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Corse

Les hôteliers recommencent à rembourser leurs dettes

Régulièrement, depuis l'ouverture il y a six mois d'une enquête préliminaire sur le fonctionnement de leur institution, les dirigeants de la CADEC (Caisse de développement de la Corse) tiennent des conférences de presse pour faire le point sur la situation.

En raison d'investissements « hasardeux » dans des secteurs qui se sont avérés plus que risqués (filière pierre et aquaculture) et de très lourds impayés, la CADEC (qui est en fait une Société de développement régional) est dans une situation financière délicate, avec 920 MF de créances dont 622 relèvent de créances douteuses ou contentieuses. Le ministre du Budget vient de proposer à l'Assemblée de Corse un protocole de survie de la caisse qui a de nouveau besoin d'une recapitalisation. Et régulièrement, le poids des impayés dans l'hôtellerie est mis en avant. Lorsqu'en 1990 le Crédit Hôtelier a quitté l'île, la CADEC a pris le relais. Elle est aujourd'hui le principal bailleur de fonds de la profession qui a effectivement accumulé les impayés. « S'il existe ce qu'on appelle « de mauvais payeurs », soulignent Noël Pantalacci et François Dominici, respectivement président et directeur général de la CADEC, cela ne représente qu'une toute petite minorité de nos clients. Si la CADEC va très mal, c'est parce que l'économie corse va mal. » Depuis le 6 octobre, une information judiciaire est ouverte par le procureur de Bastia pour abus de biens sociaux et recel.

Retour de la clientèle
L'opération mains propres se poursuit donc. Et comme dans le secteur de l'agriculture, où, dans le cadre de l'enquête sur le Crédit Agricole des interpellations et mises en examen sont intervenues, l'enquête sur la CADEC pourrait aboutir à des mises en cause directes de personnalités dans l'île. Et c'est pour défendre leurs principaux clients que les dirigeants de la CADEC prennent régulièrement la parole.
« Depuis le début de l'année 98, les remboursements ont repris, explique François Dominici. Peut-être est-ce grâce à la peur du gendarme, à l'opération retour à l'état de droit ? Peut-être est-ce aussi le résultat d'une prise de conscience par les insulaires de la nécessité de respecter les règles du jeu ? Mais je crois plutôt que c'est le résultat d'une amélioration conjoncturelle de la situation économique. Les hôteliers ont bénéficié l'an dernier de plans de restructuration de leurs encours bancaires et d'un retour de la clientèle. Ils peuvent donc à nouveau payer et le font. » « Il est certain qu'il doit exister des abus, mais d'une façon générale, durant ces cinq années de crise grave, ce que nous avons fait c'est nous battre pour maintenir notre outil de travail, explique Roland Dominici, président de la coordination des industries touristiques. Il faut arrêter de dire que la CADEC a financé l'hôtellerie à fonds perdus. Notre secteur est le seul qui puisse encore être rentable. Ce n'est ni la filière pierre, ni l'aquaculture qui pourra rembourser la CADEC. L'hôtellerie, en revanche, est un secteur porteur pour toute l'économie corse. Et toutes institutions confondues, elle n'a jamais bénéficié d'un centime d'argent public. Alors, il nous reste à travailler et à espérer que nous pourrons continuer à payer ... »
L. Peretti


L'HÔTELLERIE n° 2583 Hebdo 15 Octobre 1998

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