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Restauration

Congrès national de l'Union de la sommellerie Française

Les sommeliers veulent assainir leur profession

Près de 160 membres de l'Union de la sommellerie française viennent de tenir leur congrès national dans le Val de Loire.

Avec près de 900 membres, l'Union de la sommellerie française est une des associations les plus représentatives des métiers de la restauration. Cette force a été démontrée lors du congrès national de l'Union qui vient de se tenir dans le Val de Loire avec des étapes à Blois, Montlouis, Amboise, Tours et Angers. Sous la conduite de Jean-Paul Martin, président régional des sommeliers et de Gérard Riveau, coordinateur général de cette manifestation, près de 160 sommeliers ont pu découvrir les richesses du Val de Loire. Pendant trois jours, ils ont goûté près de 200 vins depuis les célèbres Sancerre ou Saumur Champigny jusqu'aux plus discrets Reuilly, Châteaumeillant ou Mennetou-Salon. A l'occasion de ce congrès, le président national, Georges Pertuiset, a annoncé une reprise probable du concours du Meilleur sommelier de France sous contrôle exclusif de l'UDSF. Si les responsables régionaux sont d'accord, ce concours pourrait être organisé en 1998 : «Nous avons besoin de candidats pour les concours internationaux, explique Georges Pertuiset. Il est temps que les Français retrouvent leur place.» Mais la véritable préoccupation des professionnels concerne la définition du métier et la recherche d'une éthique. Malgré une charte déontologique, certaines dérives sont encore enregistrées, ce qui nuit à l'image de la sommellerie. La profession veut donc s'engager pour plus de qualité et un meilleur service aux clients. Dernière préoccupation enfin de l'UDSF : la formation avec les BP de sommelier et les mentions complémentaires.

La profession avait souhaité qu'un conseiller à l'enseignement technologique soit désigné dans chaque académie. Cette démarche qui commence seulement à se répandre dans les régions devrait permettre de professionnaliser les études et de relever le niveau des examens. De même, la profession militait pour une uniformisation de la mention complémentaire afin qu'elle devienne un diplôme national et non plus académique, une revendication qui n'a pas été acceptée. Toutes ces démarches cherchent à développer et protéger ce métier : «Il sort chaque année, explique le président, près de 350 jeunes avec une mention complémentaire. Mais il est toujours aussi difficile de trouver un commis sommelier.» Enfin, l'association souhaite sensibiliser les employeurs afin qu'ils embauchent de véritables professionnels du vin : «Le sommelier est l'employé le plus rentable. Il réalise entre 30 et 40% du chiffre d'affaires de l'établissement, mais assure 80% de bénéfices...»

J.-J. Talpin

Georges Pertuiset, président

de l'Union de

la sommellerie

française.



L'HÔTELLERIE n° 2540 Hebdo 18 decembre 1997


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