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Actualités

VIE PROFESSIONNELLE

Umih 24  

La Dordogne ferme à deux heures

La préfecture reconduit l'autorisation de fermeture tardive en saison d'été. Les professionnels sont satisfaits, mais iraient volontiers au-delà.


La charte écrite en 1995 aura finalement été une démarche très positive.

Ouvrir jusqu'à 2 heures du matin, soit une heure plus tard que prévu. Le décret préfectoral publié en Dordogne à l'approche du 1er mai concerne les cafés et débits de boissons (environ 2 000 établissements) de l'ensemble du département, l'un des plus touristiques de France. Au siège périgourdin de l'Umih, on ne cache pas sa satisfaction : "Nous avons été dans un passé récent, en 1995, les tout premiers à en discuter avec les services préfectoraux, souligne la responsable. Une charte de qualité avait été signée entre l'ensemble des professionnels et l'administration, permettant de prolonger les ouvertures de 1 heure, tout en s'engageant à ne pas 'pousser' les consommateurs à la boisson. Leur laisser terminer leur dernier verre avant de s'en aller." La démarche remonte à plusieurs années, mais la charte avait été rendue caduque en 1999, face à la montée des accidents de la route liés à l'alcoolisme, et à la politique mise en place par le nouveau préfet de l'époque.
"Un report de fermeture ne correspond pas à la volonté politique de ces dernières années, rappelle-t-on à la fédération. Mais, nous restons en Dordogne dans les limites du raisonnable, fermant habituellement à 1 heure du matin, et à 2 heures entre mai et septembre."
La charte, si elle a été dénoncée, reste donc en réalité tout à fait effective, les responsables de cafés et de débits de boissons périgourdins bénéficiant pratiquement d'horaires identiques tout en conservant leurs obligations. Une initiative prise par le Syndicat hôtelier, qui a permis de nouer de bonnes relations entre les deux intervenants. "Bien entendu, d'autres verraient avec plaisir arriver des autorisations plus tardives, précise le secrétariat de l'union. Il y a de plus en plus de bars d'ambiance sur Périgueux, qui voudraient aller au-delà pour de multiples raisons. Mais il y a aussi les impératifs sécuritaires, les règlements de police, les soucis sur le terrain des forces de l'ordre dont on doit tenir compte."  

Une saison au bar
Opinion partagée par Jean-Luc Bousquet, président depuis le printemps 2001 de l'Umih 24, et patron du réputé hôtel-restaurant Les Roches aux Eyzies : "En matière de cafés et débits de boissons, nous estimons que cette autorisation est suffisante, souligne-t-il. Nous en avons discuté avec Xavier Darcos, maire de Périgueux, et nous savons bien que, légalement, il est difficile d'aller au-delà des ordres préfectoraux, et finalement des réalités." Le responsable syndical (dont l'organisme représente en Dordogne un tiers des effectifs) souligne également les différences existantes entre les diverses catégories professionnelles : "Si pour un café, 2 heures du matin en été est une bonne heure, nous comprenons parfaitement que les discothèques veuillent 3 heures, voire 4 heures, voire encore plus. Mais nous ne sommes pas dans le même métier, et les différences de besoin sont grandes entre débits de boissons et boîtes de nuit."
Sur le fond, les professionnels s'estiment relativement satisfaits de cette situation. La charte écrite en 1995 aura finalement été une démarche très positive, puisqu'elle aura été à la naissance de l'actuelle politique préfectorale.
"N'oublions pas non plus, affirme Jean-Luc Bousquet, qu'ouvrir plus tard que 2 heures, c'est empiéter sur le travail justement des discothèques, qui, en été, restent ouvertes beaucoup plus tard. Mais, sur le fond, il faut bien reconnaître que la saison est restrictive. L'idéal pour beaucoup de nos adhérents serait de voir l'autorisation perdurer tout au long de l'année, hiver ou pas." zzz24 zzz28

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L'Hôtellerie n° 2769 Hebdo 16 Mai 2002 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE

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