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Hôtellerie économique

Accor ouvre 850 chambres à Paris

Le groupe français vient d'inaugurer 850 chambres très économiques dans Paris. Profitant de cette occasion pour confirmer les bons résultats de l'entreprise, Jean-Marc Espalioux a indiqué qu'Accor allait poursuivre ses cessions d'actifs afin d'investir dans l'ensemble de ses métiers. En ce qui concerne les enseignes très économiques, de nouvelles ouvertures sont d'ores et déjà projetées autour de la capitale afin de boucler le périphérique.

Jean-Marc Espalioux, président du directoire d'Accor, n'y va pas par quatre chemins. Selon lui en effet, l'ouverture du mégacomplexe Formule 1-Etap Hôtel, à la Porte de Saint-Ouen, va "révolutionner" l'hôtellerie très économique. Mieux encore ! Il estime que cet ensemble, comprenant 850 chambres (0 et 1 étoiles), soit 14 fois la capacité moyenne habituelle d'un établissement de ce type, est aujourd'hui le plus important hôtel au monde dans cette gamme.

De fait, quatorze ans après le lancement de la première unité Formule 1 à Evry, jamais le conglomérat français n'était encore parvenu malgré ses 281 adresses hexagonales (20.506 chambres) à s'installer en centre-ville et qui plus est à Paris. "L'hôtellerie économique se cantonnait jusqu'à présent à la périphérie des grandes villes pour des raisons économiques", a ainsi expliqué le patron d'Accor, le 3 mars dernier, à l'occasion de l'inauguration de ce nouveau complexe. Reste que grâce au faible coût du foncier ainsi qu'à la maîtrise de nouvelles techniques de construction industrielles, le "gros porteur" a bel et bien été cette fois-ci érigé dans la capitale, rue du Docteur Babinski, dans le XVIIIème arrondissement.

En dépit d'une architecture plus élaborée et d'innovations telles que l'insonorisation et une climatisation généralisée, Accor a effectivement réussi à limiter les coûts de construction. L'investissement initial s'élevant à 190 millions de francs, la chambre est finalement revenue à 192.000 francs.

80% d'occupation en moins d'un mois

Résultat : le groupe propose des tarifs particulièrement attractifs à la clientèle. D'ailleurs, les prix de lancement sont impressionnants : 169 francs pour une, deux ou trois personnes chez Formule 1 et 195 francs pour une personne chez Etap Hôtel (produit offrant une salle de bains privative avec douche et wc).

Pas dupes, les clients ont bien entendu d'ores et déjà mordu à l'hameçon. En moins d'un mois, le complexe hôtelier a d'ailleurs enregistré un taux d'occupation record de 80% contre un taux moyen de 30% à 40% dans la plupart des ouvertures de cette catégorie d'hôtels. Et les choses ne devraient pas en demeurer là au cours des prochains mois. D'autant que d'après Jean-Claude Luttmann, directeur général du pôle Accor Hôtellerie Economique, "durant les 15 à 20 dernières années, Paris a perdu beaucoup de chambres et ne compte plus aujourd'hui que 6.000 chambres très économiques."

Il y a donc là un marché à saisir que le groupe hôtelier ne va pas laisser passer. Présent sur le créneau très économique à la Porte de Bagnolet, à la Porte d'Orléans, mais aussi à Issy-les-Moulineaux et Porte de Bercy, Accor va en effet poursuivre son tour du périphérique parisien. Des établissements très économiques vont ainsi voir le jour à la Porte de Châtillon (Formule 1 de 362 chambres), à Saint-Denis (Formule 1 de 97 chambres) et Porte de Montreuil (Etap Hôtel de 200 chambres).

Développement
tous azimuts

Sans compter qu'avec leurs bonnes performances 1997 (71,6% de fréquentation pour Etap Hôtel et 71% pour Formule 1), les deux enseignes très économiques vont en outre accélérer leur développement à travers l'Hexagone pour l'une et à l'étranger pour l'autre. Soixante ouvertures sont d'ores et déjà prévues d'ici l'an 2000 pour Formule 1 et 100 pour Etap Hôtel.

Un rythme de croissance soutenu qui s'inscrit dans la politique générale du conglomérat français. Tablant sur un résultat net de 1,4 milliard de francs pour l'exercice 1997 et une hausse du résultat global des opérations avoisinant les 50%, Jean-Marc Espalioux envisage l'avenir d'un bon oeil. Le président du directoire prévoit d'ailleurs un "développement tous azimuts" et dans tous les métiers de son entreprise.

Après avoir cédé pour 4,7 milliards de francs d'actifs l'an passé, pour 1,3 milliard de Compass et 1,5 milliard de murs d'hôtels de Motel Six depuis le début 1998, Accor entend poursuivre cette stratégie au cours des mois à venir. Ceci lui permettra d'ailleurs d'investir 2 milliards de francs dans la rénovation de ses établissements hôteliers et de 2 à 4 milliards dans le développement de son parc en 1998.

Claire Cosson

c.cosson@lhotellerie

Un hôtel Formule 1 de 386 chambres et Etap Hôtel de 464 chambres avec vue imprenable sur le périphérique.

ESPAGNE : ACCOR ET NH HOTELES REPRENNENT CHACUN LEURS BILLES

L'alliance entre Sphère International (filiale du conglomérat français regroupant les enseignes Ibis, Formule 1 et Etap Hôtel) et le groupe espagnol NH Hoteles (filiale à 62% de Cofir), signée en octobre 1996, avait été particulièrement difficile à conclure, marquée par maints rebondissements. Certains ne s'étaient d'ailleurs pas gênés à l'époque pour clamer que cette association était "contre nature". Allez savoir s'ils avaient tort ou bien raison. Toujours est-il que cette union n'aura finalement pas fait long feu. Les deux partenaires viennent en effet d'annoncer qu'ils mettaient un terme à leur partenariat.

Les deux compagnies hôtelières s'étaient en réalité rapprochées afin de développer la chaîne Ibis dans la péninsule ibérique. A cet effet, elles avaient constitué conjointement une société d'exploitation hôtelière baptisée, SODEHECO basée à Madrid (dont le capital s'élevait à 2 milliards de pesetas). L'hôtellerie économique ne représentant que 4,8% de l'offre globale d'hôtellerie de chaîne au pays de Juan Carlos, NH Hoteles et Sphère International avaient trouvé judicieux de travailler main dans la main pour développer le concept Accor en Espagne. Mieux encore ! Ils tablaient sur une soixantaine d'hôtels au cours des cinq prochaines années.

Aujourd'hui, tout a changé. "Ce partenariat a été une expérience intéressante. Mais, nous pensons que le marché espagnol de l'hôtellerie économique représente un grand potentiel et que notre développement doit intégrer nos trois enseignes, Formule 1, Etap Hôtel et Ibis afin de proposer une offre complémentaire adaptée à la demande", expliquent ainsi Jean-Claude Luttmann et Didier Gros, directeurs généraux de l'hôtellerie économique d'Accor. Et d'ajouter, "Ceci n'était pas prévu au sein de la SODEHECO. Accor reprend donc le contrôle de son développement en Espagne."

De l'autre côté des Pyrénées, Gabriel Burgio, président de NH Hoteles, affirme lui aussi que "l'association avec Accor a été enrichissante". Reste que dans un environnement de plus en plus concurrentiel, NH Hoteles entend se concentrer davantage sur son produit de base. A noter que l'Espagnol possède plus 70 hôtels sur le marché trois et quatre étoiles, soit un parc de 7.200 chambres.


L'HÔTELLERIE n° 2552 Hebdo 12 mars 1998

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