Actualités


Vie professionnelle

Stratégie

COMMENT AMELIORER L'ACCUEIL
DES TOURISTES ETRANGERS ?

Les touristes étrangers arrivent nombreux et ils attendent de la France le meilleur accueil. Ils ont tous des habitudes différentes. Apprenez à savoir ce qu'ils attendent de vous pour mieux les accueillir. Tout au long de l'été, L'Hôtellerie vous propose de les découvrir, par nationalité, en vous présentant les fiches élaborées par la direction du Tourisme dans le cadre de son opération «Bonjour».

LES ALLEMANDS

Leur pays

* C'est une République Fédérale, dirigée par un Président (Roman Herzog) et un Chancelier (Helmut Kohl).

* Le pays est divisé en 16 Länder (Etats) dont 5 de ex-RDA depuis la réunification du 1er janvier 1991.

Préférences touristiques générales

* La France est la première destination en ce qui concerne le tourisme d'affaires. Outre ce domaine précis, la France est la quatrième destination touristique derrière l'Espagne, l'Italie et l'Autriche.

* Les Allemands effectuent des séjours à l'étranger deux fois plus qu'à l'intérieur de leur pays.

* Ils séjournent généralement en hôtel de type traditionnel et de plus en plus en meublé. Les Allemands sont très exigeants sur le rapport qualité/prix.

* Ils recherchent : le tourisme vert, le ski, le confort et surtout un accueil à dimension humaine.

Les Allemands et la France

* Ce sont des clients très fidèles :

1 sur 2 est venu plus de dix fois en France.

* Ils apprécient :

La diversité des paysages et la nature préservée. Ils recherchent le confort et l'hospitalité des Français. Pour les 2/3 des touristes Allemands, ils sont férus de gastronomie.

* Ils déplorent :

La pratique insuffisante des langues (50%). Le comportement sur les routes et le manque de discipline des Français.

* Plus de 80% d'entre eux viennent individuellement, sans aucune réservation.

Us et Coutumes

* Personnalité : discrets, rigoureux, ponctuels et respectueux de l'environnement.

* Comportement : poignée de mains habituelle. Peu de contacts. Patronyme toujours précédé de «M» ou «Mme». Leur voix est plutôt élevée. Ils n'expriment pas toujours leur mécontentement.

* Chambre : lits jumeaux, oreiller et couette.

* Repas : hors d'oeuvre et fromage ne sont pas toujours nécessaires.

* Petit-déjeuner (7 heures) : copieux. Il doit comporter du café, des jus de fruits, du pain complet, des céréales, de la charcuterie et du fromage.

* Pause-café à 10 heures/10 heures 30 : accompagné de thé ou café. A 16 heures, les Allemands aiment également s'arrêter un moment pour déguster du thé ou du café agrémenté de gâteaux.

* Déjeuner (12 heures 30) : plat chaud (viande, poisson, légumes, pommes de terre), yaourt et fruits.

* Dîner (18 heures) : repas frois composé de fromages, charcuteries et potages.

* Boissons : eau gazeuse, soda ou bière.

* Alcool : verre de vin en apéritif et à table, eau de vie, cognac en digestif.

* Ce qu'ils n'aiment pas : la viande saignante, les abats, les huîtres et les escargots.

* Les commerces : chez eux, le bar-tabac n'existe pas. En revanche, on trouve de nombreux distributeurs de cigarettes. Les restaurants ferment à 21 heures 30.



Languedoc-Roussillon

Le président de la CFHRCD sur le terrain

Roland Magne fait de la présence sur le terrain une priorité. Pour aller à la rencontre des provinces et y être à l'écoute des professionnels.

Trois jours de visites, de rencontres et d'écoute en Languedoc-Roussillon, voilà le programme de Roland Magne président national, depuis un peu plus de trois mois, de la Confédération Française des Hôtels, Cafés, restaurants et Discothèques. Un type de séjour en province qu'il avait inscrit en priorité sur son programme.

« Il est indispensable d'aller ainsi à la rencontre des régions, mais aussi des désirs des gens. Et là, en l'espace de 72 heures, on fait un constat unique, les professionnels subissent le poids des charges et comme personne n'est épargné, tout le monde souffre.»

Accompagné par Jean-Michel Lavrilleux, le secrétaire général du syndicat, Roland Magne s'est en particulier penché sur le problème des hôteliers d'Amélie-les-Bains, en Roussillon, qui luttent contre le projet de création d'un Holiday Inn dans le cadre du rachat d'un ancien hôpital des armées.

«La mairie a racheté les locaux et a ensuite lancé un appel d'offres sans se préoccuper de la situation des professionnels déjà en place. Eux, nous ont alertés et nous avons vraiment touché du doigt un problème que nous allons tout faire pour résoudre à la faveur des hôteliers.» A Béziers, à Montpellier ou à Nîmes, Roland Magne a ensuite beaucoup entendu parler de paracommercialisme. Un aspect que Jean-Luc Majourel (Les Demeures du Ranquet), vice-président du syndicat gardois étudie sous tous ses aspects avec un soin particulier. «J'ai parfois le sentiment que les instances nationales n'ont pas clairement conscience de ce problème. Pourtant, avec la floraison des chambres et tables d'hôtes, c'est bien notre secteur qui est directement visé. En quatre étoiles, a poursuivi le restaurateur gardois, mon concurrent n'est pas un autre établissement hôtelier, mais bien une structure de chambres d'hôtes entièrement équipées et où l'on paie 520 F la nuit. C'est une forme de concurrence très sérieuse et le plus grave, c'est que les instances du tourisme en général emboîtent le pas de ce mouvement. Sans parler des différentes chartes intercommunales qui soutiennent voire subventionnent ces opérations. Jusqu'à la presse qui joue cette carte et se permet, comme vient de le faire le «Gault-Millau magazine» en consacrant 3 pages au département du Gard, de ne donner, en conclusion, que des adresses de non-professionnels.»

Un discours que Roland Magne a, comme tous les autres, parfaitement entendu. «Maintenant, il va falloir faire une synthèse pour savoir quelles mesures présenter lors de notre conseil fédéral. Mais je sais aussi qu'il faudra attendre la définition de la politique gouvernementale en matière de tourisme pour y voir plus clair ...»

J. Bernard



Armand Arent «Le Bois des Espeisses» à Nîmes, président des hôteliers gardois et Jean-Luc Majourel Les Demeures du Ranquet à Tornac, vice-président de la CFRCD du Gard entourent Jean-Michel Lavrilleux et Roland Magne.

Syndicat

Vers une fusion Clermont / Puy-de-Dôme

Valéry Esbelin a été élu président du syndicat des hôteliers restaurateurs cafetiers de l'agglomération clermontoise lors de la dernière assemblée générale. Il met fin ainsi à près d'un an de direction collégiale, suite à la démission de l'ancien président, Jean-Louis Marmol.

A 31 ans, Valéry Esbelin a été chargé de mener à bien la fusion du syndicat de Clermont-Ferrand avec la fédération départementale. «Elle n'est qu'à l'essai pour l'instant. Elle doit devenir effective et complète en 1999», précise-t-il. Il s'agit d'éviter dans l'avenir que des oppositions ne surgissent à nouveau, entre les entités clermontoises et départementales. «Les adhérents ne comprennent pas toujours très bien le découpage qui existe jusqu'à maintenant avec les échelons de base, puis du département et enfin national», ajoute le nouveau président.

«Notre but est de remobiliser les hôteliers-restaurateurs dans une formation unique, plus puissante et plus cohérente». Il espère aussi que d'autres syndicats vont rejoindre le mouvement de fusion.

P. Boyer



Valéry Esbelin, le nouveau président du syndicat de Clermont-Ferrand, 31 ans, a pris la gérance du Relais des Puys, 28 chambres en 2 étoiles.



L'HÔTELLERIE n° 2521 Hebdo 31 juillet 1997

SRC="/lhotellerie/Images/Le_menu_SVP.GIF" WIDTH="63" HEIGHT="43" ALIGN="BOTTOM" NATURALSIZEFLAG="3">


L'Application du journal L'Hôtellerie Restauration
Le journal L'Hôtellerie Restauration

Le magazine L'Hôtellerie Restauration