×

L'Hôtellerie Restauration et ses partenaires utilisent des «cookies» pour assurer le bon fonctionnement et la sécurité du site, améliorer votre expérience, personnaliser des contenus et publicités en fonction de votre navigation et de votre profil, réaliser des statistiques et mesures d'audiences afin d’évaluer la performance des contenus et publicités, et partager des contenus sur les réseaux sociaux.

Certains de ces cookies sont soumis à votre consentement. Vous pouvez exprimer votre choix de manière globale, ou paramétrer vos préférences par finalité de cookies. Vous pouvez modifier ces choix à tout moment par le lien en bas page.

Accédez à notre politique cookies en cliquant ici




Actualités

Actualité

Résultats

Best Western France augmente
son chiffre d'affaires de 25% en 1997

La filiale française du réseau mondial a réalisé un bon exercice 1997. Prix moyen chambre et taux d'occupation sont à la hausse. Idem pour le nombre de nuitées générées par la centrale de réservations.

Rodolphe Ermel n'a pas lieu de rougir de la santé financière de Best Western France. Depuis son élection au poste de président, voilà bientôt cinq ans, la chaîne d'indépendants se porte en effet plutôt bien. A deux doigts de mettre la clef sous la porte au début 1994, la société française affiche aujourd'hui des bénéfices (un résultat net aux alentours de 30.000 francs). Mais, plus significatif encore ! En 1997, le chiffre d'affaires global hébergement de la chaîne Best Western France a progressé de 25% atteignant les 1,1 milliard de francs. Le taux d'occupation moyen des 160 établissements affiliés (dont 34% se situent en province et 66% dans la région Paris/IDF) a lui aussi grimpé pour se stabiliser à 67%. Quant au prix moyen de la chambre, il a également enregistré une sensible amélioration se stabilisant à 520 francs.
"Cette situation positive est le fruit de plusieurs facteurs dont une conjoncture économique favorable, une croissance soutenue du nombre d'adhérents et la mise en place de nouveaux produits marketing. Sans oublier bien sûr le développement de la centrale de réservations", avoue Rodolphe Ermel. De fait, ce dernier outil devenu indispensable à la commercialisation des établissements à travers la planète, n'a cessé de se bonifier au cours des dernières années. D'ailleurs les chiffres parlent d'eux-mêmes. Le nombre de nuitées réservées par la centrale a crû en moyenne de 12% par an depuis 1993. L'an passé, le système a certes procuré davantage de nuitées aux hôteliers français (+16% soit 157.000 nuitées), mais a en outre constaté une hausse de 5% du prix moyen (aux environs de 610 francs).

37% des réservations effectuées via les GDS

A noter que si la part des GDS dans le nombre de nuitées fournies par la centrale de réservations augmente à la vitesse grand "V" (37% en 1997 contre 13% cinq ans plus tôt), Internet n'est pas en reste. "L'intérêt des clients pour ce mode de réservation s'accentue en effet au fil des ans. A tel point que le site international a généré dans le monde un chiffre d'affaires de 66,5 MF en 1997 contre 10 millions en 1996", précise Antoine de Bouchony, directeur de Best Western France. Certes pas comparable en volume, l'apport du web dans l'Hexagone a cependant bel et bien lui aussi effectué un gigantesque bond en avant au cours des derniers exercices passant de 40.000 francs de chiffre d'affaires en 1996 à 800.000 francs en 1997. Devant de telles performances, la chaîne hexagonale a bien sûr décidé de créer son propre site Internet, connecté à l'ensemble des autres pays. Ce dernier permet évidemment de relier les membres du réseau à la centrale de réservations et d'ici quelques mois chaque hôtel disposera de son e-mail. Le but étant de lancer par ce biais un service Intranet.
Les autres produits marketing tels que le "Programme Senior" (5 MF de chiffre d'affaires soit +38%), la carte de fidélité baptisée Golden Crown Club International (7 MF de chiffre d'affaires soit +47%), les brochures "Iles et Montagnes" et "Couleurs de France", le "Best World Wide" (programme proposant des tarifs négociés aux entreprises dans les 3.800 hôtels), ont eux aussi largement contribué aux résultats de la chaîne.

Faire voler en éclat la classification "volontaire/intégrée"

Un ensemble de services personnalisés qui d'ailleurs permet chaque année de séduire de nouveaux adhérents. D'autant plus aisément que la chaîne multiplie les actions en faveur des unités implantées en province. Ainsi de 1996 à 1998, le parc Best Western France a augmenté de 27% pour atteindre 9.057 chambres et 160 établissements. L'essentiel de la croissance 1997 s'est réalisé en province (à hauteur de 75%) contre 10% à Paris et 15% dans les Dom-Tom. Avec une cadence de 20 hôtels supplémentaires par an, Best Western France maintient donc son objectif de 200 maisons en l'an 2000.
Malgré l'ensemble de ces performances, Rodolphe Ermel, l'actuel président de Best Western France, ne parvient pas à être pleinement satisfait. "Il faut faire voler en éclat la classification entre chaîne volontaire et chaîne intégrée. Elle perdure uniquement en France et est pourtant dépassée", affirme ainsi le P-dg de la filiale française de l'enseigne mondiale. Dans les faits, il faut aujourd'hui reconnaître que la frontière entre les chaînes dites intégrées et celles dites volontaires s'est réduite à une peau de chagrin. Forcés et contraints par la loi Raffarin, les groupes hôteliers intégrés ont en effet mis un sérieux frein à la construction d'hôtels neufs s'intéressant davantage aux hôtels indépendants via la franchise (Mercure, Clarine, Bleu Marine...). Parallèlement, une grande partie des groupements volontaires s'est-elle professionnalisée proposant une offre de service complète (guide, centrale de réservations automatisée, contrôle de qualité, centrale d'achats, logo...) qui rivalise sans mal avec les concurrents intégrés. Difficile donc de distinguer les chaînes intégrées des volontaires dans les faits. Reste la composition du capital et la force capitalistique comme critère déterminant.

C. Cosson
ccosson@lhotellerie-restauration.fr

COMPOSITION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE
BEST WESTERN FRANCE

Contrairement à la rumeur, le Conseil d'Administration de la chaîne ne semble pas être livré aux mains des professionnels parisiens. Au contraire ! Les hôteliers provinciaux siègent en majorité dans cette assemblée.

En voici d'ailleurs la composition :

Claude Teil (Paris), Hervé Clore (Paris) Jean Arvis (Paris),
Patrick Lagrange (Dijon), Michel Renardias (Reims),
André Villard (Cap d'Agde), Xavier-Yves Zigler (Vannes),
Christine Pujol (Carcassonne), Rodolphe Ermel (Bayonne).


L'HÔTELLERIE n° 2557 Hebdo 16 Avril 1998

L'Application du journal L'Hôtellerie Restauration
Le journal L'Hôtellerie Restauration

Le magazine L'Hôtellerie Restauration