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Louis Crémèse P-dg du Groupe Envergure

«L'année 1997 s'annonce satisfaisante»

Envergure, filiale de la Société du Louvre exploitant les enseignes Campanile, Bleu Marine, Première Classe, Côte à Côte et Clarine, se porte plutôt bien. Qu'il s'agisse des établissements hexagonaux ou étrangers, la tendance générale est partout à la hausse. A tel point d'ailleurs que la compagnie va prochainement s'exporter en Pologne. Tour d'horizon détaillé avec Louis Crémèse, patron du second groupe hôtelier français ...

L'Hôtellerie

Le cru 1997 sera-t-il une bonne année pour votre société ?

Louis Crémèse, président directeur général d'Envergure

«Je suis assez content de la tournure que prend l'exercice en cours. D'une manière générale, l'année 1997 s'annonce en effet satisfaisante pour notre groupe. D'ailleurs, au regard des performances d'ores et déjà réalisées par nos différentes marques hôtelières, notre résultat 1997 devrait atteindre les 45 millions de francs contre 26 millions l'an passé. Plusieurs raisons contribuent à cette bonne santé.

Nous avons tout d'abord tenu nos engagements en terme de développement et nos nouveaux établissements ont parfaitement collé à leurs objectifs voir dans certains cas les ont sensiblement dépassés. Le réseau
Clarine s'est ainsi largement étoffé accueillant 22 nouveaux hôtels depuis le 1er janvier dernier. Du côté de notre marque super-économique, les 8 unités Première Classe, soit une capacité totale de 1.000 chambres supplémentaires, ont ouvert comme prévu à Nice (160 chambres), Nanterre (132 chambres), Annemasse (70 chambres), Lille (70 chambres), Deauville (70 chambres), Valence (70 chambres), Boulogne et Roissy-Charles-de-Gaulle (232 chambres). Deux nouveaux hôtels Campanile ont également vu le jour en France, à Lille et à Besançon. Bleu Marine a en outre accueilli un nouvel affilié et devrait répéter cette opération deux à trois fois d'ici la fin 1997. Quant à notre chaîne de restauration, Côte à Côte, elle s'est élargie avec l'arrivée du restaurant de Roissy-Charles-de-Gaulle dont les performances sont très encourageantes.»

L'Hôtellerie

Et qu'en est-il au niveau activité de vos différentes enseignes ?

LC

«Si l'on observe le niveau d'activité de chacune de nos enseignes à fin août, la tendance est globalement à la hausse. Notre réseau français deux étoiles, Campanile a vu son chiffre d'affaires (C.A) progresser de 1,9%. Son taux d'occupation a lui augmenté de près de 3 points passant de 64% à fin août 1996 à 67% cette année. Une ombre subsiste cependant au tableau : la restauration. Campanile a effectivement perdu un couvert/jour affichant 81 couverts/jour contre 82 sur la même période de l'année précédente. Quant au ticket moyen, situé à 94 francs TTC (boisson comprise), il est demeuré stable. Fort de ce constat, nous allons modifier notre offre notamment au niveau de la présentation et tenter d'être plus souples dans les formules actuellement proposées. Notre chaîne trois étoiles, Bleu Marine, est, elle aussi, parvenue à tirer son épingle du jeu. Composé de 13 unités, le réseau a enregistré une forte augmentation de son C.A : +22,6%. La fréquentation quant à elle, a grimpé de 44% à 58%.

Malgré un début d'exercice difficile, Première Classe va également réaliser de bons scores en 1997. Au terme des huit premiers mois de l'année, son chiffre d'affaires s'est d'ores et déjà envolé de 4% (progression en grande partie due à l'augmentation du tarif affiché) et son taux d'occupation a atteint les 75%. Rien qu'au cours du mois d'août dernier, la fréquentation de la chaîne s'est élevée à 86%.

Les restaurants Côte à Côte ont suivi le même mouvement. Leur nombre de couverts/jour s'est d'ailleurs amélioré de manière sensible se stabilisant à 163 couverts contre 147 un an plus tôt. A noter toutefois que nous nous sommes efforcés de pratiquer des offres à bas prix. Le Menu Express à 59 francs représente ainsi 35% de nos ventes.

A propos de Clarine, réseau dont il est plus difficile de quantifier les évolutions puisque comprenant de nombreux franchisés, les hôtels les plus anciens réussissent à afficher des niveaux de fréquentation oscillant entre 63% et 64%.»

L'Hôtellerie

Constatez-vous les mêmes hausses d'activité dans vos établissements implantés à l'étranger ?

LC

«Je dois avouer que nos établissements situés hors de l'Hexagone (36l) ont eux aussi enregistré de très grosses progressions tant sur le plan des chiffres d'affaires que sur celui des taux d'occupation. C'est ainsi qu'en Grande-Bretagne, nos hôtels ont observé un bond en avant de leur C.A de 11% avec un taux d'occupation de 66%. L'exercice 1997 s'annonce également excellent au Luxembourg où la fréquentation s'élève à 69% et le C.A d'affaires a d'ores et déjà grimpé de 8%. Le constat est identique pour nos hôtels du Portugal et d'Espagne, qui ont atteint respectivement un taux d'occupation de 59% et 54% accompagné d'un C.A en hausse de 12,5% et 12%.

La Belgique et les Pays-Bas ne sont pas eux aussi en reste : leurs C.A ont ainsi progressé de 4,2% et 8%. Quant à leur taux d'occupation respectif, il s'est stabilisé à 68% et 66%.»

L'Hôtellerie

La bonne tenue de vos hôtels à l'étranger vous incite-t-elle à développer de nouveaux projets hors du territoire national ?

LC

«On ne peut bien sûr demeurer insensibles à de telles performances. Nous restons néanmoins mesurés quant à notre croissance à l'international. Pour le moment, nous travaillons à l'extension de 2 de nos unités outre-Manche à Liverpool et Dartford ainsi qu'à la construction de 2 établissements à Milton-Keyse et à Birmingham. Nous avons en outre signé un contrat pour un Campanile à Villevoorde (en Belgique).

Parallèlement, nous venons de conclure un nouveau contrat pour un Clarine au nord de Rome. D'ici l'an prochain, ce réseau devrait croître d'au moins 7 à 8 unités supplémentaires.

Nous sommes également en train de monter une société avec des investisseurs financiers en Pologne afin d'y développer Campanile.»

Propos recueillis par C. Cosson ccosson@lhotellerie-restauration.fr

Louis Crémèse : «En 1997, notre résultat devrait atteindre les 45 millions de francs contre 26 au cours de l'exercice précédent.»


Hôtellerie de luxe

L'hôtel Paris Hilton se refait une beauté

La chaîne Hilton International a décidé de remettre son établissement parisien au goût du jour. Elle va ainsi investir plusieurs millions de francs d'ici les trois années à venir. 13 millions de francs ont d'ores et déjà été déboursés au cours de l'été dernier.

Les établissements hôteliers haut de gamme de la capitale n'en finissent plus de se faire beaux. Après les dernières ouvertures des hôtels flambants neufs Hyatt (bld Malesherbes) et Marriott (Champs-Elysées), les lourds travaux entrepris à l'Intercontinental (rue Castiglione), l'annonce des fermetures prochaines du George V et du Commodore (bld Haussmann) pour complète rénovation, c'est au tour du Paris Hilton (avenue de Suffren) de se «repoudrer» le nez.

Première des grandes unités implantées à Paris (en 1966), ce navire, composé de 462 chambres, dirigé depuis le 1er mars 1996 par le jeune autrichien Wolfgang M.Neumann, vient en effet d'investir 13 millions de francs dans une première phase de travaux. Au cours de l'été, le Paris Hilton a ainsi remis au goût du jour la salle d'Orsay (capacité d'accueil jusqu'à 1.000 personnes), la dotant en outre d'une climatisation à la pointe de la technologie, de systèmes audiovisuels performants et d'une isolation phonique parfaite. Parallèlement au réaménagement total de ce salon, réalisé par les décorateurs d'intérieur londoniens Hirsch/Bedner Associates, l'hôtel s'est également offert la création d'un centre d'affaires des plus sophistiqué : petits salons très confortables pouvant accueillir jusqu'à 8 hommes d'affaires, stations de travail privées avec ordinateurs connectés à Internet, services de secrétariat...

18 millions de francs en 1998

Mais, le Paris Hilton n'entend pas en rester là ! Malgré un taux d'occupation record (91%) enregistré en août dernier et une fréquentation moyenne pour l'année 1997 prévue aux environs de 82%, la chaîne Hilton International a effectivement compris la nécessité de relooker du sol au plafond son unité parisienne afin d'en conforter les parts de marchés d'ici l'an 2000.

«Les travaux de rénovation vont ainsi se poursuivre durant les deux années à venir pour s'achever fin 1999. Avec cette opération, nous cherchons à faire progresser sensiblement notre prix moyen chambre, qui aujourd'hui, se situe aux alentours de 950 francs», confie souriant le patron de l'hôtel. Une enveloppe de 18 millions de francs est d'ores et déjà allouée à l'établissement pour 1998. Durant cette deuxième phase, tout le département restauration va être revu et corrigé : refonte de la cuisine avec mise en place d'un «show kitchen», extension du bar Suffren, création d'un restaurant sur deux niveaux avec de nouvelles formules de restauration...

Fin 1999, l'hôtel aura également suivi une cure de rajeunissement côté hébergement puisque dès novembre 1998, de conséquents travaux débuteront au niveau des chambres.

C. C.

Construit en 1966, le Paris Hilton aura un nouveau look dès la fin 1999.



L'HÔTELLERIE n° 2528 Hebdo 25 septembre 1997


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