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Actualités

Conjoncture

Baromètre mensuel de Pannell Kerr Forster

Premier trimestre d'exception pour l'hôtellerie parisienne

Au terme des trois premiers mois de l'année, la tendance est à la hausse généralisée du taux d'occupation dans les hôtels de la capitale. A noter que les recettes moyennes par chambre progressent elles aussi de manière sensible. Tout comme le Revpar (revenu par chambre disponible) qui grimpe de 12% dans le haut de gamme et de 9% pour le moyen de gamme.

Difficile de faire en ce moment grise mine lorsque l'on exerce la profession d'hôtelier dans la Ville lumière. Il suffit d'ailleurs d'observer les chiffres communiqués par le cabinet spécialisé Pannell Kerr Forster Consulting France (PKF) pour constater la reprise sensible de l'activité de ce secteur depuis le début 1998. Du reste, après deux premiers mois assez favorables, mars confirme à son tour cette tendance à la hausse. Selon le baromètre de PKF, composé à partir d'un échantillon de 30 hôtels classés quatre étoiles, 28 classés trois étoiles et 23 deux étoiles (soit un parc total de 12.000 chambres), le mois de mars s'est en effet achevé de manière exceptionnelle notamment pour l'hôtellerie de luxe dont le taux d'occupation globale a atteint 70,99% et le prix moyen chambre 1.196 francs.

«La progression du taux d'occupation a dépassé les bonnes performances réalisées l'année précédente pour l'essentiel des hôtels haut de gamme», indique ainsi Philippe Gauguier, directeur de PKF Consulting France. Les chiffres parlent de fait d'eux-mêmes. Les «Palaces» ont vu leur fréquentation grimper de plus de 5 points à 62,09% contre 56,66% un an plus tôt. La catégorie «Hôtels de Charme» a elle effectué un important bond en avant affichant un taux d'occupation de 71,35%. Les établissements «Grand Luxe» sont eux passés de 64,92% en mars 1997 à 67,79%. Seule exception à la règle, la famille des hôtels «Gros Porteurs» qui a accueilli moins de clients qu'à l'habitude : 72,91% contre 76,38%. «Ce fléchissement s'explique en partie par les bouleversements que subit actuellement le marché asiatique», précise PKF.

Malgré ces incidences conjoncturelles, il n'en reste pas moins vrai que les «Gros Porteurs» parisiens ont enregistré une progression de leur prix moyen chambre de 12%. Idem pour les «First Class» tandis que les hôtels de «Grand Luxe» et «de Charme» amélioraient leur recette moyenne par chambre de 7%. Quant aux «Palaces», ils sont eux parvenus à maintenir leur niveau de 1997.

Concernant l'hôtellerie moyen de gamme (deux et trois étoiles), le baromètre mensuel PKF constate là aussi une relative stagnation en particulier en terme d'occupation au cours du mois de mars 1998. Les «Trois étoiles supérieur» ont d'ailleurs affiché un taux d'occupation de 67,39% contre 67,28% douze mois auparavant. Les «Trois étoiles standard» ont vu leur fréquentation très légèrement régresser : 81,99% contre 82,51% en mars 1997. Tendance analogue pour les établissements deux étoiles dont le taux d'occupation s'est stabilisé à 83,87%. En revanche, le mouvement est très clairement à la hausse du côté des prix moyens chambre dans ces mêmes catégories allant de 3% pour les hôtels deux étoiles à 11% pour les «Trois étoiles supérieur».

Au terme du premier trimestre 1998, l'année semble donc finalement bien orientée avec comme nous venons de le voir une hausse quasi générale des taux d'occupation. On notera en outre que la recette par chambre disponible (Revpar) a elle aussi enregistré une progression sensible puisqu'atteignant les 12% pour l'hôtellerie haut de gamme et 9% pour le moyen de gamme. Le meilleur score en terme de Revpar étant réalisé toutes catégories confondues par le segment des First Class avec 27% de mieux qu'en 1997.

C. Cosson avec PKF
ccosson@lhotellerie-restauration.fr

Notes au lecteur

* Les Palaces : prix moyen de l'ordre de 3.000 F HT et plus
* Les hôtels de Grand Luxe bénéficient du prestige de leur marque et immeuble
* Les Hôtels de Charme sont de petites unités de 40 à 100 chambres
* Les Gros Porteurs ont une capacité de 500 à 1.000 chambres
* Les First Class constituent de véritables quatre étoiles
* Les hôtels trois étoiles sont répartis sur le critère de prix moyen
* Les hôtels deux étoiles constituent une famille unique

 

Pannel Kerr Forster (PKF) Consulting France


L'HÔTELLERIE n° 2560 Hebdo 7 Mai 1998

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