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La petite bouteille ronde va passer aux mains de Coca-Cola

Le groupe d'Atlanta doit racheter Orangina pour 5 milliards de francs

Coca-Cola qui détenait notamment 46% du marché des soft-drinks en France va conforter sa place de leader avec le rachat d'Orangina, deuxième intervenant sur le secteur national. Pour la France, en dehors des questions qui se posent en matière de concurrence, la transaction devrait remettre en cause la distribution de Pepsi-Cola assurée par Orangina depuis 1993.

A deux jours de Noël, la nouvelle a quelque peu secoué le monde des soft-drinks. Après les informations lâchées par le Wall Street Journal, lundi 22 décembre, le groupe Pernod-Ricard annonçait en effet le lendemain dans un bref communiqué «le projet de vente de la marque Orangina et de la totalité des activités s'y afférant» avec, pour acquéreur, le groupe d'Atlanta. Une transaction qui se monterait à près de 5 millards de francs. Pour Coca-Cola, qui détient déjà 46% du marché des soft-drinks en France avec ses marques Fanta, Sprite, Minute Maid et Coca-Cola, le rachat d'Orangina est une excellente affaire. La petite bouteille ronde, qui, avec 8,5% du marché, se positionnait jusqu'ici comme son concurrent direct, vient conforter la place de leader du groupe d'Atlanta. Un tableau que l'on retrouve d'ailleurs dans tous les autres pays où les marques étaient conjointement présentes.

Plusieurs problèmes vont toutefois se poser. D'abord, sur le terrain de la concurrence. Rien ne dit que le Conseil de la concurrence va laisser faire le regroupement. Ensuite, il ne faut pas perdre de vue que l'accord passé entre Orangina et Pespi-Cola, en 1993, incluait la distribution, dans le circuit traditionnel, du plus farouche concurrent de Coca-Cola.

Sur sa décision de vendre, à l'heure où nous imprimons, le groupe Pernod-Ricard n'a souhaité faire aucun commentaire. Selon toute vraisemblance, cette transaction serait liée à une politique de recentrage du groupe français sur ses activités vins et spiritueux. Avec 1,8 milliard de chiffre d'affaires, Orangina constituait le fleuron de la branche sans alcool de Pernod-Ricard. A suivre.

Quelques dates clés dans l'histoire d'Orangina

1936 : lancement de la boisson par Léon Beton en Algérie.

1951: Orangina s'implante en France et Jean-Claude Beton crée la Compagnie Financière des Produits Orangina qui développe la marque en CHR.

1953 : lancement de la première affiche publicitaire et création du zeste d'orange en forme de spiral.

1972 : création du slogan «secouez-moi, secouez-moi» à la télévision.

1975 : la petite bouteille ronde franchit le cap des 500 millions de cols et fait son entrée dans le circuit alimentaire.

1984 : le groupe Pernod-Ricard rachète Orangina et sort le produit des frontières hexagonales.

1993 : numéro deux du marché des soft-drinks en France, présent dans près de 50 pays dans le monde, Orangina s'associe à Pepsi-Cola sur le marché hexagonal.

1996 : lancement d'Orangina rouge. Alors que la plupart des soft-drinks accusent une baisse de leurs ventes, Orangina maintient le cap et gagne 0,8 point en grande distribution.



L'HÔTELLERIE n° 2541 Hebdo 25 decembre 1997


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