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Courriers des Lecteurs

Rubrique animée par Pascale Carbillet

Exclusivement réservée aux établissements abonnés.

pcarbillet@lhotellerie-restauration.fr

Ça va mieux en le disant

L'accueil est l'affaire de tous !

Un lecteur réagit suite à un article paru dans le Figaro «Les touriste préfèrent la France aux français» et plus particulièrement sur le passage suivant :

Cette hausse de la fréquentation est toutefois freinée par un accueil jugé «médiocre» par les étrangers, qui trouvent les français «suffisants, vantards et peu hospitaliers» et la qualité du service «insuffisante». la maîtrise médiocre des langues étrangères reste, selon les professionnels, le handicap majeur de notre industrie touristique.

Cher Monsieur,

On sait bien que traditionnellement les mois d'été, pour la presse, sont des mois pauvre en informations, l'actualité participant de la douce léthargie générale, les scoops genre guerre du golf restant l'exception (heureusement d'ailleurs !).

Alors pour remplir les colonnes, il faut ressortir les traditionnels serpents de mer et autres monstres du Loch Ness !

J'en arrive donc à un «serpent de mer» particulièrement récurrent, injuste et lancinant, le mauvais accueil en France, thème éculé auquel il semble impossible de tordre le cou et repris sans vergogne années après années par l'ensemble des médias.

Je suis acteur des activités touristiques et hôtelières depuis plus de 30 ans et je voyage aussi beaucoup. En tout cas assez pour me rendre compte, en toute objectivité, que l'accueil en France n'est pas aussi mauvais qu'on veut bien le dire. En tout cas largement aussi satisfaisant que chez nos voisins de l'Est, du Sud ou du Nord, lesquels ne sont pas toujours exempts de tout reproche. Je l'ai constaté encore récemment en Allemagne... Si mauvais accueil il y a, les français n'en remportent pas pour autant la palme et il serait honnête de reconnaître que des efforts importants ont été accomplis depuis une bonne dizaine d'années, ceci à l'investigation tant des professionnels et des instances syndicales que des pouvoirs publics à travers le ministère du tourisme, la Maison de la France et les CRT/CDT.

Alors cessons donc ces exercices d'auto-flagellation inutilement dévalorisant et considérons enfin les choses plus sainement et plus objectivement, sans faire de nombrilisme bien entendu !

J'ajouterai que l'accueil est certainement l'affaire de tous, simples citoyens, automobilistes, agents de l'Etat et des collectivités territoriales en contact avec le public, chauffeurs de taxis, commerçants, écoliers, rencontrés dans la rue...

L'assomption : Vendredi 15 août

Le 15 août, jour de l'assomption est considéré, au regard du Code du travail, comme un jour férié ordinaire. Ce qui veut dire, que ce jour n'est pas obligatoirement chômé, et en cas de travail, la loi ne prévoit pas de rémunération particulière.

En conséquence, si vous avez travaillé vendredi 15 août, vous serez payé à votre salaire habituel sans pouvoir prétendre à une rémunération supplémentaire.

Cependant, il peut exister des dispositions plus favorables dans votre entreprise (convention collective, accord d'entreprise...) prévoyant que ce jour férié est chômé ou qu'il est travaillé mais payé double.

Nous vous rappelons que dans la profession, en l'absence de convention collective, le seul jour férié payé double est le 1er mai, conformément au Code du travail.

Hollywood Canteen

Suite à l'article sur Hollywood Canteen, je souhaiterais recevoir les coordonnées de Thierry Bégué afin d'en savoir d'avantage pour les candidatures concernant les contrats de licence d'enseigne.

(I. F. de Metz)

Pour avoir plus de renseignements sur les conditions à remplir pour postuler pour des contrats de licence d'enseigne de Hollywood Canteen, vous devez vous adresser au siège social de cette société aux coordonnées suivantes :

Hollywood Canteen

4 rue Pierre Lescot

75001 Paris

Tél. : 01.40.41.69.69.

Fax : 01.40.41.97.17.

Gérant libre
ou salarié ?

Je voudrais connaître les principales différences juridiques entre un gérant libre et un gérant salarié ?

(S.S. de Asnières)

Le gérant salarié ou gérant appointé du fonds de commerce est un salarié qui dirige l'exploitation moyennant une rémunération pour le compte et aux risques et périls du propriétaire. Etant un mandataire subordonné, le gérant salarié ne peut être commerçant. Il est donc soumis aux dispositions du Code du travail.

Le gérant libre du fonds de commerce, appelé aussi locataire-gérant exploite le fonds qu'il a pris en location à son compte et à ses risques, moyennant le versement d'une redevance périodique qui comprend le prix de la location du fonds et le loyer des murs. Le gérant libre aura la qualité de commerçant, alors que le propriétaire du fonds la perdra puisqu'il n'exploitera plus personnellement le fonds. La gérance libre est soumise à la loi du 20 mars 1956.

Eurolexique
de la cuisine française

En raison des nombreux touristes étrangers qui viennent dans mon établissement pendant l'été, je cherche un dictionnaire spécialisé dans la cuisine pour pouvoir traduire mes menus. Il y a quelque temps, vous avez parlé d'un dictionnaire multilingue, mais celui-ci est malheureusement épuisé. En connaissez vous un autre ? (C. F. de Paris)

Oui ! Il existe un eurolexique de la cuisine française, qui est en fait un abrégé du dictionnaire multilingue de la cuisine française. Dans cet eurolexique, vous trouverez tous les termes liés à la cuisine et à la gastronomie traduit dans les langues européennes les plus couramment utilisées, c'est-à-dire l'anglais, allemand, italien et espagnol.

Vous pouvez vous procurer ce lexique aux :

Editions BPI

5 rue Duc

75018 Paris

Tél. : 01.42.62.25.28.

Fax : 01.42.23.47.44.

Quelle période d'essai pour un contrat
à durée déterminée ?

Je veux embaucher un cuisinier par contrat à durée déterminée de six mois et j'avais prévu dans son contrat une période d'essai d'un mois. Mon comptable me dit que je ne peux pas dépasser deux semaines. Mais avec deux semaines, je n'aurai pas vraiment le temps de me rendre compte si ce cuisinier fait l'affaire. Que me conseillez-vous ?

(M. X. de Macon)

De respecter ce que vous dit votre comptable. En effet, si un contrat à durée déterminée peut comporter une période d'essai, celle-ci ne doit pas dépasser un maximum qui est fixé en fonction de la durée initiale du contrat.

Cette période d'essai ne peut être supérieure à une durée calculée à raisons d'un jour par semaine, dans la limite de :

- deux semaines lorsque la durée initialement prévue du contrat est au plus égale à six mois ;

- un mois, quand la durée initiale du contrat est supérieure à six mois.

En outre, il faut savoir que la période d'essai prévue en jours se décompte en jours réellement travaillés.

Par contre, celle prévue en semaine ou mois se décompte en semaines civiles ou mois calendaires et peu importe le nombre de jours ouvrés. Dans ce dernier cas, le terme de semaine civile se comprend comme toute période de sept jours consécutifs (par exemple du lundi au dimanche suivant inclus). Par mois calendaire, il faut comprendre une période d'un mois calculée de date à date (par exemple du 10 août au 9 septembre inclus).

Pendant cette période d'essai, le contrat peut être rompu à tout moment. Vous n'aurez dans cette hypothèse, qu'à payer le salaire des jours travaillés ainsi que l'indemnité compensatrice de congés payés, mais pas l'indemnité de précarité de 6%.

Nous vous rappelons que dans le cadre d'un CCD, même moins d'un mois de travail donne lieu à une indemnité de congés payés qui est égale au dixième de la rémunération totale brute.

Que se passe-t-il si la période d'essai dépasse la durée maximale prévue par la loi ? La fixation d'une durée d'essai supérieure à la durée normale autorisée n'entraîne pas la transformation du contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée. Mais la rupture qui survient au delà de la période d'essai autorisée constitue une rupture anticipée du contrat donnant lieu à des dommages et intérêts pour le salarié, qui sont d'un montant au moins égal aux rémunérations qu'il aurait perçues jusqu'au terme du contrat. Ce qui veut dire que dans votre cas, si vous maintenez une période d'essai d'un mois, donc supérieure aux 2 semaines, et licenciez votre salarié passé ce délai de deux semaines, vous prenez le risque de vous voir condamner à payer la totalité du salaire de votre salarié jusqu'à la fin de son contrat, c'est-à-dire les six mois prévus initialement.

Côté France

Suite à un article paru dans votre journal n°2520 du 24 juillet 1997, intitulé «Côté France vous guide», pourriez-vous me communiquer les coordonnées de la société Côté France ou SOGERBA ?

(B. M. de Vittel)

La nouvelle enseigne de restauration et de services autoroute Côté France vient de lancer son premier guide présentant les points de vente de restauration et des services qu'elle propose.

La société SOGERBA assure le développement de l'enseigne Côté France. Vous pouvez contacter cette société aux coordonnées suivantes :

SOGERBA

Société de Gestion des Resaurants-Bars sur les Autoroutes

18 rue Jacques Réattu

B.P. 81

13275 Marseille Cedex 09

Tél. : 04.91.76.93.13.



L'HÔTELLERIE n° 2523 Hebdo 21 aout 1997


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