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Relais & Châteaux

Savoir mesurer les retombées de la marque

Les adhérents français profitent pleinement des services de la chaîne. D'ailleurs 78 % des réservations via la centrale du groupe sont destinées aux Français. Même tendance pour les chèques Euro et la vente des forfaits.

S'il y avait encore quelques récalcitrants concernant l'apport de chiffre d'affaires réellement généré par la chaîne Relais & Châteaux, ils ont été servis. A l'occasion d'une réunion nationale française, qui s'est déroulée le 4 octobre dernier au Pavillon d'Armenonville, Régis Bulot, président du groupement, a effectivement levé le voile sur la contribution du réseau à ses adhérents. Et les résultats s'avèrent plutôt éloquents en ce qui concerne notamment les établissements français (au nombre de 143 en 2000).
A commencer d'ailleurs par le bilan de l'année 1999 pour la centrale d'information et de réservations. Malgré un exercice de consolidation suite au changement de système (la chaîne travaille aujourd'hui avec RezSolutions), la centrale de réservations continue effectivement sa progression avec 51 000 nuitées en 1999 représentant un volume d'affaires de 77 millions de francs. Près de 78 % des réservations enregistrées sont effectuées à destination des membres français contre 19 % pour les Relais & Châteaux européens et 3 % aux autres.

Chèques Euro
Un apport important qui devrait encore monter en puissance au cours des prochains mois avec la mise en place progressive de la nouvelle centrale (le référencement sur les GDS n'a débuté qu'à partir de juin dernier). En témoignent d'ailleurs les bons scores hexagonaux réalisés de mars à août 1999. Via le système RezSolutions, le Château de Marçay atteint d'ores et déjà 543 nuitées, soit 805 296 francs de chiffre d'affaires (PM de la réservation : 1 485 francs).
Le château de la Chèvre d'Or bénéficie lui aussi de très bonnes retombées avec 473 nuitées soit plus d'1,2 million de chiffre d'affaires (PM de la réservation : 2 664 francs). Tout comme Le Vieux Logis avec un CA de 433 857 francs pour 316 nuitées.
Reste que les autres produits lancés par la chaîne, tels le chèque Euro (décliné en trois valeurs) et les forfaits Relais & Châteaux, profitent eux aussi largement aux professionnels français. A tel point par exemple que le chèque Euro dont le volume d'affaires devrait se stabiliser à 30 millions de francs cette année, est utilisé à plus de 90 % dans les Relais & Châteaux et Relais Gourmands en France.
Quant aux forfaits créés en 1997 et aujourd'hui uniquement en application à travers l'Hexagone, ils pèsent près de 12 millions de francs. Autant d'éléments positifs qui, bien sûr, peuvent séduire des candidats potentiels. Sachant que, parallèlement, le réseau Relais & Châteaux multiplie ses opérations de promotion au niveau international à travers l'organisation de showcases, la participation à de nombreux salons (Salon Elegance à Bruxelles, Privilège à Anvers, WTM, Fitur, BIT, ITB, Tür) et de sales Blitz (Tokyo, Canada).

Qualité
Reste que la chaîne n'entend pas revenir sur ses critères de sélection. Au contraire ! "Nous formons certes la délégation la plus nombreuse au sein de la chaîne avec 143 établissements en l'an 2000 (33 %) et au sein des instances dirigeantes", a indiqué Régis Bulot.
Et d'ajouter fermement : "Cela ne doit pas nous empêcher de veiller à toujours améliorer la qualité de nos maisons. Nous devons d'ailleurs, à ce titre, être encore plus rigoureux et ne pas hésiter à nous séparer des unités, qui pour des raisons qui leur sont propres, ne se maintiennent plus au niveau." Une attitude claire et nette qui s'illustre par l'arrivée en 2000 de seulement six nouveaux membres français pour neuf départs.
Et en parlant de qualité, les Relais & Châteaux français ont évidemment été amenés à s'interroger durant leur réunion sur les effets de l'application de la loi sur la réduction du temps de travail au niveau de leurs prestations. Ne souhaitant en aucun cas se substituer aux syndicats professionnels, Régis Bulot et ses équipes ont donc organisé un débat inédit sur le sujet. Après un tour d'horizon pratique du droit du travail et de ses évolutions récentes, tenant notamment à la réduction du temps de travail (ARTT) réalisé par le cabinet d'avocats CS (Cédric Seguin), les adhérents ont pu échanger leurs idées sur la question.
C. Cosson

Réduction du temps de travail

Michel Guérard explique qu'il envisage d'offrir une cuisine plus simple le midi afin de rationaliser le travail de ses équipes tout en simplifiant certaines de ses recettes. "Je vais également mettre en place une brigade sur la fabrication et une autre spécialisée sur l'envoi", a précisé le chef. A condition de bien analyser ses fonctionnements internes, peut-être les entreprises ne sont-elles pas toutes condamnées à fermer deux ou trois déjeuners par semaine ?

 

Liste des départs français

- Le Manoir
- Alain Ducasse
- La Bastide de Moustiers
- Le Ski d'Or
- Restaurant Million
- Hélène Darroze
- Les Prés Fleuris
- Le Grand Large
- Les 7 Molles

 

Nouveaux membres français

- Hameau Albert 1er, Chamonix (Haute-Savoie)
- Ombremont, Le Bourget-du-Lac (Savoie)
- L'Arnsbourg, Baerenthal (Moselle)
- La Bastide Saint-Antoine, Grasse (Alpes-Maritimes)
- Le Club de Cavalière, Cavalière (Var)
- Le Moulin de Lourmarin, Lourmarin (Vaucluse)


La Bastide Saint-Antoine.


L'HÔTELLERIE n° 2637 Hebdo 28 Octobre 1999


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