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Tourisme d'affaires

La satisfaction des hôteliers toulousains

A Toulouse, le paracommercialisme qui se développe en matière d'accueil des séminaires d'entreprises ne préoccupe pas les professionnels. La conjoncture est bonne, chacun trouve sa place pour l'instant...

Comme la plupart de ses collègues, Jean-Paul Angrand, directeur du centre des congrès Pierre Baudis de Toulouse, reste relativement indifférent vis-à-vis du paracommercialisme qui se développe en matière d'accueil de séminaires. "Toulouse est une ville dynamique avec une forte demande en matière de tourisme d'affaires. En ce moment, il y a du travail pour tout le monde, y compris pour les organismes non professionnels équipés des infrastructures pour accueillir des séminaires. Quand le gâteau est conséquent, tout le monde peut manger..." Ainsi, après Entiore (la cité de l'entreprise), la maison de la CCI, la Cité de l'Espace, la CPAM de Haute-Garonne, la salle municipale du Sénéchal, Météo France et d'autres, le Zénith a également ouvert ses portes, proposant à son tour d'accueillir des conventions et des séminaires d'entreprises.

Des offres complémentaires
Une liste de plus en plus longue et des prix nettement inférieurs par rapport à ceux des professionnels de l'hôtellerie. "Mes concurrents se situent dans le créneau des manifestations qui accueillent 150 personnes, ce qui n'est pas le cas des structures citées. Les organismes municipaux, de leur côté, se contentent des manifestations culturelles et sportives qui ont un budget réduit." Pour le responsable du centre des congrès qui accueille 230 manifestations et 43 000 personnes par an, le véritable concurrent a pour nom Diagora. Ce centre des congrès dispose de salles de 10 à 500 places avec un hôtel.
Autres critères évoqués par les professionnels pour différencier leur offre : la qualité du service. "Les prestations de services haut de gamme constituent notre meilleure défense. Au niveau de l'organisation d'une manifestation, les organismes non professionnels ne peuvent pas concurrencer les grands hôtels qui disposent d'une salle de visioconférence, des derniers équipements informatiques et sont capables d'assurer un accueil personnalisé, commente Bertrand Jacob, responsable des gros porteurs du groupe Accor pour tout le Sud-Ouest. C'est ce professionnalisme que les entreprises prennent souvent comme critère fondamental. Pour les grandes sociétés nationales ou internationales, le prix n'a pas beaucoup d'importance."

Un bénéfice pour les hôtels
Un avis partagé par Fabrice Neto, directeur commercial de l'hôtel quatre étoiles Crowne Plaza à Toulouse. "Nous avons les structures d'accueil pour recevoir des petits séminaires d'entreprises qui rassemblent jusqu'à 100 personnes. Mais le développement du paracommercialisme dans ce secteur ne nous pose aucun problème pour l'instant. Au contraire, ces structures nous ramènent de la clientèle, en générant un business supplémentaire. Il faut bien héberger tous ces congressistes." Affichant un taux d'occupation de 98 %, le Crowne Plaza (162 chambres) ne semble pas souffrir de la concurrence. "Au cours des six dernières années, Toulouse a doublé ses capacités hôtelières en grande partie grâce à la progression du tourisme d'affaires. Aujourd'hui, le paracommercialisme ne pose pas un problème fondamental car on n'en sent pas les effets négatifs. Mais à la moindre régression des activités, les querelles vont certainement éclater", conclut Bertrand Jacob.


"Au cours des six dernières années, Toulouse a doublé ses capacités hôtelières."


L'HÔTELLERIE n° 2637 Hebdo 28 Octobre 1999


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