Actualités


Restauration

Lyon

Nouvelle stratégie pour Hippopotamus

Une meilleure implantation en province (ouvertures de Rennes en octobre et de Lyon entre novembre et janvier) et le recours à la franchise (avec le CNIT de Paris/La Défense pour une ouverture en septembre) seront les deux axes de développement de la SNC Hippo Gestion et Cie qui a réalisé un chiffre d'affaires supérieur à 400 MF en 1996.

A Lyon, peut-être en fin novembre, mais plus sûrement début janvier (1), l'ouverture d'un Hippopotamus constituera une «première» attendue depuis longtemps. Sans doute le groupe s'est-il interrogé sur l'échec répété de quelques «concepts nationaux» entre Rhône et Saône (2) et a-t-il longtemps prospecté avant de fixer son choix.

Mais en optant pour «Le Savoy», idéalement placé rue de la République au coeur de la presqu'île, il a pu avoir le sentiment d'avoir déniché le lieu idoine pour un restaurant de 150 à 160 places avec une superbe terrasse sur la rue piétonne, où l'ambition avouée sera de réaliser 400 couverts/jour avec un TM de 115/120 francs.

Longtemps dirigé par Roger Vuillermoz -qui vient de disparaître-, «Le Savoy» est aujourd'hui la propriété de René Grumel. C'est donc avec ce négociant en vins de l'Ain, qui possède également l'hôtel Mercure de Saint-Maurice de Beynost, que Hippo a signé un compromis de vente.

«En fonction des problèmes administratifs à résoudre, nous espérons l'ouverture du restaurant avant la fin de l'année», précise Pierre Cassagne, directeur général de Hippo, qui évoque un investissement global de 5 à 6 MF pour l'achat du fonds et les travaux (il n'y a jamais d'achat des murs).

Après Saint-Etienne, Nice, Toulouse et Rennes dont l'ouverture est prévue en octobre prochain, Lyon sera donc la cinquième unité provinciale. «Lorsque Flo a racheté Hippo en février 1992, il n'y avait que trois exploitations en province. Nous avons observé la situation pendant deux ans avant de relancer le développement. Nous nous sommes alors concentrés sur le plus facile, c'est-à-dire Paris et la région parisienne. Notre absence de Lyon était donc davantage liée à notre stratégie qu'à un problème spécifique à cette ville», souligne-t-il (3).

Après l'Hippo de Cergy-Pontoise, celui de Trappes ouvrira ses portes en juillet. Quelques semaines avant l'Hippo du CNIT où une franchise a été signée au début de l'année...

«Cette formule est un axe de développement intéressant, admet Pierre Cassagne. Lors de la reprise du groupe, il existait une franchise à Paris, avec le groupe Forest-Hill pour l'Aquaboulevard. Nous en avons signé une autre en 1966 à l'aéroport de Roissy II et aujourd'hui, notre choix est d'intégrer la franchise, parallèlement au développement propre.»

J.-F Mesplède

(1) En fonction des aménagements prévus, il sera peut-être nécessaire de déposer un nouveau permis de construire, ce qui demanderait davantage de temps.

(2) L'éclatante réussite de «Pizza Pino» est une exception. Dirigé par Gaspard Nowak, l'établissement de la rue Edouard Herriot «tourne» à 1.350 couverts/jour de moyenne (avec des pointes à 1.900) avec un TM entre 70 et 75 francs. Un chiffre d'affaires de 34,5 MF est annoncé pour 1996 !

(3) Avant l'ouverture de Cergy-Pontoise, le groupe Hippo comptait 23 établissements (15 à Paris, 5 en région parisienne et 3 en province) dont 2 en franchise pour un chiffre d'affaires total supérieur à 400 MF. Avec les ouvertures de Cergy, Trappes, le CNIT, Rennes et Lyon, il sera donc à 28 restaurants à la fin de l'année.

Le Savoy rue de la République, futur Hippopotamus de Lyon.



L'HÔTELLERIE n° 2511 Hebdo 22 mai 1997


L'Application du journal L'Hôtellerie Restauration
Le journal L'Hôtellerie Restauration

Le magazine L'Hôtellerie Restauration