Actualités

Vie professionnelle

Congrès FNIH de Vichy

André Daguin veut « rassembler dans la fusion »


Le drapeau de la FNIH flottait la semaine dernière sur Vichy.

Le 54e congrès de la FNIH était porteur d'un fort message de rassemblement. Pour André Daguin, les bases de la FNIH de l'an 2000...

Accent gascon, verbe haut. « Le Daguin » comme le surnomment amicalement ses pro-ches collaborateurs, a confirmé, à l'occasion du 54e congrès de la FNIH, sa volonté de rassembler. Evoquant implicitement ses appels répétés en direction de la CFHRCD, le président de la FNIH refuse toute « exclusion » mais souhaite « un rassemblement dans la fusion ». « Je suis là pour que toute la profession parle d'une voix commune », nous a-t-il confié dans son bureau improvisé du palais des congrès. Ajoutant : « La FNIH ne peut refuser la moindre bonne volonté, elle ne peut rien écarter. » La présence de Guy Blanchard (président des cafetiers au sein de la Confédération), assis dans les rangs des congressistes de la FNIH allait sans doute dans ce sens.
Le président Daguin, dont on connaît le sens du spectacle, a également tenu secrète, jusqu'à son arrivée, la participation du vice-président du Medef lors de la séance de clôture, qui allait, à son tour, transmettre un message de rapprochement. « Le Medef sera la maison des entreprises et des entrepreneurs », a-t-il déclaré. Le groupement patronal, tout juste rebaptisé (ex-CNPF), parle de « ponts concrets » avec le secteur des CHR. Temps partiel, annualisation, poids des charges, paracommercialisme... « Je viens par sympathie et pour des raisons très pratiques, insistait Georges Drouin devant une salle attentive. Le Medef a besoin de toutes les activités pour être représentatif. Les professions de service doivent être davantage représentées. Il faut que nous les défendions ensemble. »
Autre invité « surprise », la secrétaire d'Etat au Tourisme, dont la participation fut, semble-t-il, annoncée au dernier moment. Michele Demessine s'est dite satisfaite de la « hausse de plus de 7 % du budget du tourisme » pour 1999. Celle-ci est également revenue sur les « extraordinaires résultats » de la campagne Bonjour La France/Coupe du Monde, félicitant au passage les professionnels pour « l'accueil », la « professionnalisation » du secteur et la « stabilité des prix ». Quant aux grands sujets de préoccupation telle que la TVA, Michelle Demessine a affirmé ne « négliger aucune piste d'investigation ». La secrétaire d'Etat terminait en confirmant la nouvelle tombée en début de journée, jeudi, dans les salles de rédaction et qui allait mettre un peu de baume au cœur des hôteliers indépendants. Une réforme du mode de calcul de la redevance télévisuelle appliquée au secteur de l'hôtellerie devrait, en effet, permettre aux établissements de moins de 30 chambres de bénéficier d'une réduction de 25 % à dater du 1er janvier 1999. Le décret d'application devant être signé prochainement.
S. Soubes


André Daguin et le maire de Vichy, le Docteur Claude Malhuret, accueillent Madame Demessine.


Une salle attentive aux propos du vice-président du Medef.

FNCBD

Le point de vue du président Clauss

Jean-Louis Clauss apporte un fort soutien aux discothèques et veut maintenir en vie les licences IV menacées de péremption.

n Concernant les divergences entre bars d'ambiance et discothèques :
« Ces établissements se transforment peu ou prou en discothèques sans en avoir les mêmes contraintes financières et de réglementations. Un problème qui intéresse beaucoup la Sacem. Il importe que nous réglions ce litige entre nous car il me paraît pour le moins dangereux et inopportun de le laisser aux soins de la Sacem qui tranchera forcément dans le sens que vous imaginez. »

n Sur le rattachement des discothèques à la convention collective des CHR :
« Nous avons présenté le dossier au ministère du Travail. Nous demandons également le rattachement des discothèques au FAFIH ainsi que la création d'un Conseil permanent des métiers de la nuit dans le but de créer une force de propositions dont les partenaires seraient l'ensemble des administrations, des fournisseurs et des associations concernées. (...) Les jeunes identifient les discothèques à un lieu de liberté. Ce message fort, les discothèques veulent le faire passer en organisant en 1999 une journée nationale. »

n A propos des licences IV menacées de péremption :
« Nous souhaitons la création d'une sorte de banque qui centraliserait les licences IV menacées de péremption. (...). Ces licences pourraient être attribuées dans le cadre de l'aménagement du territoire dans les zones sensibles où la création de débits de boissons correspond à un besoin réel. »

n Le paracommercialisme toujours au centre des débats :
« La profession accueille toujours favorablement les nouveaux textes visant à réprimer la concurrence déloyale. Après la circulaire Barre de 77, le rapport Radelet en 1996, voici maintenant une instruction fiscale intéressante contre le paracommercialisme. Nous formulons le vœu que ce texte soit (réellement) appliqué. »

n Sur la décision du directoire de la FNIH d'interdire l'accès des principaux ateliers et travaux du congrès de Vichy à la presse :
« Nous nous plaignons, souvent avec raison, que la presse nous ouvre surtout ses colonnes pour se faire l'écho des écarts fâcheux de tel ou tel de nos collègues, voire de toute la profession. Mais je ne crois pas qu'en l'ignorant, on l'incitera à s'intéresser mieux et plus aux aspects positifs de nos professions. On ne peut pas à la fois se plaindre d'un déficit d'image et renoncer superbement à la contribution de la presse. »

 

Restaurateurs de France

Le Vaucluse est prêt

Le Vaucluse est parmi les tous premiers départements à mettre en place Restaurateurs de France, dossier cher à Francis Attrazic.

L'équipe du Vaucluse, qui refusait d'entrer dans la classification préfectorale de Tourisme, considérant obsolètes les critères de sélection, a réalisé, il y a quelques mois, deux audits qualitatifs portant sur 256 établissements du département. Le premier concernait l'activité professionnelle du restaurant, le second, opéré cette fois de manière anonyme, s'attaquait aux « prestations générales » vécues côté client. « Ce travail nous a beaucoup aidés dans la mise en place de Restaurateurs de France », confie Jean-Louis Giansily, président des restaurateurs du Vaucluse, dont le département est un des tous premiers à pouvoir revendiquer le lancement effectif du label (le premier pour la région PACA). « Restaurateurs de France va nous permettre de devenir des partenaires incontournables face aux pouvoirs publics mais aussi à l'occasion des grands contrats qui touchent le secteur », estime Jean-Louis Giansily en songeant notamment aux calculs énergétiques faits par EDF sur l'optimisation de la consommation en restauration. « L'objectif est de donner un cadre d'intervention et de dialogue à tous les partenaires de la restauration sur des critères de professionnalisme », reprend le patron de la Garbure qui voit dans ce « mouvement » un réel moyen de combattre la « restauration industrielle ». « A côté de ça, ajoute-t-il, il faut regarder la réalité en face. Notre grand problème, demain, ce sera la main-d'œuvre. Ce ne sont pas les deux points de TVA mais le coût du travail qu'il faut revoir d'urgence. Nous sommes une industrie de main- d'œuvre et nous n'avons pas la possibilité d'offrir des salaires attractifs. »


L'HÔTELLERIE n° 2587 Hebdo 12 Novembre 1998

L'Application du journal L'Hôtellerie Restauration
Articles les plus lus...
 1.
 2.
 3.
 4.
 5.
Le journal L'Hôtellerie Restauration

Le magazine L'Hôtellerie Restauration