Connaissant le produit sur le bout des doigts, la jeune femme se voit aussitôt confier le poste d'attachée commerciale, puis celui de responsable commerciale. Fin 1993, à la suite du départ impromptu du directeur de l'unité, Catherine assure l'intérim avant d'être nommée sous-directrice. Mandatée par une société de gestion appelée C.H.Hôtel, elle œuvre aujourd'hui seule à la destinée de cette entreprise et n'a plus guère de complexe à faire à quant à ses collègues hôteliers de la Riviera.

La patronne du Palais Maeterlinck (39 chambres et suites, 1 restaurant gastronomique, 1 bar, 1 hélisurface, des salons...) tire en effet très bien son épingle du jeu. Grâce à une gestion scrupuleuse et de multiples actions de promotion, l'hôtel affichait ainsi en 1996 un chiffre d'affaires de 14 millions de francs et une fréquentation moyenne de 55% (ouverture du 15 mars au 5 janvier). Mais, Catherine progressant toujours mieux dans l'adversité, comptait bien réaliser au minimum trois millions supplémentaires en 1997 et dépasser le seuil des 60% d'occupation. Des chiffres qu'elle n'aura guère de mal à faire évoluer dans les années à venir, sachant que le Palais Maeterlinck vient tout juste de subir une cure de beauté.

Stéphane André

L'homme de bonnes opérations

A 34 ans, Stéphane André est nommé directeur des opérations du groupe Envergure. Une lourde responsabilité quand on sait qu'avec ses marques Campanile, Bleu Marine, Première Classe, Clarine et Côte-à-Côte, cette société n'est autre que le numéro 2 de l'hôtellerie française. Avec son air d'élève appliqué et sa grande discrétion, Stéphane André est cependant loin d'être un parachuté au sein de cette entreprise. Il y assurait en effet la fonction de directeur Campanile International depuis 1993.

Quelques années plus tôt, ce diplômé de l'Ecole hôtelière de Strasbourg et de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Vannes, s'était aussi occupé des exploitations Campanile dans l'Hexagone. De plus, ce jeune Lorrain, s'était fait ultérieurement les «crocs» chez Holiday Inn et avait en outre dirigé sa propre affaire à Lorient. Une solide expérience du terrain qui devrait lui permettre de remplir les nouveaux objectifs qui lui ont été fixés. D'autant qu'ils sont assez nombreux et qu'il va avoir sous son autorité à cet effet les départements Relations humaines, Achats et Service commercial de toutes les enseignes. «J'ai pour mission d'assurer une parfaite synergie entre chacune des marques du groupe et d'apporter une nouvelle dynamique dans leurs orientations», confie avec enthousiasme Stéphane André. Et d'ajouter, «nos enseignes menaient jusqu'à présent leur petite vie tranquille chacune de leur côté, cela doit changer.»

En d'autres termes, le nouveau directeur des opérations entend axer sa politique vers une stratégie multimarques. Figure également dans sa ligne de mire, le redressement de l'activité de la chaîne deux étoiles Campanile qui devrait passer par une «refonte» des prestations offertes actuellement (restauration, décoration de certains établissements...), une fidélisation accrue de la clientèle et des tarifs mieux adaptés en fonction des périodes de la semaine. «Avec la banalisation du produit hôtelier, seuls le service et la qualité de l'accueil feront dans l'avenir la différence auprès des clients. Nous devons améliorer le comportement du personnel à leur égard», précise Stéphane André.

Ajoutons le développement de la chaîne de restaurant Côte-à-Côte et des actions conséquentes à entreprendre dans le réseau Clarine. Voici un joli programme en perspective. A priori, même si Stéphane André affirme toujours ne pas savoir pourquoi il a  choisi ce métier, il n'aura guère le temps d'y songer au cours des prochains mois.


L'HÔTELLERIE n° 2551 Magazine 5 Mars 1998

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