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Lettre ouverte aux candidats

à la présidence de la FNIH
par le president Roustan


Messieurs et chers collègues,

Etant parmi les plus anciens adhérents de la FNIH : j'étais là le 26 novembre 1946 à sa création.

J'ai été élu au Bureau de l'Union Nationale des Restaurateurs en 1950, avec le président François.

J'ai vécu le mouvement insurrectionnel de 1967 à Sévrier, qui a donné la FAGITH et celui de 1970 à Grenoble qui a permis la création de leur confédération !

J'ai été élu président de l'UNR (l'Union Nationale des Restaurateurs) en 1971. A partir de ce moment là, j'ai compris que toutes ces scissions avaient pour cause profonde la mauvaise organisation administrative de notre FNIH et notamment, la présidence «tournante».

Je me suis battu pendant 10 ans pour réorganiser la FNIH et en modifier ses statuts.

Cela s'est fait en deux temps !

Dans un premier temps, le président fédéral a été élu par l'assemblée générale en 1981 à Biarritz : j'ai été ce premier président élu.

Dans un deuxième temps, j'ai réussi à faire voter les nouveaux statuts à Dijon. Ils ont doté la FNIH d'un «patron».

Pour toutes ces raisons, je m'autorise non pas à venir vous donner un conseil, mais simplement à vous faire connaître le point de vue d'un vieux syndicaliste chevronné, toujours amoureux de la FNIH.

Ces dernières années, nos gouvernements successifs n'ont jamais voulu aborder clairement nos problèmes malgré les efforts désespérés de nos représentants.

Aujourd'hui, nous sommes au bord du gouffre. Notre respiration est haletante et si nous ne réagissons pas fermement, notre «lampe» s'éteindra par manque d'huile.

En novembre, une ère nouvelle va s'ouvrir sur des horizons modernes et européens. Nous nous devons de saisir l'occasion pour rénover nos structures pour affronter le troisième millénaire. Ces dernières années pour lesquelles, je ne formule aucune critique, m'obligent à constater une administration extrêmement lourde pour la gestion de la FNIH : un bureau fédéral, un directoire, un conseil national, un conseil d'administration de cent membres, un conseil fédéral, des création permanentes de commissions, des représentations tous azimuts ...

Tout cela n'a pas fait se développer davantage les résultats mais par contre a été extrêmement pesant pour notre trésorerie.

J'ai toujours dit et le clame encore bien fort aujourd'hui : «il faut donner davantage de pouvoir à nos régions».

Les régions sont importantes elles le seront davantage demain. Déjà certaines ont donné les preuves de leur capacité.

La FNIH doit être dirigée :

1) Par un bureau fédéral : le président et le vice-président qui vont être élus en septembre, les présidents et vice-présidents de branches qui seront élus en novembre par les assemblées générales de chaque branche, démocratiquement. Ces élus doivent être, avant tout, l'émanation du «peuple».

2) Par un conseil d'administration qui devra être formé par tous les présidents des régions et les présidents nationaux, bien sûr.

3) L'assemblée générale comportera tous les présidents départementaux.

4) La commission des finances qui doit permettre à notre FNIH d'être une «maison de verre», comme je l'ai toujours dit, lorsque j'étais président.

Je persiste à croire, qu'avec une structure plus allégée, mettant en valeur les régions et les départements, vous arriverez à faire une action mieux comprise plus efficace et moins onéreuse.

N'oubliez surtout pas que la force de la FNIH, c'est l'adhérent de base.

Plus ils seront nombreux et plus grand sera le poids politique et économique que nous représenterons, mais que les pouvoirs publics paraissent toujours ignorer.

Dans l'attente de lire vos programmes pour me permettre de confronter mes idées avec les vôtres,

je vous prie de croire, chers présidents, en mes plus sincères amitiés.

Alphonse Roustan

Président honoraire de la FNIH



L'HÔTELLERIE n° 2517 Hebdo 3 juillet 1997


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