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Actualités

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Marseille, Toulouse, Paris

Les cafetiers payent pour la sécurité

Bien sûr, la Coupe du Monde doit être une grande fête sportive mais quelquefois, le sport attire certains individus très éloignés des préoccupations sportives et les problèmes de sécurité sont dès lors à traiter avec beaucoup d'attention. Conscients du problème, les autorités se sont pourtant laissées quelque peu dépasser à Marseille et les mouvements de violence ont dès lors créé une réelle psychose dans les autres villes. Si, pour le plus grand bien de tous, les mesures de sécurité ont été renforcées, on peut toutefois déplorer qu'elles se soient accompagnées de mesures envers cafetiers et restaurateurs en les obligeant à fermer leurs établissements beaucoup plus tôt que prévu. Les Marseillais ont résisté et ont décidé de gérer eux-mêmes ce problème de sécurité, il n'y a eu aucun problème et leur activité a été très bonne, les Toulousains ont accepté de fermer à 23 heures et leur fréquentation a été très médiocre. A Paris, le préfet a aussi choisi d'annuler certaines autorisations d'ouverture par mesure préventive.
Des attitudes que l'on ne peut que déplorer car elles sous-entendent que cafetiers et restaurateurs sont de dangereux irresponsables qui laissent leurs clients s'enivrer. Toutes les bagarres qui ont eu lieu jusqu'à présent n'ont jamais été le fait d'individus ivres à la suite de consommation d'alcool dans les cafés. Les uns n'étaient pas ivres, les autres l'étaient, dès le matin, grâce aux liquides achetés en vente à emporter ou pire, à des ambulants non autorisés à vendre mais sur lesquels on semble fermer les yeux. Les cafetiers sont faciles à trouver, ils ont pignon sur rue et payent des impôts, les ambulants, que l'on trouve pourtant actuellement, savent passer entre les mailles du filet. Les cafetiers devraient réagir un peu plus souvent face à de telles mesures restrictives qui les montrent du doigt comme des coupables qu'ils ne sont pas. Les cafetiers marseillais, en refusant les interdits, ont montré qu'ils savaient négocier avec les pouvoirs publics en commerçants responsables.

Tout s'est bien passé à Marseille, mais sous haute
surveillance

Suite aux événements qui se sont déroulés à Marseille lors de la rencontre Angleterre-Tunisie, la profession a été montrée du doigt comme principale responsable en permettant la consommation d'alcool à haute dose.
Pour éviter toute répétition d'un tel week-end, le préfet de police de Marseille réagit aussitôt et décide par arrêté que tous les débits de boissons devraient fermer leurs portes à 23 h du vendredi 19 au dimanche 21 juin. Exit la fête de la musique, qui devait se faire sans les bars.
Les professionnels de Marseille n'entendaient pas se laisser imposer un tel arrêté sans réagir. Ce n'était pas moins de 1.300 établissements qui étaient concernés par cette mesure. Dès jeudi dernier, le président Schianchi était reçu chez le préfet afin d'obtenir l'annulation d'un tel texte. «On ne peut accepter un tel arrêté tant du point de vue économique que festif. Il ne faut pas se tromper de cible.» En effet, il rappelle que ce problème d'alcool est l'affaire de tous et qu'il concerne autant, si ce n'est plus, la vente à emporter. Après bien des négociations, le syndicat a finalement obtenu que tous les établissements puissent rester ouverts jusqu'à 4 heures du matin, avec une petite restriction pour les bars purs qui eux s'ils pouvaient rester ouverts, devaient arrêter de vendre de l'alcool à partir de minuit. Parallèlement, la vente à emporter d'alcool était interdite pendant tout le week-end, ainsi que la consommation d'alcool sur la voie publique. Vente à emporter qui concerne non seulement les bars et les restaurants, mais surtout les épiceries et les supermarchés.
Quant à l'arrêté qui prévoyait la fermeture des établissements pour la fête de la musique, il a été purement et simplement annulé. Cette annulation était mise sous condition suspensive que tous se passe bien pendant les nuits de vendredi et samedi soir.
Cette rencontre a été aussi l'occasion de la mise en place d'une collaboration entre les forces de l'ordre et les professionnels. Il avait été demandé aux professionnels d'éviter de servir en terrasse de la verrerie que ce soit sous forme de bouteille ou de verre afin qu'elle ne soit pas utilisée comme projectiles. Il était en outre demandé à tous les professionnels d'avertir les forces de police au moindre incident pour éviter tout débordement.
Un week-end calme à Marseille, grâce au sens de responsabilité des professionnels à qui le préfet a su faire confiance.

Toulouse désenchantée

Quoique nécessaires, les quatre jours de couvre-feu instaurés dans la Ville Rose s'inscrivent dans l'excès. L'excès, bien sûr, des hordes de hooligans, dont la violence a très largement dépassé les prévisions les plus pessimistes. Si des risques étaient à craindre à Marseille, personne ne s'attendait vraiment aux débordements de Lens. L'excès de mesures, ensuite, dont l'effet couperet a surtout traduit l'incapacité des pouvoirs publics à maîtriser ces nouveaux «professionnels du désordre» comme les a surnommés le préfet du Pas-de-Calais. A Toulouse, peu avant le match Roumanie/Ecosse, Pierre Courtois, président du Syndicat départemental de l'industrie hôtelière, essayait de faire la part des choses tout en rappelant que la Fédération s'était associée à la décision préfectorale. «Les exploitants sont partagés, déclarait-il. Dans l'ensemble, je dirais que la profession était prête à fermer plus tôt samedi, dimanche et lundi soirs. Mais elle n'a pas bien compris qu'on l'oblige à fermer jeudi et vendredi alors qu'il y avait du monde et que tout se passait normalement.» Moins docile, le responsable local des bars d'ambiance et de nuits constate de son côté «cinq jours de non recette», au détriment d'un secteur qui s'est «beaucoup investi pour accueillir la Coupe du Monde». A 15 h 30, lundi, de nombreux débits de boissons toulousains avaient déjà fermé leurs portes. «Pas mal d'établissements ont pris du personnel en plus, d'importantes rénovations ont été faites pour être à la hauteur de l'événement», tonne-t-il, regrettant que les pouvoirs publics ne se penchent pas davantage sur les épiceries de quartier ouvertes le soir et les ambulants «qui vendent tout et n'importe quoi.»
Moins concerné par la clientèle à risque, le chef et patron des Jardins de l'Opéra, le restaurant deux étoiles Michelin de Toulouse, s'interroge néanmoins. «On a senti une certaine reprise depuis le début de l'année mais le mois de juin a été décevant. Nos clients habituels ne viennent pas. Je n'ai eu personne à midi pour la fête des pères. Quant à la clientèle étrangère, elle vient pour manger à 11 heures du matin ou à 17 heures, c'est-à-dire avant les matchs. Evidemment, ces jours derniers il n'y a pas eu d'après-match puisque nous avons dû fermé à 23 heures impérativement.» A ceux qui grignotaient sur l'horaire, les forces de l'ordre n'ont pas manqué de faire miroiter des fermetures administratives pouvant aller de 8 à 15 jours... Et à l'image de nombreux professionnels toulousains, dans un soupire, Monsieur Toulousy ajoute, «il me tarde que la Coupe du Monde soit finie

Sy. S

Suppression à titre préventif à Paris des autorisations
d'ouvertures exceptionnelles

Renforçant les mesures de sécurité prises pour la Coupe du Monde, la préfecture de police de Paris a décidé d'annuler au tout dernier moment l'autorisation exceptionnelle d'ouverture des débits de boissons pour la nuit de la fête de la musique (nuit du 21 au 22 juin). Annulation qui s'étend aussi à la nuit de la finale de la Coupe du Monde (nuit du 12 au 13 juillet).
Pour cette fête de la musique édition 98, les bistrots ont dû fermer à 2 heures du matin, l'heure réglementaire. Seuls les établissements bénéficiant d'autorisation d'ouverture tardive ont pu continuer à accueillir leurs clientèles.
C'est par un communiqué de presse datant de jeudi dernier, 18 juin, que la préfecture de police a fait connaître sa décision. Si les autorités reconnaissent qu'il n'y avait pas eu de problèmes majeures dans le capitale depuis le commencement des festivités, la préfecture de police a préféré prévenir que guérir. On ne peut que regretter cette annulation de dernière minute, qui n'a pas permis d'informer les professionnels parisiens. Un revirement des autorités d'autant plus regrettable pour les établissements qui avaient décidé de participer de façon active à cette manifestation en faisant venir des groupes de musiciens ou avaient prévu d'embaucher des extras.

La consommation d'alcool restreinte

Autour du Parc des Princes, c'est-à-dire sur l'ensemble du quartier, entre la porte Molitor et la porte de Saint-Cloud, la vente à emporter de boissons alcoolisées était déjà interdite de 15 h à 23 h. Désormais, il est aussi interdit de détenir ou de consommer de telles boissons sur la voie publique les jours de matchs.
Quant aux débits de boissons situés à proximité du Parc, ils sont «invités» par la préfecture à fermer au moment des matchs pour éviter tout risque de regroupements de supporters. Les Champs-Elysées ne sont pas épargnés non plus, puisque toutes les animations sur la voie publique sont interdites pendant toute la période de la Coupe du Monde. Les supporters boivent, les cafés trinquent !

Les Saoudiens dévalisés au Sofitel

Fric-frac à Marcq

C e n'est pas une énorme affaire, mais elle laissera des traces au Sofitel de Marcq-en-Baroeul. Un petit couac de plus aussi dans le déroulement de cette Coupe du Monde, avec ses fausses billetteries, ses hooligans, etc. Vendredi soir, les Saoudiens jouaient à Lens et avaient quitté le Sofitel de la banlieue lilloise vers 15 h 30, direction le stade Félix Bollaert. Quand ils rentrent de leur défaite face au Danemark, ils trouvent leurs chambres cambriolées. Bilan : quelques téléphones mobiles et un peu moins de dix mille dollars en argent liquide évanouis. Ils ne restent pas plus longtemps et quittent l'hôtel, direction le Novotel de Saint-Pierre du Perray. La police, comme on dit, «n'écarte aucune hypothèse», du rat d'hôtel à son propre personnel. La première idée qui vient à l'esprit est que l'on a protégé au maximum les personnes, équipes spéciales du Raid et du GIGN aux trousses des Saoudiens, mais pas suffisamment les biens. L'hôtel sous-traite sa protection à une société de gardiennage (Securicor) : ni vu, ni connu. On frémit à l'idée qu'en lieu et place de monte-en-l'air, un terroriste n'ait trouvé le chemin des chambres saoudiennes. C'est là un moindre mal.

A.S.


L'HÔTELLERIE n° 2567 Hebdo 25 Juin 1998

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