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Actualités


Vie professionnelle

Union CHR 13

Paul Schianchi succède à Georges Antoun

Paul Schianchi, le patron des brasseries des Bouches-du-Rhône succède à Georges Antoun à la tête du CHR 13. Il l'a emporté devant Jean Paul Passedat, président des restaurateurs. Un vote sans ambiguïté qui met en cause la participation du syndicat à la FNIH...

Les adhérents étaient venus nombreux choisir le successeur d'un homme auquel les candidats ont rendu un hommage appuyé. Ils ont particulièrement souligné le dynamisme qu'il avait donné au travail d'équipe et qui a permis au CHR 13 de devenir le partenaire incontournable des institutions locales et le premier syndicat départemental de France.

Les jeux n'étaient pas faits d'emblée. Et l'assemblée a écouté avec attention le programme exposé par les deux hommes, avec au coeur du débat, une question fondamentale : celle de l'affiliation du Syndicat à la FNIH.

Jean-Paul Passédat, qui mettait par ailleurs en avant sa renommée et l'image positive que celle-ci pouvait donner à la profession, insistait sur la vieille amitié qui le lie à André Daguin, et s'engageait à faire revenir le CHR 13 dans le giron de la Fédération. A l'opposé, Paul Schianchi mettait en cause cette participation et annonçait qu'il entamerait des discussions avec Roland Magne, le président de la Confédération.

Si l'on en juge par les résultats du vote -719 voix contre 156 voix- l'Union CHR 13 l'a clairement suivi sur cette voie.

Ne pas rompre avec
le travail commencé

Le nouveau président a par ailleurs insisté sur sa volonté de ne bouleverser ni la manière de travailler ni les options suivies par le syndicat au cours de l'exercice précédent. "Le syndicat sera un syndicat de services, apportant une aide rapprochée aux entreprises correspondant à leurs préoccupations concrètes et il continuera d'avoir une présence active dans toutes les instances où il pourra défendre les intérêts des professionnels", a affirmé en substance Paul Schianchi.

Représentant l'hôtellerie de chaîne, Marc Thépot (groupe Accor) soulignait le rôle positif joué par Georges Antoun en faveur de l'intégration des chaînes au sein du CHR 13 et d'une cohabitation harmonieuse et espérait que la nouvelle équipe aurait une écoute équivalente. "N'opposons pas, mit-il en garde, les indépendants aux chaînes car celles-ci représentent les intérêts de nombreux franchisés qui sont, eux aussi, des indépendants. Quoi qu'il arrive, le GNC reste partie prenante du syndicat".

Pierre Alfonsi, président des bars et par ailleurs président du syndicat aixois, évoquait la force de mobilisation que représente le CHR 13. Il dénonçait "l'endormissement" de la FNIH dans le dossier des exonérations de charges sociales qui auraient dû être accordées en compensation de la signature par la profession de la convention collective dès le 1er janvier dernier.

Quant à Pierre Martel, président des hôteliers indépendants, il donnait à son intervention une tournure plus technique en insistant sur le rôle joué par les CDEC. Il souligna à cette occasion l'action essentielle menée par Georges Antoun pour éviter le développement incontrôlé des établissements et limiter la surcapacité hôtelière (loi Rafarin) et appelait les adhérents à signaler rapidement au syndicat tout nouveau projet d'implantation. Mais l'ambiance avait beau être sérieuse, elle n'en fut pas moins conviviale et chaleureuse lorsque les adhérents se retrouvèrent autour de Georges Antoun pour lui témoigner leur sympathie et le remercier des années passées à la tête du syndicat. "Au bout de 18 ans à la tête du syndicat, il me semble raisonnable de laisser la place même si je reste complètement disponible pour soutenir l'action de l'Union CHR 13. Pour moi, le syndicalisme est essentiel : une profession sans syndicat s'appauvrit dans la mesure où elle est dépourvue de tout moyen d'action. Mais à titre personnel, je ne pouvais rester à tête de l'Union CHR 13 dans la mesure où la politique menée par la FNIH ne me convient pas. En matière de syndicalisme, nous devons évoluer comme nous le faisons dans le cadre de nos affaires. La défense de la profession ne doit pas se faire à travers la seule revendication, pour moi le maître-mot est l'aide rapprochée aux entreprises. Le syndicat doit permettre aux plus petites d'entre elles d'accéder aux mêmes services que celles qui font partie des grandes structures. Ne parlons plus de ce qui a été fait mais pensons plutôt à ce qu'il reste à faire", conclut celui-ci, en rappelant qu'il restait disponible pour aider le syndicat et que ses nouvelles responsabilités au sein de la CCI lui permettraient de continuer d'oeuvrer pour défendre la profession.

J.-M. Brun

PAUL SCHIANCHI

GEORGES ANTOUN

UNE CONTINUITÉ DANS L'ACTION DU SYNDICAT, FRUIT D'UN RÉEL TRAVAIL D'ÉQUIPE.



L'HÔTELLERIE n° 2556 Hebdo 9 Avril 1998

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