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Toques d'Auvergne

Projets et nouveaux chefs

Avec sept nouveaux venus ces derniers mois, les Toques d'Auvergne dépassent le seuil des trente adhérents. Et les projets continuent.

Une grande réunion de travail a rassemblé les Toques d'Auvergne chez Jean-Pierre Vidal, à Saint-Julien-Chapteuil (Haute-Loire). Ainsi, le 14 mars prochain, une soirée de détente regroupera les chefs toqués et leurs amis au lac d'Aubusson d'Auvergne (Puy-de-Dôme). Le 27 septembre, la traditionnelle sortie annuelle sera organisée dans la forêt de Tronçais ; les détails seront dévoilés plus tard. Un livre sur les Toques et leur histoire est aussi à l'étude.
Enfin, la nouvelle plaquette de l'association sortira au printemps prochain. Elle recensera toutes les Toques, notamment tous les nouveaux venus qui portent à trente-deux le nombre des adhérents, théoriquement car deux ou trois membres pourraient quitter le groupe avant la mise sous presse.

Parmi les sept nouveaux venus, trois officient dans le Puy-de-Dôme :
Jean-Marc Vindrié (hôtel restaurant Vindrié au pont de Menat) ; Thierry Chelle (les Copains à Ambert) et Jean-Luc Mouty (le Castel Hôtel à Saint-Gervais-d'Auvergne). Les autres viennent de l'Allier : Jean-Luc Sanguillon (la Table de Reugny à
Reugny) ; de la Haute-Loire : Eric Tournayre (restaurant Eric et Marc Tournayre au Puy-en-Velay) ; du Cantal : Hubert Petit (la Reine Margot à Aurillac) et Eric Bouyssou, la dernière recrue, (Hôtel Bel Horizon à Vic-sur-Cère).
"C'est une histoire d'amitié entre collègues, un moyen de mieux se faire connaître sur le plan régional", souligne Eric Tournayre. "Il y a une vraie ambiance." Il a lancé son restaurant gastronomique au Puy en octobre 1986.

Innover sans dénaturer les produits
Pour Jean-Luc Sanguillon, "appartenir aux Toques d'Auvergne, c'est surtout des rencontres et des échanges avec d'autres cuisiniers". Il travaille au maximum avec des produits régionaux : "Je cherche à innover en restant classique et sans dénaturer les produits." Il a repris un bar-hôtel-restaurant à Reugny, à une quinzaine de kilomètres de Montluçon, sa ville natale, il y a quatre ans. Avec une quarantaine de couverts par jour, il a remarqué que de plus en plus souvent les clients "cherchent à se faire plaisir et dépensent plus" que les années précédentes.
Par contre, il est devenu méfiant vis-à-vis des guides. Il a du mal à comprendre pourquoi il avait de bonnes notes comme chef de cuisine et rien, pas le moindre mot, depuis qu'il s'est mis à son compte.
Son confrère d'Aurillac, Hubert Petit, tient la Reine Margot, 70 couverts, depuis plus de cinq ans. Natif de Montmarault (Allier), il a choisi la préfecture du Cantal "pour revenir en Auvergne". Avec un bib gourmand au Michelin, il avoue un penchant pour le poisson qu'il a beaucoup cuisiné aux Antilles, sur la Côte d'Azur, etc. "Nous avons du sandre fabuleux dans notre région", soutient-il. "Les Toques d'Auvergne, c'est la passion partagée pour faire plaisir à nos clients par notre cuisine, des bons produits, une qualité de l'accueil", explique Hubert Petit.
P. Boyer


Eric Tournayre, restaurant Eric et Marc Tournayre au Puy-en-Velay, un bib gourmand au Michelin, aime l'ambiance qui règne aux Toques d'Auvergne.


Jean-Luc Sanguillon, la Table de Reugny à Reugny : "Il faut de l'imagination, savoir innover sans dénaturer les produits."


Hubert Petit, la Reine Margot à Aurillac : "Les Toques, c'est la passion partagée pour faire plaisir aux clients et préserver notre cuisine."


Réunion de travail pour les Toques d'Auvergne, à Saint-Julien-Chapteuil (Haute-Loire).


L'HÔTELLERIE n° 2597 Hebdo 21 Janvier 1999

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