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Actualités


Vie professionnelle

Union CHR des Bouches-du-Rhône

Georges Antoun veut passer la main et
s'investir dans de nouvelles fonctions à la C.C.I.

Après 18 ans passés à la tête de l'Union CHR 13, Georges Antoun a décidé de ne pas se représenter aux élections départementales de mars prochain. Il se consacrera désormais, outre le développement de son groupe, à ses nouvelles fonctions de président délégué du tourisme à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Marseille-Provence. Mais il a auparavant tracé les lignes d'action du syndicat pour l'année 1998.

"Je ne suis plus en accord avec la Fédération Nationale et lorsque je regarde ce qu'elle a fait depuis six mois, je ne vois pas quel peut être l'impact d'un tel regroupement ! Comme je ne veux pas être celui qui séparerait les Bouches-du-Rhône de cette organisation, je préfère m'arrêter"...

Ainsi Georges Antoun, président de l'Union départementale depuis 1980, qui fut aussi président de la Fédération Nationale de l'hôtellerie de 1988 à 1997, explique t-il sa décision, annoncée au cours de la dernière réunion de bureau, de ne pas briguer un nouveau mandat de président des Bouches-du-Rhône le 30 mars prochain.

"Presque vingt ans de présidence syndicale, ça suffit, ajoute-t-il. J'en ai assez de me battre continuellement pour des combats dont certains sont parfois d'arrière- garde. Par contre, des combats essentiels ne sont pas menés : nous avons signé une convention collective et devions être au-jourd'hui exonérés de charges sociales sur les avantages en nature, à quelques jours de l'élaboration des fiches de paye, rien n'est annoncé, rien n'est obtenu. Que faisons-nous ? Et comme aujourd'hui, je suis davantage dans l'état d'esprit de promouvoir la profession que de revendiquer, j'ai choisi de dépenser mon énergie ailleurs qu'au sein de la FNIH..."

Du CHR 13 à la C.C.I.

P-dg du groupe Erghot (marque New Hôtel), Georges Antoun se consacrera donc au développement de ses affaires, qui, souligne- t-il, sont en train de "prendre une nouvelle dimension", tout en s'impliquant fortement au sein de la Chambre de Commerce et d'Industrie au bureau de laquelle il vient d'entrer. Il y a été élu président délégué du tourisme (François Del Prête, P-dg de la société hôtelière du Concorde Palm Beach conservant la fonction de président délégué de l'aéroport).

A ce titre, il continuera de présider Provence Alpes Tourisme International -ce qu'il faisait depuis 1992 au nom du CHR 13- avec l'objectif de développer plus encore cet organisme de promotion des professionnels du tourisme, et prendra par ailleurs la présidence de l'Université du tourisme et de la culture pour la paix, établissement dont les conditions de naissance et le coût ont soulevé quelques controverses. Deux tâches qui le passionnent déjà.

Mais si son chemin bifurque un peu, Georges Antoun n'en conserve pas moins de sa longue marche syndicale de nombreuses satisfactions. Et de nombreuses raisons de fierté. Fierté, par exemple, d'avoir travaillé en étroite synergie avec les salariés et les membres du bureau pour faire du CHR 13, le premier syndicat de France, tant en nombre d'adhérents qu'en force de mobilisation ; fierté d'avoir créé le premier Show'Hotels ; fierté surtout de s'être impliqué sans compter dans la vie socio-économique de la région, du département et de la ville, d'avoir placé des représentants de la profession, qu'il s'agisse de lui-même ou d'autres personnes, dans les principales instances (Union patronale, prud'hommes, tribunal de commerce, C.C.I., offices du tourisme, Comité Départemental et Comité Régional du Tourisme, etc.) et d'avoir ainsi obtenu des pouvoirs publics la reconnaissance indispensable à un dialogue constructif. Fierté enfin d'avoir pu accéder, grâce à la puissance de l'Union départementale, à des fonctions nationales qui lui ont permis de faire aboutir des dossiers qui lui tenaient à coeur, tel, par exemple, le problème de la surcapacité hôtelière.

Enjeux majeurs pour 98 : l'emploi, la formation,
la Coupe du Monde

Mais, s'il ne veut plus être le capitaine, Georges Antoun ne quitte pas pour autant le navire sans lui avoir tracé la route pour 1998 et élaboré les grandes lignes d'une action destinée, souligne-t-il, à "apporter une aide rapprochée aux entreprises".

Parmi les enjeux majeurs : le développement de l'emploi dans les petites entreprises. Le CHR 13 doit signer courant février une convention avec le Conseil général prenant en charge les salaires de deux personnes dont le but sera, pour l'un, d'aider les entreprises à analyser les fonctions nécessaires à leur développement et les besoins correspondant en personnel ; et pour l'autre de trouver les aides permettant de financer ces postes.

Parallèlement, le CHR 13 a conclu un accord avec le FAFIH qui embauchera, sur un financement de la Direction du travail, un CDD de six mois, domicilié au syndicat. Il sera chargé de "promouvoir" auprès des petites entreprises de l'hôtellerie-restauration les divers contrats aidés dont elles peuvent bénéficier (contrats de qualification par exemple) et dont elles méconnaissent très souvent l'intérêt, voire l'existence.

Enfin, le syndicat mènera une action importante (diffusion de cassettes, rencontres...) auprès des collèges et lycées afin de leur faire découvrir les métiers du secteur.

2ème enjeu majeur : la formation avec , au menu, deux axes d'intervention : des journées de formation à destination des cabinets-comptables afin de leur permettre de s'adapter à la transposition, au niveau local, de la convention collective nationale ; et des stages d'hygiène en restauration dans le cadre de la loi (démarche HACCP) dont l'application est rendue obligatoire cette année.

Mises en place par le CHR 13 en collaboration avec les services vétérinaires, ces sessions font d'ores et déjà le plein jusqu'en mai (150 inscriptions). Elles sont gratuites pour les entreprises cotisant au FAFIH, le CHR 13 faisant l'avance des frais et étant remboursé ensuite par l'organisme mutualisateur.

Un outil en parfait état de marche...

Troisième enjeu : la Coupe du Monde de Football pour laquelle le CHR 13 s'investit à fond : installation de banques d'accueil touristique, animées par des jeunes étudiants préalablement formés dans les quarante principaux hôtels de Marseille ; installation d'une centrale de réservations dernière minute complémentaire à celle de Mondirésa, couvrant non seulement Marseille mais l'ensemble du département si le Comité Départemental du Tourisme apporte son concours ; réédition d'un guide des restaurants-cafés-brasseries labellisés couvrant Marseille, certes, mais également les communes alentours si d'autres offices du tourisme que celui de Marseille, déjà partenaire privilégié, sont d'accord ; mise en place d'un service de traduction des menus à l'intention des restaurateurs ; délocalisation de radios nationales dans des établissements marseillais pour réaliser des directs...

Quatrième projet enfin, mené par le président du syndicat des brasseries, Paul Schianchi : l'étude comparative du code des débits de boisson des principaux pays européens pour intenter, en cas d'inégalité aux dépens des professionnels français, des procès devant la Cour de justice européenne.

Avant de quitter ses fonctions, Georges Antoun a donc mis en place avec les membres de son bureau une stratégie offensive. "Et, souligne-t-il, laisse à son successeur un bel outil, dynamique, et en bonne santé financière, avec une trésorerie de 3 MF et des biens immobiliers conséquents".

L. Casagrande

Trois candidats potentiels...
qui ne seront sans doute que deux...

Trois noms circulent dès maintenant comme candidats à la succession de Georges Antoun : celui de Jean-Paul Passédat, propriétaire du Petit Nice à Marseille et président des restaurateurs ; celui de Paul Schianchi, patron de la brasserie Paulaner et président des brasseries ; celui de Pierre Alfonsi, propriétaire de la brasserie La Belle Epoque à Aix-en-Provence et président du CHR de cette ville. Aucun d'eux pour l'instant ne confirme ou n'infirme sa candidature. Seul Pierre Alfonsi laisse clairement entendre que ses fonctions actuelles lui conviennent et lui paraissent suffisantes à assumer, rappelant au passage l'amitié qui le lie à Paul Schianchi. Tous trois rendent hommage à leur actuel président. "Nous perdons un homme de qualité, à l'aura importante, un homme d'excellent contact, qui, en décidant de ne pas se représenter, a fait un choix personnel qui lui appartient et que nous n'avons pas à commenter", se borne à indiquer Jean-Paul Passédat, que l'on retrouve d'ailleurs aux côtés de Georges Antoun à la C.C.I., en tant que président adjoint de la commission tourisme. "Georges Antoun est un homme qui, en ne se représentant pas, joue le jeu de l'alternance et c'est tout à son honneur", estime de son côté Paul Schianchi qui se donne le temps de "prendre du recul". "Quelle que soit la suite des événements, le CHR 13 restera vigilant face aux actions menées par la FNIH, et si deux candidats restent en lice, ils s'opposeront dans le respect et l'honnêteté, contrairement à ce qui s'est passé aux élections nationales", ajoute t-il avec force. "Je reste en osmose avec Georges Antoun et je comprends sa décision, commente Pierre Alfonsi. De toute façon, il n'a plus rien à prouver. Par ailleurs, il accède à un poste à la C.C.I. qui reconnaît son action et où il pourra continuer d'aider la profession. J'espère que le nouveau président du CHR 13 aura lui aussi du charisme et sera proche du terrain. Quant à la FNIH, je ne lui ferai pas de cadeau..."

L'hôtellerie de chaîne : "NOUS VOTERONS POUR
LE RASSEMBLEUR"

"Nous sommes un peu inquiets sur la succession de Georges Antoun : c'est lui qui nous a fait une place au sein du syndicat et nous souhaitons y rester mais dans la même ambiance sereine"... Marc Thépot, président de l'hôtellerie de chaîne des Bouches-du-Rhône (groupe Accor), sera donc, annonce-t-il, "très attentif à ce que le prochain président ratisse large, ait une notoriété nationale, et emporte l'adhésion des indépendants comme des chaînes." Pour lui, Georges Antoun est l'homme qui a su "décloisonner la profession en apprenant à des gens totalement différents à travailler ensemble. C'est ce type de fonctionnement interprofessionnel, insiste-t-il, qui a permis au syndicat d'avoir une aura auprès de tous les partenaires, qu'il s'agisse de la municipalité, de la C.C.I., de l'Union patronale, et de devenir un vivier où les institutions puisent leurs membres. On ne peut pas faire marche arrière. Le futur président aura une mission de défense de la profession mais aussi de promotion de la ville et de la région. Nous voterons pour le candidat le plus oecuménique, le plus fédérateur..." Le nom n'est pas vraiment prononcé, mais l'on devine sans peine que celui de Jean-Paul Passédat s'inscrit en filigrane derrière ce discours.



L'HÔTELLERIE n° 2547 Hebdo 5 fevrier 1998

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