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Au Mans

Les cafetiers vont respirer

La préfecture du Mans vient de prendre un arrêté, imposant aux cafetiers souhaitant s'installer en centre-ville, de respecter une distance réglementaire de 60 mètres entre leur établissement et celui de leur confrère le plus proche.

Il n'y a pas si longtemps, la préfecture du Mans mettait un terme à la reconduite quasi-systématique des dérogations d'ouverture jusqu'à 4h du matin pour certains cafés. Même si, à l'époque, cette décision avait fait grincer quelques dents, aujourd'hui, le consensus semble de rigueur face au nouvel arrêté préfectoral. Ce dernier impose une distance minimale de 60 mètres pour toute implantation nouvelle d'un débit de boissons de quatrième catégorie par rapport à un établissement de même catégorie déjà existant. L'arrêté s'applique en fait à un périmètre bien particulier, "qui concerne environ 80 rues du centre-ville, explique, à la préfecture, Christian Le Clainche. Deux rues sont déjà "pleines", celle du Port et du Docteur Leroy. L'arrêté vise à ne pas reconduire ce phénomène sur les rues avoisinantes. On pouvait craindre une extension". Les deux rues en question accueillent à elles seules une vingtaine d'établissements, dont deux d'entre eux viennent d'ailleurs de faire l'objet d'une fermeture administrative d'une semaine. "Même si Le Mans reste une ville calme, nous avons reçu pas mal de doléances depuis quelques mois", rappelle C. Le Clainche. Et il va de soit que la préfecture ne s'interdit nullement d'élargir géographiquement l'arrêté en cas de débordement hors périmètre.

Pour autant, cette décision, prise en concertation avec la mairie et le syndicat local, ne vise pas uniquement à rétablir l'ordre public. L'image et la survie de la profession de cafetier est en cause. Président de la Chambre professionnelle de l'industrie hôtelière du Mans, Jean-François Giraud se félicite de la décision préfectorale. "J'ai été le premier à le demander, il y a un an et demi. Si nous avions conclu cet accord avant, nous ne connaîtrions pas les problèmes actuels de nuisance. Mais il vaut mieux tard que jamais." Depuis un an, d'autres établissements se sont installés dans les rues concernées où "le gâteau devient trop petit. L'un des adhérents, installé dans la rue du Dc Leroy, ne gagne pas sa vie ! Nous devons veiller avant tout à conserver l'outil de travail existant".

O. Marie



L'HÔTELLERIE n° 2541 Hebdo 25 decembre 1997


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