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Finistère

Le Syndicat de l'hôtellerie mobilise

Hubert Jan, le vice-président fouesnantais, en l'absence du président Noël Le Quéré, a lancé un vibrant appel à la mobilisation de ses collègues. Moins de 10 % des adhérents au syndicat, lequel ne rassemble qu'à peine la moitié des entreprises recensées, assistaient à l'assemblée générale 2001 à la mairie de Plouider.

Une réunion néanmoins fructueuse qui a démarré sur un point fixe présenté par Hervé Bécam, restaurateur à Plouider. L'année 2000 devait confirmer les bonnes tendances enregistrées en 1999, mais la marée noire puis les inondations de fin d'année, qui ont touché 180 entreprises hôtelières du département, l'ont dramatiquement pénalisée. Pour ce qui est des bars et discothèques, la situation ne s'est pas améliorée elle non plus. Beaucoup d'affaires sont en difficulté et en vente. En 2000, on aura enregistré 94 défaillances d'entreprise, redressements ou liquidations judiciaires, dont 53 en débits de boissons, soit sur 1999 et 2000 un total de 105.

Au nom de l'efficacité
La situation ainsi brossée, Hubert Jan a insisté sur le dossier de la représentation de la profession. Il est évident qu'il est indispensable de regrouper le maximum de professionnels pour être efficace et crédible. "La mobilisation de la profession est le plus bel encouragement que peut espérer une équipe de responsables compétents et dévoués", a-t-il déclaré. Actuellement, le syndicat regroupe 1 500 entreprises, ce qui est beaucoup et trop peu à la fois. D'où la décision des administrateurs du syndicat d'intensifier les contacts avec les professionnels non-adhérents et de susciter de nouvelles vocations syndicalistes patronales. "L'adhésion syndicale doit être vue comme une marque de professionnalisme et chaque professionnel doit être bien conscient que l'on ne peut rien si l'on ne dispose pas des moyens nécessaires", a réaffirmé l'hôtelier-restaurateur fouesnantais.
Trois ateliers ont été constitués pour réfléchir sur trois grands thèmes de la profession : le social, c'est-à-dire l'amélioration et la réduction du temps de travail, la convention collective, le recrutement et la formation, avec Hervé Bécam et Anne Tailleux de l'Umih, la restauration avec Hubert Jan et Jean-François Le Maître, les bars et discothèques avec Michel Le Goff et Xavier Dano. Des dossiers lourds qui ont occupé le devant de la scène tout au long de l'année 2000, et qui sont plus que jamais d'actualité, comme la réduction de la TVA en restauration à 5,5 %. Et que refuse toujours le ministre des Finances. D'où les manifestations que l'on sait.

Un blason à redorer
Autre gros dossier préoccupant, celui du recrutement et de la formation : premier objectif, faire mieux connaître les professions hôtelières en mettant en avant ses atouts sans cacher ses contraintes. "Il faut rendre nos entreprises plus attractives sinon demain nous ne trouverons plus personne à embaucher, estime Hervé Bécam. Cela commence par des efforts sur les conditions de travail, mais il faudra imaginer d'autres avantages comme des primes sur le chiffre d'affaires, une assurance complémentaire ou des logements pour nos salariés. L'appel est lancé aux bonnes idées des uns et des autres. Dans l'immédiat, des actions seront menées auprès des écoles. Nous devons nous mobiliser pour redorer le blason de nos métiers."
A. de Sigoyer


Il est indispensable de regrouper le maximum de professionnels pour être efficace et crédible.

En chiffres

L'industrie hôtelière du Finistère, y compris les métiers de la nuit, représente 4 588 entreprises (source Circo), dont 1 460 sans personnel et 3 128 avec des salariés, 19 000 actifs dont 14 700 salariés, sans compter les apprentis et les stagiaires, 460 MF de masse salariale et 4,6 MdF de CA annuel.

La RTT, faut y passer

"La RTT, il va bien falloir y arriver, progressivement certes, par étape, avec par exemple de 43 heures à 39 heures d'abord puis, dans quelques années, de 39 heures à 35 heures. C'est d'autant plus une obligation que nous connaissons de plus en plus de difficultés pour recruter du personnel à cause des conditions de travail de nos métiers. Il faut savoir que cette RTT s'accompagne de mesures financières importantes. Ce serait dommage de ne pas en profiter, mais pour cela, il nous faut un accord de branche."
Anne Tailleux, spécialiste de l'Umih, a rappelé que la loi Aubry I prévoyait une aide financière sous forme d'allégement de charges, sur 5 ans, de 6 000 F par salaire la première année puis de 5 000 F les quatre années suivantes. Il faut qu'un accord soit passé avant le 31 décembre 2001. La loi Aubry II prévoit 21 500 F par an pour un salarié au Smic et cela sans limites dans le temps. L'aide décroît pour les salaires plus élevés.
Le syndicat dispose d'une liste de consultants RTT spécialisés en hôtellerie : Tél. : 02 98 95 12 31

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L'HÔTELLERIE n° 2719 Hebdo 24 Mai 2001


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