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Coup de cœur, coup de colère

Vous avez la parole

Cette profession vous passionne et vous aimeriez que ses problèmes soient davantage pris en compte. Vous êtes nombreux à nous écrire pour nous faire part de vos coups de cœur comme de vos coups de colère. Quelques morceaux choisis dans lesquels vous vous retrouverez.

Sans réponse
J'ai été demandeur d'emploi durant 3 ans. J'ai envoyé plus de 100 candidatures aux employeurs en direct par des annonces de L'Hôtellerie et aucun n'a pris la peine de répondre. Quel dommage.
M. C. P.

Santé ou argent
Je m'insurge avec vigueur contre la nouvelle formule des cotisations perçues par l'AIMT 83 au titre de la médecine du travail et dont le montant est de 420 HT + 86,52 TVA = 506,52 F TTC par salarié. Sachant qu'il s'agit d'une visite médicale équivalente à celle d'un médecin généraliste dont le montant est de 130 F.
S. J. (83)

Réagissons !
C'est avec plaisir que je reçois L'Hôtellerie chaque semaine. C'est un métier passionnant que nous exerçons mais je ne sais pas si je vais rester dans ce secteur. On donne beaucoup de soi-même mais les salaires, bien souvent, ne suivent pas. Bien sûr, il y a les charges qui sont de plus en plus lourdes, une TVA écrasante sans compter les tracasseries administratives dont nous sommes victimes ? Car nous avons un grand tort, nous ne prenons pas les usagers en otage comme ces employés de la RATP ou de la SNCF, et nous ne cassons pas ni n'incendions comme les agriculteurs par exemple. Puisque le gouvernement refuse de nous entendre, faisons des journées mortes. Que tous les hôtels, cafés, restaurants de la France entière ferment une journée et l'on verra bien ce qui se passera. Il est tout de même ahurissant qu'étant le premier pays touristique du monde, les touristes dépensent si peu. Car tous les impôts, charges, etc. sont récupérés sur les prix. Espérons malgré tout qu'un jour cela change enfin.
R. D. S.

Un doux rêve
J'ai rêvé...
A l'aube des 35 heures, notre métier n'a pas su encore digérer les 45 heures (à part les chaînes). Les restaurants font faire 43 ou 45 heures à leur personnel. Ils ne peuvent pas faire autrement, car les coûts salariaux sont trop élevés pour faire face aux besoins réels. Alors vous pensez, 35 heures et même 38 heures par semaine... A moins que les charges soient réduites à leur plus simple expression. A moins que la TVA vienne à 5,5 ou même 10 %. Et que nous puissions respecter ses gains sur l'embauche. Mais je rêve.
D. B. (83)

"Relooker"
Je connais L'Hôtellerie depuis plus de 12 ans et je suis satisfait du contenu. Cependant j'aimerais un format plus sympa, plus coloré, pour lire L'Hôtellerie plus facilement dans les transports en commun, à la cafétéria, à la plage, à l'aéroport... Un nouveau format et plus de couleurs pour l'an 2000. Les abonnés les plus fidèles se lassent de la présentation.
P. G. (92)

Pas content
Je trouve anormal que nous soyons crédités par virement bancaire entre 17 et 20 jours après notre envoi de chèques-vacances à l'Agence nationale pour les chèques-vacances. Ne peut-on pas essayer de réduire ce délai ?
M. R. (44)

Et les DOM-TOM ?
Je pense qu'il n'y a pas assez d'annonces d'offres d'emploi dans les Antilles, à la Martinique et la Guadeloupe. Les annonces, malheureusement, ne correspondent pas à ma qualification.
F. B. (75)

A quoi servent les médecins du travail ?
Je viens de prendre une auberge en gérance. J'emploie un cuisinier et une apprentie serveuse. Deux employés donc deux visites médicales du travail. A quel prix ? 452,25 F par personne. C'est honteux. Ces médecins ne servent à rien. Je préférerais donner 200 F à un généraliste qui serait capable de prescrire des médicaments en cas de besoin. Ils sont juste bons à vous expliquer qu'il faut marcher pendant son temps libre (on ne court pas assez dans la profession), et vous dire qu'il faut se coucher tôt pour bien récupérer ! Pas besoin d'être médecin pour de tels conseils. C'est absolument honteux.
S. P. (73)

N'importe qui fait n'importe quoi
Nous avons acheté un hôtel-restaurant il y a 9 ans. Mon époux a un BTH Cuisine. Ce qui m'a le plus choquée dans la profession, c'est que n'importe qui fait n'importe quoi en restauration avec pignon sur rue. Mais quand défendrons-nous notre profession ? Quand nous déciderons-nous à revendiquer haut et fort que seuls les diplômés en cuisine ont le droit d'être restaurateurs ? Sans diplôme, nous n'aurions pas eu l'idée de nous installer coiffeur, garagiste, plombier, etc. Alors rendons à César ce qui est à César et laissons seulement exceller aux fourneaux, comme chefs, les diplômés en cuisine. Reconnaissons leurs diplômes à leur juste valeur. Mon fils a suivi le chemin de son père : CAP + BP Cuisine, CAP Pâtissier, mais que lui réserve l'avenir dans un monde où tous les cafés servent de la restauration ? et où un peintre ouvre un restaurant ? C'est vraiment humiliant pour ceux du métier de ne pas être considérés.
D. G. (48)

Information
Pourrait-il y avoir dans les prochains numéros des rubriques consacrées aux concours administratifs pour entrer, par exemple, en tant que cuisinier dans l'Education nationale en y incluant les programmes, les calendriers, et ce, dans toutes les académies ou centres d'administration ?
En second lieu, pourrait-il y avoir des rubriques concernant les emplois en collectivités (hôpitaux...) en y expliquant comment accéder à ce statut et quelles démarches il faut suivre ?
Comment et quelles sont les possibilités de travailler dans des grands organismes (ministères, Parlement européen...).
D. G.

Professionnalisme
J'ai travaillé dans le milieu de la restauration et j'exprime toute mon admiration pour le grand professionnalisme du personnel de salle, mais aussi des cuisiniers des restaurants où j'ai pu travailler, déjeuner ou dîner.
E. R. (75)

Immobilisme
Depuis 10 ans que je connais le journal, j'ai l'impression que rien n'a bougé, que tout le monde vit sur ses acquis. Il n'y a rien à lire, aucun dossier constructif à part quelques articles et les hors série. En le lisant, on penserait que les hôteliers sont un corporatisme individualiste et rancunier qui demande toujours sans jamais recevoir. Mais aujourd'hui, ce n'est pas ça. Tout évolue : l'hygiène, l'informatique, la communication, les habitudes, les goûts... Il faut suivre, accompagner et, si possible, devancer tous ces changements. Développer des thèmes autour du marché du travail : les métiers qui marchent, les formations, l'évolution du travail en cuisine, en salle... Facile à dire, reste à vous de le faire.
N. B.

Scandale
TVA Scandale. Charges sociales Scandale. A qui vont profiter les aides pour passer aux 35 heures ? Aux grandes usines qui vont le faire rapidement. Nous n'avons que 7 salariés, nous y serons obligés à l'échéance et nous aurons payé pour eux ! L'exonération de charges à l'embauche serait certainement préférable.
(87)

La voix de la sagesse
En réponse aux propos de F. C. (79), publiés dans le n° 2594 de L'Hôtellerie.
Cela ne vous plaira certainement pas, mais vous avez à la fois la fougue et l'inconscience de vos 22 ans, la hargne, le mépris et l'assurance. Mais cela manque à la fois d'expérience, ne vous en déplaise. J'ai eu 20 ans, un BTH - qui valait à l'époque votre BTS - mais certainement plus de mesure. Je ne rêvais pas et n'en voulais pas au monde entier. Heureuse de travailler, j'étais payée au SMIC et trouvais cela normal. Je vous assure, cela a duré longtemps. A quarante ans, je suis propriétaire de mon entreprise, heureuse de l'être, mieux vaut cela que le chômage auquel j'aurais eu droit à cet âge-là comme avenir. Comme tous les patrons, je paye, je vide les comptes professionnels. Mais je ne concurrencerai jamais McDo, ma formation m'a inculqué
- peut-être bêtement - le goût du travail de qualité. Je vous souhaite un jour d'avoir la chance de diriger une entreprise en France, et nous pourrons à ce moment-là peut-être avoir un dialogue serein. Si vous êtes intelligent, fichez le camp. Ayez du courage, à la place de nous le conseiller, de partir faire votre vie professionnelle dans ces eldorados de rêve que sont les pays étrangers.
(19)

Questions sans réponse
A quand le statut saisonnier pour les établissements ouverts moins de 6 mois (mais dont les dirigeants travaillent tout de même toute l'année) ?
Quels sont les remèdes pour appliquer la nouvelle convention collective et les 35 heures en prenant conscience que le personnel saisonnier est "nourri, logé, blanchi" ?
A quoi sert la taxe professionnelle si ce n'est qu'à aller à l'encontre du bon sens de l'économie ?
A quand la baisse de la TVA ?
Pourquoi avons-nous du mal à trouver du personnel avec les millions de chômeurs ? Et pourquoi ces dits chômeurs vivent-ils mieux que ceux qui travaillent pour eux ?
C. C. (73)

L'injustice des subventions
L'hôtellerie, une profession comme tant d'autres avec une concurrence quelquefois déloyale et financée en plus par la société.
G. Hôtel 3 étoiles, 50 chambres avec restaurant. Travaux de restauration de la façade. Mise en conformité pour la sécurité. Un ensemble d'environ 2 000 000 de francs (ce que j'ai entendu). Subventions assez importantes (je n'ai pas les chiffres).
Cet établissement ferme début novembre, rouvre le 1er mars environ. Pendant 5 mois, le personnel est payé par les Assedic c'est-à-dire la société. Cet hôtel-restaurant, subventionné par la société, affiche des prix de chambre à 220 F la nuit : pour un 3 étoiles c'est anormal. Comment doivent faire les autres hôtels ? J'aimerais avoir vos conseils.
C. M. (50)

Trop, c'est trop !
Nous sommes écrasés par les impôts : charges sociales, taxe professionnelle, URSSAF, GARP, RIPS. Et les majorations d'impôts parce qu'ils ne comprennent pas la situation des PME. On nous envoie directement les huissiers pour sévir. Les augmentations d'eau, EDF-GDF, et nous n'augmentons pas nos tarifs. C'est une catastrophe.
J. A. (75)

Félicitation
Je félicite la personne qui rédige presque toutes les semaines un commentaire sur divers sujets et qui signe PAF. C'est vraiment quelqu'un qui connaît ses sujets. Félicitations.
Mme C. (94)

Bravo et encore merci
J'ai toujours beaucoup de plaisir à recevoir votre journal. C'est très informé et laisse rarement de place à l'amateurisme.
G. L. (34)

Et les jeunes diplômés ?
Beaucoup trop de personnes croient encore que l'hôtellerie est génératrice de multiples offres d'emploi. A 26 ans et diplômé de tout ce qui existe dans le cursus scolaire de notre métier (du CAP au BTS, cuisine, salle et hébergement), il m'est tout de même difficile, voire impossible, de trouver des postes libres. Je parle cinq langues, ai travaillé dans trois pays différents et suis doté d'un dynamisme et d'une volonté de réussir rare. Débutant ma carrière à 15 ans comme serveur, je ne peux que m'enorgueillir d'avoir été tour à tour responsable des bars d'un village de vacances, chef de cuisine d'une ambassade de France, contrôleur de gestion d'une grosse unité, etc. Malgré tout cela, je suis désormais dans une impasse : je suis jeune pour des places à responsabilités mais trop expérimenté pour des postes d'employés. A qui la faute ? Mon impatience de réussir ou une politique de ressources humaines frileuse face aux jeunes ?
S. Sa.


L'HÔTELLERIE n° 2604 Hebdo 11 Mars 1999


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