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Hébergement

Logis de France de l'Isère

Renée Ougier à l'Alpe d'Huez : accroître la synergie de la chaîne

Alors que les premières chutes de neige ont blanchi les sommets du massif de l'Oisans, les Logis de France de l'Isère,- 4ème association départementale sur quatre-vingt dix avec 94 hôtels-restaurants- ont tenu leur assemblée générale à l'Alpe d'Huez. Une réunion-débat rondement menée avec une présidente Renée Ougier qui partage son temps entre son entreprise au Freney d'Oisans, Grenoble et le siège de la Fédération nationale.

Sur le plan de la région, les logis isèrois forment une famille unie collaborant avec d'autres institutions locales de promotion et de commercialisation. Certes l'aide du Conseil général pour la modernisation de l'hôtellerie familiale n'est pas au niveau de celles de départements touristiquement plus dynamiques : les élus étudient toutefois une amélioration qui ne peut que renforcer la vocation du Dauphiné dans le domaine des vacances et des loisirs.

20% d'étrangers

La saison qui s'achève a été moyenne, les bons résultats du mois de septembre compensant à peine ceux mauvais enregistrés en juillet, notamment à cause d'une météo très défavorable. Les logis des plaines et des collines comme ceux du Vercors, de la Chartreuse, de Belledonne et de l'Oisans parviennent à boucler leur budget face à l'apport d'une clientèle étrangère à la fois fidèle et renouvelée pouvant atteindre dans certains cas le quart du taux d'occupation.

Les Logis de France des Neiges ont édité une plaquette dont l'essentiel est composé d'hôtels-restaurants de l'Isère et de la Savoie, avec maintenant une extension dans les Pyrénées, les Vosges, le Jura, les Hautes-Alpes et le Massif Central. Tous participeront du 10 au 17 Janvier, à l'opération lancée par les "professionnels associés de la Montagne" (PAM) et intitulée "Montagnes en fête" en abaissant fortement les tarifs pour en faire une "semaine de tous les privilèges".

Autres opérations aux retombées non négligeables : le menu du terroir propre à l'Isère ; l'animation pour la fête des mères avec pour les gagnants des séjours à Euro-Disney ; la nouvelle présentation du plan-guide-annuaire de huit volets fort apprécié du public ; un package commun avec le parc de loisirs "Walibi" etc.

Renforcer l'image de marque

La présence dans les salons étrangers sera allégée mais les Logis de France de l'Isère vont essayer d'attirer davantage une clientèle de proximité, non pas seulement pour les petits congrés et les séminaires, mais aussi pour mieux répondre à ce besoin de retour aux sources des clientèles citadines.

Si le sénateur Bernard Joly, président des Logis de France de Haute-Saône et membre du bureau national a expliqué la restructuration des instances fédérales, simplifiées pour être plus efficaces, sa collègue Renée Ougier, pour sa part, a insisté pour que chacun participe à une meilleure synergie de la chaîne, une entraide et une coopération accrues, non pas pour gommer les différences mais pour renforcer encore l'image de cette "hôtellerie à visage humain" qui demeure le fer de lance, le savoir-faire et le faire-valoir de cette famille solidaire. D'un logis à l'autre, les cousins sont différents mais ils ont tous, justement, "un air de famille".

Quatre diplômes d'honneur

L'assemblée générale s'est pousuivie par une soirée dansante à l'hôtel Castillan de l'Alpe d'Huez, maison-mère de la tribu de professionnels montagnards que sont les Castillan. Le repas gastronomique, en partie offert par les fournisseurs, avait d'ailleurs été préparé par tous les membres de cette robuste et valeureuse famille : Jean-Claude et Catherine (Hôtel le Castillan à la Grave); Bernard et Brigitte (Hôtel les Cimes à l'Alpe d'Huez); François et Florence (Hôtel le Castillan à l'Alpe d'Huez); Charles et Patricia (Hôtel le Château d'Herbelon à Treffort).

Au cours de cette fête, en présence de Yves Chiaudano, adjoint au maire de l'Alpe d'Huez, les présidents Bernard Joly et Renée Ougier ont remis les diplômes d'honneur 1996 à :

Françoise Corino (Hostellerie du Lac Bleu à Charavines) et Alain Giroud (Hôtel le Grand Som à Saint-Pierre d'Entremont)

et les diplômes 1997 à :

Ursula et René Helme (Hôtel Helme à la Mure) et Noël Faure (Hôtel Ma Chaumière à Autrans).

C. Bannières

De gauche à droite : le sénateur Bernard Joly, président des Logis de France de Haute-Saône, Renée Ougier, présidente des Logis de l'Isère et Yves Chiaudano, adjoint au maire de l'Alpe d'Huez.


Groupe Erghot

New Hôtel lance le label «Référence»

L'heure est aujourd'hui à la segmentation de l'offre afin de toujours répondre le mieux possible aux besoins de la clientèle qui est de plus en plus exigeante. New Hôtel n'échappe pas à cette nouvelle règle, devenue d'ailleurs quasi générale au sein de nombreux groupes hôteliers nationaux et internationaux. Parmi les 15 établissements qu'elle gère, la chaîne d'origine marseillaise, dirigée par Georges et Jean-Claude Antoun, vient ainsi de labelliser 4 d'entre eux. Le New Hôtel Roblin à Paris Madeleine, le New Hôtel Beau Rivage à Nice, le New Hôtel Charlemagne à Bruxelles et le New Hôtel Bompard à Marseille bénéficient donc désormais du label «Référence» pour leur caractère haut de gamme, leurs prestations de luxe ainsi que leurs équipements et leur situation géographique privilégiée.

«Le label «Référence» est plus qu'une référence, c'est une vision d'un art de vivre», a déclaré Georges Antoun à l'occasion du lancement officiel de la marque. Et d'ajouter, «puisque nous parlons d'art, nous avons décidé d'entamer une véritable politique de soutien et de mise en valeur dans le domaine culturel, et plus précisément, dans la sculpture.» New Hôtel va en effet au cours des prochains mois organiser des expositions d'oeuvre d'art dans ses hôtels. Cette nouvelle démarche débute au Bompard avec la présentation de certaines des oeuvres d'Alain Joriot.

C. C.

Toute l'équipe de New Hôtel était présente le 25 septembre dernier, au Bompard, afin d'officialiser le lancement du label «New Hôtel Référence».


Ille-et-Vilaine

Plus de 255.000 F pour l'hôtellerie

Le conseil général d'Ille-et-Vilaine vient de répartir, via sa commission permanente, plus de 255.000 francs de subventions en direction du secteur hôtelier. Sept établissements du département ont ainsi bénéficié de la manne publique afin de réaliser des travaux de mise aux normes d'hygiène, de sécurité ou de modernisation. L'Hôtel de Brocéliande à Paimpont s'est vu octroyer la plus grosse part du gâteau avec 77.700 F. A Mordelles, l'hôtel Bon Accueil a reçu 52.800 francs pour effectuer des mises aux normes. Afin d'effectuer des travaux de modernisation, le Mainhôtel de Beauçé reçoit 32.700 F. A Dinard, deux établissements, Les Alizés et l'Hôtel de la Gare ont reçu respectivement 15.500 et 32.000 F. L'Hostellerie du Vieux Manoir à Hédé et l'Hôtel de la Mairie à Médréac ont bénéficié de subventions de l'ordre de 21.000 et 23.100 F.

Ces subventions allouées mensuellement ne concernent que les mises aux normes de sécurité et les travaux de modernisation dans l'hôtellerie traditionnelle. Le coût des travaux doit être au minimum de 50.000 F. pour un plafond de 300.000 F. en ce qui concerne l'hygiène et la sécurité et 600.000 F. pour la modernisation. Les subventions départementales atteignent quelque soit la nature des travaux, 20% du montant hors taxe en zone littorale ou dans l'agglomération rennaise et 30% dans le reste du département. Enfin, les établissements situés dans un pôle touristique peuvent cumuler les subventions.

O. Marie


Hôtellerie internationale

L'Américain Starwood reprend ITT-Sheraton

Menacée d'une OPA hostile depuis janvier dernier, ITT-Sheraton a accepté l'offre d'achat du promoteur immobilier Starwood Lodging, mettant ainsi un terme aux ambitions d'Hilton Hotels Corp.

Coup de théâtre dans le feuilleton de l'année de l'hôtellerie internationale. L'Américain Hilton Hotels Corp, qui avait lancé une Offre Publique d'Achat (OPA) inamicale en janvier dernier sur son concurrent ITT Sheraton au prix de 55 dollars par action, vient de se voir voler la mise par son compatriote Starwood. ITT Sheraton a en effet accepté, lundi 20 octobre, la proposition avancée par l'un des premiers groupes de promotion immobilière dans le secteur de l'hôtellerie aux Etats-Unis, qui valorise l'entreprise à 13,3 milliards de dollars soit environ 79 milliards de francs.

Concrètement, Starwood a fait une offre à 82 dollars action en titres et numéraire contre 70 dollars par action pour Hilton revue au mois d'août. De plus le promoteur s'est engagé à reprendre un passif de 3,5 milliards de dollars. Cette fusion, qui demeure soumise à l'accord des actionnaires et au feu vert des autorités antitrust, devrait être définitivement bouclée au cours du premier trimestre 1998. La nouvelle société disposera alors de 650 établissements soit 215.000 chambres dans 70 pays différents. Cet ensemble inédit réalisera en outre un chiffre d'affaires annuel de plus de 10 milliards de dollars.

Très peu connu en France, Starwood aura désormais sous sa coupe des enseignes de renoms comme Sheraton, Ciga, Four Points, Caesar's Palace (casinos) et Westin. Starwood a effectivement acquis voilà tout juste un mois, la chaîne d'hôtels Westin Hotels and Resort pour 1,6 milliard de dollars.

Selon toute vraisemblance, Barry Sternlicht, le Président-directeur général actuel de Starwood, occupera les mêmes fonctions à la tête de la nouvelle société. Quant au conseil d'administration, il comprendra quatre représentants d'ITT, dont l'actuel président, Rand Araskog.

Classement des sociétés de gestion hôtelière
Rang Nom Nbre de Nbre d'hôtels
Chbres 1996 1996
1er Doubletree Hotels Corp 56.144 242
2ème Interstate Hotels Corp 43.178 212
3ème Richfield Hospitality 38.745 132
4ème Starwood Lodging 20.350 75
5ème Barrington Hotels 19.290 48
*Sources : Hotels août 1997

Classement mondial des sociétés hôtelières
Rang Nom Nbre Nbre d'hôtels
de Chbres 1996 1996
1er HFS Inc 490.000 5.300
2ème Holiday Inn Worldwide 386.323 2.260
3ème Best Western 295.305 3.654
4ème Accor 279.145 2.465
5ème Choice Hotels 271.812 3.197
6ème Marriott 251.425 1.268
7ème ITT Sheraton 130.528 413
8ème Promus Cos 105.930 809
9ème Hilton Hotels Corp 101.000 245
10ème Carlson Hospitality 91.177 437
*Sources : Hotels août 1997


Rennes

Les deux Mercure changent de directeur

La réorganisation au niveau national du groupe Accor en deux pôles (économique et affaires/loisirs) et quatre régions se répercute dans les organigrammes locaux. Ainsi, après quatre ans passés à Rennes, Denis Fauque quitte la direction commune des deux Mercure de la capitale bretonne pour prendre en charge l'une des deux directions d'exploitation de la région grand Ouest du pôle affaires et loisirs. En clair, depuis le premier septembre, il supervise depuis Nantes la gestion des hôtels Novotel, Mercure et Sofitel de la pointe bretonne à Orléans, et du Mans à Limoges et Angoulême. Cette nouvelle organisation témoigne de la volonté du groupe de "retravailler en multimarques, souligne le néo-Nantais. Tout en affirmant les spécificités de chacune".

A Rennes, il passe la main à Olivier Saintenoy (précédemment au Havre, depuis 28 ans dans le groupe) au Mercure Colombier et à Daniel Béguin au Mercure Pré-Botté. Ce dernier assure l'intérim en attendant le retour de congé maternité de la nouvelle directrice, Chantal Le Houeron, jusqu'alors numéro deux de l'établissement. Si la direction commune a permis de "faire marcher les deux Mercure en même temps", le système présente aussi des inconvénients. Denis Fauque évoque notamment l'impossibilité de fréquenter autant les deux hôtels et la frustration qu'en ressentent le personnel et surtout la clientèle face à l'absence du directeur.

Néanmoins, la séparation des deux directions ne doit surtout pas nuire aux synergies entre les établissements ainsi qu'avec le Novotel de la ville : "Pourquoi pas imaginer une commercialisation commune des trois produits ?" Les échanges de personnel en cas de besoin restent de règle, tout comme le renvoi des clients d'un hôtel à l'autre. Même si chacun a ses spécificités. Quoique géographiquement très proches (à 400 mètres l'un de l'autre) les deux Mercure se différencient notamment par leur emplacement. Plus central, sans restaurant, le Pré-Botté (100 chambres) accueille une clientèle plutôt tourisme. A l'inverse, le Colombier (140 chambres), avec son restaurant renommé, attire plus la clientèle affaires et séminaires.

A eux deux, ils cumulent plus de 60.000 nuitées annuelles, pour un chiffre d'affaires hors taxes de 30 à 35 millions de francs. Ils emploient une soixantaine de salariés. Pour assurer leur bon développement, l'ancien et les nouveaux directeurs croient dans le tourisme urbain et culturel. Une des voies qui permettra de faire progresser le T.O. moyen au-delà des 60 % actuels.

D.B.


Toulon

L'Hôtel du Palais mis aux enchères

Fermé depuis trois ans et actuellement en liquidation judiciaire, l'hôtel du centre des congrès Mayol, devrait trouver acquéreur lors de la vente aux enchères du 23 octobre.

La saga de l'hôtel du centre des congrès de Toulon connaîtra un nouveau rebondissement jeudi 23 octobre au Palais de Justice de Paris. L'Hôtel du Palais y sera mis aux enchères à un prix de départ de huit millions de francs. Mis en liquidation judiciaire depuis plusieurs mois, l'établissement avait d'abord été estimé à 25 millions de francs, une somme jugée trop élévée par les éventuels acquéreurs. Mais depuis que la mise à prix a été revue à la baisse «des repreneurs potentiels se sont déclarés intéréssés et ont visité le site» assure Maître Touraille, l'administrateur judiciaire chargé du dossier.

L'un des grands groupes mondial de l'hôtellerie, propriétaire de plusieurs chaînes internationales serait parmi les repreneurs virtuels. Lançé par la municipalité dans les années 82, le palais des congrès n'avait jamais connu le développement escompté par la mairie de Toulon. Cette infrastructure avait en effet été voulue par l'équipe municipale, désireuse de relancer l'hôtellerie de luxe dans une ville pourvue plutôt en hôtels bon marché. L'Hôtel du Palais avait pâti des difficultés du centre des congrès et devant la faible fréquentation, avait fermé ses portes en novembre 1994. L'établissement classé 3 étoiles, compte 135 chambres réparties sur 4 étages, une salle de restauration et plusieurs salons de travail, le tout sur une surface d'environ 3.000 m2. Malgrè le bon état de l'établissement, situé dans un bâtiment récent, le peu d'attraction du site et la concurrence d'hôtels de catégories inférieures bénéficiant d'une clientèle fidélisée expliqueraient, d'après des professionnels toulonnais la situation actuelle de l'Hôtel du Palais. Situé en plein centre-ville et n'ayant pas son propre parc de stationnement, l'hôtel n'est pas visible de la voie publique. Pour rendre cet équipement économiquement viable, et y améliorer la fréquentation des autres établissements réceptifs, les hôteliers de la place s'accordent à dire, que la ville devrait relancer sa politique de congrès. La municipalité actuelle, qui s'est portée caution auprès des banques créancières de l'Hôtel du Palais pour une somme de 25 millions de francs y a tout intérêt. Les parties intéressées espèrent que le prix de vente triplera la mise à prix.



L'HÔTELLERIE n° 2532 Hebdo 23 octobre 1997


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