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Concours

Vincent Arnould remporte le Prix Taittinger 1998

C'est le Français Vincent Arnould, du restaurant Le Prieuré (Relais et Châteaux) à Villeneuve-les-Avignon, qui remporte le 32e Prix culinaire international Pierre Taittinger. Un vainqueur modeste, timide et très ému qui a brandi le trophée remis par le danseur Patrick Dupond et Claude Taittinger, p.-d.g. du champagne Taittinger, dans les salons de l'hôtel Concorde La Fayette à Paris.

340 chefs représentant 7 pays européens étaient sur la ligne de départ pour le Prix Taittinger 1998. En finale, ils n'étaient plus que 9. Pour décrocher le titre, les finalistes, réunis dans les cuisines de l'ESCF-Ferrandi à Paris, disposaient de 5 heures. Au programme : une barbue de 2 kg avec trois garnitures dont une à base d'oursins. Le jury, composé de 22 grands chefs français et étrangers, avait la lourde tâche de départager ces 9 professionnels de grand talent. Unanimes, lors de la remise des prix, le soir même, les membres du jury saluaient le "haut niveau" de la compétition.
Séquence émotion. Les 9 finalistes sont sur la scène. La tension monte. Gilles Etéocle, président du jury, commence par donner les noms des six candidats qui ne font pas partie du "tiercé gagnant". A chaque nom prononcé, le couperet tombe et l'atmosphère devient de plus en plus électrique. Ils ne sont plus que trois : deux Français, Vincent Arnould, Arnaud Bignon et un Suisse, Jean-Louis Farjot. Soucieux de maintenir le suspense, Gilles Etéocle annonce le troisième. C'est Arnaud Bignon, du restaurant Montparnasse 25 à Paris. Puis le second : Jean-Louis Farjot, Auberge Auvernier à Auvernier en Suisse. Un palmarès à rebours qui par élimination désigne sans équivoque Vincent Arnould vainqueur du 32e Prix culinaire international Pierre Taittinger. Dans les salons du Concorde La Fayette, c'est un tonnerre d'applaudissements. Or, à ce moment précis, c'est encore le doute et l'incompréhension qui se lisent sur le visage du jeune chef du restaurant Le Prieuré (Relais & Châteaux) de Villeneuve-les-Avignon. Il lui faudra quelques secondes pour réaliser qu'il est bien le lauréat. Et c'est une explosion de joie avec un immense sourire, les yeux légèrement embués, un visage transcendé de bonheur et une évidente timidité que Vincent Arnould offre à un public (500 invités) sous le charme. Gilles Etéocle lui tend le micro pour recueillir quelques mots : "Je remercie Mme Mille, propriétaire du Prieuré, mon chef, M. Chenet et tous mes amis d'Avignon qui m'ont aidé". Quelques minutes plus tard, il confiera : "Mes amis, ce sont les chefs, Claude Lambert et Michel Benet, et aussi M. Meissonnier. Sans oublier mes remerciements à Philippe Gauvreau et Christophe Marguin (les deux derniers vainqueurs du Prix Taittinger) qui m'ont donné de précieux conseils". Vincent Arnould est aux anges. En fait, c'est son second essai. L'an passé, il n'avait pas dépassé les demi-finales. Depuis, il a beaucoup travaillé et son rêve s'est réalisé. Les flashes des photographes crépitent et de très nombreux professionnels se précipitent pour le féliciter. Régis Bulot, président des Relais & Châteaux, fait partie du nombre et déclare être "enchanté qu'un des membres de la chaîne ait gagné".
Une soirée bien commencée qui fut suivie d'une réception où les invités ont eu la surprise de voir officier 7 grands chefs proposant chacun deux plats : Jacques Chibois, Christian Constant, Jean-Pierre Crouzil, Michel Husser, Alain Passard, Philippe Renard et Christian Willer. Sans oublier les spécialités de Jean-Jacques Massé, le chef des cuisines du Concorde La Fayette.
N. Lemoine


Le trophée du Prix Taittinger dans les bras, Vincent Arnould, 28 ans, savoure son bonheur.


L'HÔTELLERIE n° 2589 Hebdo 26 Novembre 1998

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