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Actualités

VIE PROFESSIONNELLE

AG de l'Umih 04

TVA À 5,5 % : BALLON D'OXYGENE

Les professionnels des Alpes-de-Haute-Provence sont derrière André Daguin, présent à leur assemblée générale pour défendre la TVA à 5,5 %. Avec le département alpin voisin, ils n'avaient d'ailleurs pas hésité à barrer, pendant 2 jours, le col du Mongenèvre vers l'Italie.


De gauche à droite, M. Bardot, président de la CCI 04, André Daguin, et Jean-Claude Redolfi, président de l'Umih 04.

Ce n'est pas un scoop. André Daguin, président national de l'Umih, martèle inlassablement qu'il faut un seul poids, une seule mesure pour l'ensemble des professionnels de la restauration. En clair : la TVA pour tous à 5,5 %. Présidant l'assemblée générale de l'Umih 04 le 13 mai dernier, il n'a pas failli à la tradition. Il a d'ailleurs été suivi par les adhérents du syndicat professionnel (30 % des établissements) qui lui ont remis un chèque de 3 000 e pour financer sa bataille. Il faut dire qu'ici, dans ce département de 120 000 habitants où la restauration connaît des difficultés, la mesure serait considérée comme un ballon d'oxygène. De ce point de vue, André Daguin est confiant : "Quelle que soit la majorité qui se dégagera lors des élections de juin, la mesure devrait être opérationnelle au 1er janvier 2003 puisque droite comme gauche l'ont inscrite à leur programme." Et d'ajouter : "Nicolas Sarkozy s'est engagé, au nom de Jacques Chirac, à la faire inscrire au collectif budgétaire de juillet pour vote en novembre." Il conseille cependant aux professionnels d'utiliser le différentiel de TVA pour "embaucher, investir et mieux rémunérer le personnel". Il ajoute : "Pour trouver du personnel, pas de miracle. Il faut le payer un peu plus et le faire travailler un peu moins longtemps. Sinon, il ira vers des entreprises où l'on travaille seulement le midi et jamais le week-end. Il faut aussi lui permettre de s'épanouir dans son travail." Autre recette d'André Daguin empruntée à Marc Blondel : "Le jour où l'on aura plus intérêt à travailler qu'à rester au chômage, le problème sera résolu." Enfin, dernier conseil du président national, celui d'utiliser l'outil Internet "qui permet à un petit établissement de faire jeu égal avec les autres" et de s'engager à fond dans la démarche qualité, "véritable argument commercial permettant de dégager une élite".  

Plan de développement touristique
Ce conseil a fait mouche dans un département où l'avenir touristique est, incontestablement, devant lui. Il était temps, avec 8 % d'établissements hôteliers disparus ces 10 dernières années, la moitié des hôtels non classés, les deux tiers des touristes s'installant dans le sud du département - Verdon en particulier -, et une clientèle plutôt locale. Les Alpes-de-Haute-Provence ont encore du chemin à parcourir pour se faire une forte notoriété. Pourtant, outre ses atouts touristiques, le département possède une carte maîtresse, celle de l'accord parfait entre les professionnels (CCI, CDT...) quand il s'agit de tirer dans le même sens.
Invités par le président Jean-Claude Redolfi à l'AG de l'Umih 04, ils ont insisté sur un plan stratégique de développement touristique 2000-2006 centré sur 3 axes prioritaires (sports, santé, rural) et 4 grands types d'actions : amélioration de l'information, organisation de l'offre, communication, renforcement de la compétitivité des entreprises. De ce point de vue, les projets sont nombreux : étude de faisabilité préalable à un investissement, augmentation du nombre d'hébergements labellisés du type Logis de France, création du label Auberge de Pays pour les non classés (emprunté à l'Auvergne), et enfin, extension du réseau Bistrots de Pays pour les communes de moins de 2 000 habitants, en particulier en Ubaye et dans le Verdon.
En redynamisant l'accueil, les Alpes-de-Haute-Provence pourrait, sans perdre son authenticité (50 % du territoire est protégé), devenir une destination phare pour la clientèle française. Surtout si le chaînon autoroutier manquant entre Sisteron et Grenoble était enfin construit. "Vital pour désenclaver le département", concluait Jean-Claude Redolfi.
D. Fonsèque-Nathan zzz74v

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L'Hôtellerie n° 2773 Hebdo13 Juin 2002 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE

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