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1986

Enfin, la liberté des prix est accordée !

Cette année-là...

* Le 16 mars, la majorité parlementaire est revenue à l'ancienne opposition, inaugurant ainsi une «ère de cohabitation» entre un président de la République socialiste et une majorité parlementaire de droite. François Mitterrand appelle le chef du parti le plus important, Jacques Chirac, à former un nouveau gouvernement. Dans ce dernier, le poste du Tourisme apparaît en demi-teinte, rattaché aux fonctions du ministre de l'Industrie et des PTT attribuées à Alain Madelin. Alain Madelin confie le Tourisme à son secrétaire d'Etat Jean-Jacques Descamps.
* La FNIH est surprise par l'annonce deux ans à l'avance de la candidature de Jacques Thé à la présidence en octobre 1989...

* Le 3 décembre, les professionnels obtiennent enfin du gouvernement ce qu'ils attendaient depuis des années : tous les prix des hôtels-cafés-restaurants sont libres à partir de cette date.
* En juin 86, le SMIC passe à 26,59 F et le SMIG à 14,01 F puis en juillet le SMIC passe à 26,92 F et le SMIG à 14,04 F.
* Les trois étoiles accordées par Michelin à La Côte St-Jacques à Joigny marquent l'entrée au firmament de Michel Lorrain.

 
A l'occasion du baptême d'Euro-Toques, Jacques Delors entouré de Paul Bocuse, Pierre Romeyer et des membres d'honneur.

Normes hôtelières : la guerre des bidets

Le 19 février, après deux ans de négociations et de discussions, et à la veille d'être nommé Garde des Sceaux, Michel Crépeau signe in extremis l'arrêté modifiant les normes hôtelières. Une nouvelle catégorie sans étoile fait son apparition. Sur le plan technique, diverses modifications précisent le taux de confort, notamment au niveau des sanitaires : surface minimale et obligation ou non d'un bidet dans toutes les chambres selon la catégorie. Les hôtels de tourisme ont cinq ans pour se mettre en conformité, mais Michel Crépeau n'a pas réussi à faire l'unanimité. Il fait des heureux : la FNIH et la Confédération qui rappellent «leur attachement à l'existence de normes dans l'hôtellerie» mais aussi des mécontents : les dirigeants de la CNRH qui n'y vont pas par quatre chemins pour baptiser Michel Crépeau «ministre des bidets».

 

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Les prix : enfin une bonne nouvelle

Promise depuis les élections du 16 mars, inscrite dans le programme économique du nouveau gouvernement, la liberté des prix est accordée à l'ensemble des restaurants, hôtels et cafés.Après 40 ans de régime d'économie administrée, les professionnels retrouvent enfin la liberté de gestion.

 

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Enseignement : le nouveau CAP de cuisinier

Plusieurs mois de réflexion et de réunions ont été nécessaires à la rénovation du CAP de cuisinier, diplôme devenu «vieillot». Les principales caractéristiques du nouveau CAP dont la première session aura lieu en 1989 portent sur cinq points. Parmi ces derniers notons : le retour à un CAP unique par la suppression de l'option cuisine de collectivités, la suppression dans les programmes de la liste des plats imposés et son remplacement par la connaissance des techniques culinaires de base et l'importance particulière apportée aux sciences appliquées concernant l'alimentation, l'hygiène, l'équipement, l'installation des locaux.

t Création de la «Maison de la France»

Jean-Jacques Descamps, secrétaire d'Etat au Tourisme, entame une refonte complète de la Direction du tourisme. Pour représenter ce secteur auprès de toutes les administrations et pour réaliser la mesure permanente du tourisme dans l'économie française, il nomme F. Frangialli auparavant conseiller à la Cour des Comptes, Directeur de l'industrie touristique. Pour doter la France d'une véritable image, il crée le poste de «Conseiller à l'image touristique de la France» et le confie à M. Olivereau, président des Relais & Châteaux. Pour assurer la commercialisation de la France, il lance la «Maison de la France» dont la présidence est confiée à Christian Frankaert, président de la S.C.A.C. entouré de MM. Duvergé et Selmana.

 

Les enseignes poursuivent leur développement

* Méridien lance les hôtels Eldorador, une formule mise au point par Jet Tours et reprend l'ancien NovaPark Montparnasse, un «gros porteur» de 1.000 chambres.
* Le 24 juillet, le Tribunal de Commerce d'Evry prononce la mise en redressement judiciaire de la SOGECLIF, la société d'exploitation de la chaîne Climat de France. Dès le mois de juillet, Arcade, Elitair et Ibis font valoir leurs ambitions.
* Dans le cadre de son développement aux USA et au Canada, France Accueil conclut avec la Coface un contrat d'assurance prospection qui constitue une véritable première dans le monde du tourisme.
* La Compagnie Internationale des Wagons-Lits présente les nouvelles enseignes du groupe qui se déclineront sous le terme générique de «Pullman International Hôtels». A partir du 25 mars 1987, ces hôtels seront classés sous les enseignes : Pullman, Altéa, Arcade, Primo, PLM Azur.
* Pour 1986, Accor annonce 220 millions de bénéfices pour un CA de 13 milliards.
* Marriott inaugure à Orlando en Floride le Centre Marriott Orlando : 1.503 chambres, 6 restaurants et des salles de congrès d'une capacité de 40.000 «square-foot».

 

En bref...

* L'ANDIHTA, qui a la charge de mettre en place le système de réservation télématique Sesamtel, présente Rifotel, le système de disponibilités de dernière minute des hôtels de l'Ile-de- France.
* Le 28 février, Jack Lang, ministre de la Culture, se rend à Ecully, pour baptiser officiellement l'ENAC : l'Ecole Nationale d'Art Culinaire.
* Euro-Toques est baptisée sous l'œil attentif du Président de la CEE, Jacques Delors. Cette communauté européenne de cuisiniers se donne pour objectifs la protection, la défense, la recommandation de tous les produits qui sont utilisés tous les jours par les cuisiniers de la CEE. Elle veut s'informer et intervenir auprès des instances européennes dans la politique agricole commune .
* Le 12 septembre, la ville de Belley inaugure la Fondation Brillat Savarin, une institution fondée par Accor, BSN et Carrefour. Formation, information et promotion des arts culinaires, telles sont les ambitions de cette fondation.
* Le CEPME lance Promotour Investissement pour aider le financement de projets de dimension modeste et Avenir Tourisme pour les projets d'un montant supérieur à 100 millions de francs.


L'HÔTELLERIE n° 2500 Hebdo 6 Mars 1997


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